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Auberge
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Shala
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Joined: 23 Jan 2007
Posts: 391
Classe: Majibushi
Race: Oni

PostPosted: 08/03/2007 15:47:14    Post subject: Auberge Reply with quote

La seule et unique auberge de Shàng Xián est plus réputée pour sa cuisine "marine" que pour son confort. Ca n'empêche pas les visiteurs de s'y amasser, faisant le bonheur de son propriétaire.
Comme la plupart des bâtiments de la ville, l'auberge se trouve en bord de mer, et fait face au port.
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Xan
Empire Shuò

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Joined: 08 Mar 2007
Posts: 31
Classe: Zhàn Shì
Race: Humain
Camp: Empire Shuò
Grade: Soldat Shuò
Niveau: 7

PostPosted: 10/03/2007 00:02:51    Post subject: Auberge Reply with quote

[Pathétique. x) Mais c'est tard, suis fatigué, et pis c'est qu'une intro. J'etofferai dans les suivants.]


Encore un. Puis un autre. Et encore un. Il avait bu combien de verre jusqu’à maintenant ? Va savoir. En tous cas, il ne semblait pas s’en émouvoir. Il restait au comptoir, à boire comme un trou, sans même vaciller, et son regard passait de table en table, l’air concentré. Plusieurs personnes eurent l’air gêné devant ce regard insisté et détournèrent le regard, comme effrayés. C’est alors qu’elle apparut. Une jeune est jolie serveuse sortit des cuisines, un plateau sur lequel étaient posé une demi douzaine de verres dans les mains. Elle passa près de lui, l’effleura, alla jusque une table plus loin, posa ses verres et revint. Le jeune homme à la longue chevelure noire poussa son verre vers son voisin, lui lançant simplement : « cadeau », et leva bien haut la main, espérant attirer l’attention de la serveuse.

« Mademoiselle ! J’aimerais être servi s’il vous plaît.
-Mais vous êtes au comptoir, monsieur.
-Ah oui, mais ce serveur chauve et moustachu de deux mètres de large est loin de posséder la beauté qui est votre, et je préfèrerais de loin votre service au sien. »

Apparemment flattée, la serveuse s’approcha. Le serveur, lui, était rouge de colère. Il frappa du poing sur le comptoir juste devant Xan. Les verres en tremblèrent jusqu’au bout de la planche en bois. Plusieurs têtes se tournèrent. Xan restait fixé sur la serveuse.

« Alors comme ça, mon service ne te convient pas, gringalet ?
-Tu permets, je parle avec la dame, là. »

Le guerrier avait jeté un regard de mépris profond vers le serveur, comme un adulte qui demande à un enfant d’aller jouer ailleurs pendant qu’il s’occupe d’affaires de grandes personnes. Cependant, lorsqu’il se tourna vers cette jeune serveuse, un grand sourire engageant s’afficha sur ses lèvres et y resta accroché.

« Alors, jeune fille, comment vous appelez-vous ?
-Et bien… Shina.
-Comme c’est joli ! Et il vous va si bien !
-Hé ho ! Tu m’écoutes ? Je te parles microbe !
-Vous êtes vraiment magnifique, Shina.
-Euh… Merci monsieur.
-Que diriez vous si je prenais une chambre ce soir, et que vous et moi…. *Paf !* Aïeuh ! Mais ça fait mal ! »

La main de la serveuse s’était abattue violemment sur sa joue. Elle retourna en cuisine, l’air fâchée. Et zut. Les filles des villes semblaient un peu plus futées que celles des villages. Mais ça n’était tout de même pas la première fois qu’il se prenait une gifle. Loin de là. Il ne se découragea pas et décida d’aborder une autre jeune femme, s’étant assise à deux sièges d’écart de lui au comptoir, en entrant quelques secondes plus tôt dans l’auberge. Elle semblait un brin énervé. Songeant qu’il pourrait en profiter, le dragueur s’approcha et commença une phrase :

« Bonsoir, que fait une si jolie fille dans un endroit comme… *Crac !* Mais euh ! »

Cette fois, un verre s’était brisé sur le haut de son crâne. La jeune femme se leva et alla jusque une table où elle s’assit, jetant un dernier regard noir à Xan. Ce dernier se massait la tête, se demandant ce qu’il se passait ce soir. D’habitude, il avait quand même plus de succès que ça. Ca ne devait simplement pas être son jour. Un peu renfrogné, il se tourna vers le bar et demanda un autre verre au serveur. Ce dernier en parut choqué. Etrange. Comme si le fait d’avoir été traité d’obèse chauve et moustachu ne lui avait pas plut et qu’il ne voulait, en conséquence, servir celui qui l’avait soi disant insulté. Il ne se gêna pas pour le faire aimablement remarquer à cette même personne d’ailleurs.

« Non mais tu te prends pour qui, toi ? Tu m’insultes et tu veux que je te serves ? Sors de là tout de suite ! Ou j’appelle la garde.
-C’est ça, c’est ça, répondit Xan avec un sourire moqueur. N’empêche que je t’achète plus de verres que trois de tes clients, alors si tu veux voir la couleur de la monnaie, sers moi. »

Le gros moustachu sembla réfléchir un petit moment avant de se décider. Finalement, mieux valait laisser son honneur de coté, du moment qu’il faisait plus d’argent. Du coté de Xan, il s’agissait à présent de trouver un moyen de sortir sans payer la note. Il avait encore de quoi régler ses dettes, mais il n’avait pas la moindre envie de débourser une telle somme d’argent. Il se gratta négligemment le menton, réfléchissant. Ne trouvant rien pour le moment, il ne songea à rien de mieux que de continuer à boire, pour avoir une excuse de reculer la moment de l’addition.
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Xiang Inari
Empire Shuò

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Joined: 11 Mar 2007
Posts: 27
Classe: Zhàn Shì
Race: Humain
Camp: Empire Shuò
Grade: Soldat Shuò
Niveau: 7

PostPosted: 15/03/2007 16:14:53    Post subject: Auberge Reply with quote

Quelle heure était-il ?Elle n’en savait strictement rien. Quel jour était –on ? Eh bien même cela elle ne le savait pas. Assise seule à une des nombreuses tables de l’auberge de Shàn Xian, presque affalée dessus en fait, son avant- bras droit était négligemment posé à côté d’une assiette vide, qui auparavant était remplie de succulents mets à base de poisson et autres petites bébêtes provenant de la mer et qu’elle s’était empressé d’engloutir affamée qu’elle était plutôt, Inari regardait curieusement les gens encore présents dans l’auberge, tout en jouant avec le petit verre de sake froid qu’elle avait commandé après le repas.

L’estomac désormais plein, la sensation de faim ayant totalement disparue, la jeune femme pouvait maintenant regarder avec plus d’intérêt l’auberge dans laquelle elle était entrée.
Bah en fait il s’agissait d’une auberge comme les autres… certes plus grande que la moyenne au vu de la position stratégique qu’occupait la ville portuaire de Shàng Xian, enfin bref inutile de s’étaler sur le sujet, elle n’était pas la pour faire un guide culinaire avec critiques de toutes les auberges de l’empire Shuo, quoique, ce travail ne lui déplairait pas tant que ça… voir les patrons des dits établissements se mettre en quatre pour vous et surtout ne pas payer les consommations… Ouai se devait être pas mal, mais bon, aussi gourmande qu’elle était, manger à longueur de journée et tous les jours, à part devenir aussi gros qu’un ours, et même plus rond, ça n’apportait rien et rester assise à longueur de temps, hyperactive comme elle l’était ça la rendrait folle, de ce côté-là, Inari était très contente de la voie qu’elle avait choisie.

Jetant un coup d’œil a ses deux sabres Jian qu’elle avait posé sur la banquette à côté d’elle, Inari sourit, oui, le voie militaire lui plaisait beaucoup, même si elle se prenait souvent la tête avec son instructeur, pas de sa faute à elle ce qu’il enseignait était trop basique et qu’on commençait à piquer du nez dès qu’il ouvrait la bouche , ceci est bien sur une référence à sa qualité d’orateur qui est pour le moins inexistante, et non à son haleine, bien que ajoutée l’une à l’autre cela donnait un subtil cocktail soporifique et toxique, mais il ne fallait surtout pas y faire allusion au risque de s’en prendre plein la face chose durement vécue par Inari qui, évidemment, ne s’était pas privé de faire remarqué au dit instructeur que le bain de bouche augmenterait sans doute les chances de voir ses recrues avec le sourire plutôt qu’en train de tirer une tronche jusque par terre, et encore elle s’était retenu d’ajouter que sa sale tête y était aussi pour quelque chose, enfin bref, après un engueulement en règle avec la bouche de l’instructeur à à peine cinq millimètres de son nez, la jeune fille avait écopée de la corvée de patate pour tout le camp, bof ça l’avait pas tellement gênée.
Une serveuse s’approcha d’elle et la fit sortir de sa rêverie en lui demandant tout en débarrassant la table de l’assiette vide et des baguettes qui étaient posées dessus :


« Comptez-vous rester pour la nuit ? »

Regardant alors la serveuse dans les yeux, avec un regard interrogateur, la jeune femme réfléchit à la question.
Le voyage qu’elle avait entreprit pour venir jusqu’ici l’avait complètement lessivé, d’où sa perte de conscience de l’heure et du jour qu’il était.
Elle était parti il y a de ce là quelques jours d’un des nombreux petits villages de l’empire Shuo, en tant que soldat, elle devait escorter un convoi d’elle ne savait plus trop quoi jusqu’ici, on lui avait proposé un cheval, mais Inari avait répliqué qu’elle préférait marcher et que si ils devaient se hâter, elle monterait dans une des carrioles, elle avait gardé un mauvais souvenir de sa première balade à cheval dans la forêt, pas qu’elle était mauvaise cavalière, loin de là, mais désormais elle considérait que monter à cheval lui portait la poisse… Elle l’avait vite regretté… à peine parti le ciel s’était couvert d’épais nuages et une averse comme il n’en y avait encore jamais eu, se déversa et au plus grand dam des voyageurs, dura tout le voyage, les faisant avancer dans des plaines devenues marécages et le mouillant jusqu’à l’os malgré leur épaisse cape, d’ailleurs ces dernières devenaient vite un lourd fardeau dès qu’elle étaient gorgées d’eau. Bref, c’est donc trempée, exténuée et affamée que la jeune fille était arrivée dans l’auberge.
Une serveuse lui avait gentiment pris ses affaires, or ses sabres qu’elle avait gardé avec elle, pour les mettre dans une pièce près du feu pour les sécher et lui avait passé une serviette pour qu’elle se sèche les cheveux et lui avait proposée une table près de la cheminée de la salle centrale, table sur laquelle elle était désormais affalée


« Mademoiselle ? »

Voyant le regard quelque peu perdu de sa cliente, la serveuse avait froncé les yeux en signe d’interrogation, ressortant à nouveau des ses rêveries Inari se racla la gorge avant de répondre

« Euh, je ne me suis pas encore décidée, désolée »

« Ce n’est rien, faites moi signe lorsque vous vous serez décidé. »

Faisant un signe de tête agrémenté d’un sourire pour dire à la serveuse que c’est se qu’elle fera, Inari bu une gorgée de son sake avant de reprendre la contemplation des lieux.
C’est alors que le claquement caractéristique d’une main qui avait violement rencontrée une joue résonna dans la grande pièce.
Se retournant pour voir le malheureux qui s’était pris la gifle, Inari vit le dit homme au comptoir, une serveuse lui tournant le dos et s’éloignant rageusement vers les cuisines. Inari ne put s’empêcher de sourire aux faits.
L’homme ne s’avoua pas vaincu et fonça tout de suite sur une autre proie, il n’aurait pas du… cette fois-ci ce fut un verre qui s’abattit sur son crâne, cette fois-ci Inari ne put s’empêcher de s’esclaffer, mais se retint tout de même de le faire trop bruyamment ne voulant pas attirer l’attention, c’était tellement pathétique… Les hommes étaient vraiment stupides, enfin, les filles qui faisaient pareil n’étaient pas mieux voir pire et Inari en avait horreur, elles la dégoûtait.
Le dragueur voyant qu’il n’avait pas de succès ce soir retourna a son premier amour de la soirée, la boisson, bon fallait admettre qu’il était pas laid, même beau avec ses long cheveux noirs…Secouant la tête pour penser à autre chose, Inari retourna vers son propre verre, c’était pas el moment de penser à ça, puis les garçons ne l’avaient jamais vraiment attirés…
Buvant le reste de son sake, la jeune femme réfléchit à la question que lui avait posée la serveuse tantôt.
Allait-elle restait pour la nuit ? La question était plutôt, avait-elle assez d’argent pour payer la chambre en plus du repas et des consommations ?
La réponse elle l’avait déjà… et le plan pour y remédier elle l’avait déjà aussi en tête, aussi jeta-t elle désormais des coups d’oeils aux clients de l’auberge, prête a mettre son plan en œuvre…

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Inari
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Xan
Empire Shuò

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Joined: 08 Mar 2007
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PostPosted: 16/03/2007 17:55:57    Post subject: Auberge Reply with quote

[Désolé pas inspiré, en ce moment... Faudrait qu'on parle de la suite, histoire de rendre ça un peu plus intéressant qu'une simple discution dans un bar. ^^]

Le jeune homme était toujours accoudé au bar. Bon. A présent, c’était certain, il n’avait plus de quoi payer ce qu’il avait bu. Peut-être avait-il été stupide. Mais il avait finalement un plan. Prendre une chambre et sortir par la fenêtre. Bien sûr, cela supposait qu’il y avait une fenêtre dans la dite chambre. Ce qui n’était pas une certitude. Le guerrier s’étira, et soupira, se redressant un peu sur son tabouret. Il était peut-être temps de rationner sa dose quotidienne d’alcool. Ou de trouver du travail. Xan se mit immédiatement à penser à des montagnes d’or sous le corps inerte d’un énorme Dragon. Mouais, ce ne serait pas pour tout de suite. Le jour où il parviendrait à vaincre une de ces bêtes n’était pas arrivé. Il se gratta l’arrière du crâne et songea à ce qu’il pourrait faire à la place. Il y avait bien entendu l’option de l’armée officielle. Mais c’était d’un ennui… suivre les ordres, effectuer la mission demandée sans en déroger, et revenir recevoir la récompense… Mouais, devait y avoir autre chose. Bon il y avait aussi les missions pour particuliers. Là, il y avait plus de chance de tomber sur quelque chose d’amusant. Le problème, c’était qu’on pouvait tout aussi bien aller chercher les poules égarées du fermier du coin. Pas très folichon, tout ça.

Le mieux aurait été de trouver un groupe d’aventurier pour partir en quête d’un quelconque objet légendaire ou magique, qu’ils pourraient revendre un bon prix. Ils combattraient des monceaux de monstres plus forts les uns que les autres et… Euh… Il se remettait à divaguer là. Se concentrer sur un autre moyen de gagner de l’argent. Le mieux était d’aller voir un particulier. Au moins, il y avait une petite chance de tomber sur quelque chose d’intéressant. Et puis, au pire, il pouvait trouver autre chose pour s’amuser. Comme son manque actuel d’argent, par exemple. Un sourire s’étira sur ses lèvres. Il y avait peut-être moyen de s’amuser ce soir même. Mais il valait mieux attendre que la salle se désemplisse. Qu’il y ait moins de chances de se faire attraper, quoi. D’ici là, il était condamné à l’ennui. Peut-être ferait-il mieux de prendre une chambre finalement. Il irait dormir et s’en irait au matin. Mais il n’avait pas sommeil pour le moment. Il se contenta donc d’observer tour à tour chaque personne du bar. Des pochtrons, des ivrognes, des voyageurs fourbus, des personnes seules et mystérieuses, quelques unes ne semblant pas vraiment humaines, sous leur longs manteaux et leur grande capuches… (Non, pas forcément noir, contrairement à ce que l’on croit, plusieurs monstres aiment se promener en rouge, ou en vert. Cela leur rappelle le sang de leurs victimes. Ou leurs restes moisis. Pas très poétique, mais néanmoins réel.)

Bon, à part ça, rien d’intéressant. Ah si, peut-être en fait. Cette jeune femme là-bas. Elle était presque allongée sur sa table. D’après ses vêtements, et particulièrement ses sabres, elle semblait être une guerrière. Xan était presque certain que c’était elle qui avait rie lorsqu’il s’était fait écraser un verre sur le crâne. Et bien… Ca pourrait peut-être être un début de distraction. Le guerrier finit son dernier verre, indiqua au barman qu’il n’allait pas bien loin, et se leva. Lentement, il traversa la salle jusqu’à la table où se trouvait la jeune femme en question. Il s’assit en face de cette dernière, et afficha un sourire aimable.


« Je suis ravi d’avoir pu vous distraire, même si pour moi ce ne fut pas aussi drôle. J4espère qu’en échange, j’aurais droit à un brun de conversation ? »

Il fixa son regard gris acier dans celui de la jeune femme, et s’apprêta à dire quelque chose, lorsque la voix du patron retentit dans l’auberge. Xan ferma un moment les yeux ennuyé, lorsqu’il entendit :

« Hé ! Le chevelu ! Mon fric ! Il est où ?
-Qui t’as dit que j’avais finit de boire, répondit le jeune homme, en affichant de nouveau un visage souriant et sûr de lui.
-Le nombre inhumain de verre que t’as laissé !
-Ce n’est pas parce que tu bois comme une fillette que c’est le cas de tout le monde, crâne luisant !
-Change de ton, ou je te fais sortir d’ici à coup de botte là où je pense.
-Si tu me vires, je n’ai plus aucune raison de payer… »

Le patron se tu, grommelant. Dommage. Le Zhan Shi aurait presque aimé être escorté jusque la sortie. Il se replaça face à son interlocutrice, affichant son plus beau sourire.

« Xan, dit-il en tendant la main. Soldat de l’Empire. Du moins officiellement. Puis-je connaître votre nom ? »

Il affichait toujours ce même air aimable et confiant. Pas besoin de lui faire peur.
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Xiang Inari
Empire Shuò

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Joined: 11 Mar 2007
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PostPosted: 18/03/2007 17:46:51    Post subject: Auberge Reply with quote

Un sourire carnassier, un regard de prédateur près à bondir sur sa proie, les muscles bander, le tout exprimant une attitude légèrement stupide, enfin bref, c’était le moment où jamais !
La jeune femme allait se jeter, enfin façon de parler, sur sa proie, lorsqu’une ombre passa devant elle attirant son attention et coupant court à son élan. Inari tourna la tête pour voir de quoi il s’agissait et son regard tomba alors sur le dragueur malchanceux qui s’était pris deux magnifiques vents plutôt, et flûte… il a fallut qu’il se rabatte sur elle désormais…Qu’avait-elle fait au ciel pour mériter une chose pareil ? En plus il foutait son plan pour se faire du fric et pouvoir quitter tranquillement l’auberge à l’eau…
S’asseyant en face d’elle et affichant un sourire aimable, ils ‘adressa alors à elle :


« Je suis ravi d’avoir pu vous distraire, même si pour moi ce ne fut pas aussi drôle. J’espère qu’en échange j’aurais droit à un brin de conversation ? »

L’homme fixa alors son regard couleur ciel couvert d’épais nuages annonçant des pluies diluviennes et ne laissant filtrer aucuns rayons du soleil, dans ceux couleur émeraude d’Inari.
S’en suivi alors le court dialogue entre le patron de l’auberge et le dragueur. L’homme aux longs cheveux noirs gagnant à nouveau la confrontation en « menaçant » de ne pas payé s’il venait à être viré à coups de coups de pieds aux fesses, ou ailleurs, reporta son attention sur la jeune guerrière qui ne l’avait toujours pas quitté des yeux, en le regardant d’une manière signifiant clairement qu’elle réfléchissait à un moyen de le mettre à mal dans les instants qui suivaient.
N’ayant manifestement pas remarqué, ou niant simplement l’expression de la jeune femme, l’homme se rassit et se présenta à elle en lui faisant son plus bon sourire inspirant la confiance et l’amabilité, et lui tendit la main. Pour toutes réponses à sa présentation, Xan, car c’est ainsi qu’il disait s’appeler, eut droit à un regard de tueur au tison et une mine pas très gaie venant d’Inari. Celle-ci le fixa de cette manière pendant quelques minutes avant de daigner lui adresser la parole.


« Vous venez de faire tomber mon plan à l’eau… »

Fusillant le soi disant soldat de l’empire du regard, elle s’était exprimée avec une voie froide et cinglante, ce qui n’était pas bon présage… L’homme ne faisait que gagner des mauvais points auprès d’Inari, déjà qu’elle n’aimait pas beaucoup les alcooliques Don Juan qui se prenaient pour des Apollons alors que ce n’était pas le cas… enfin là il fallait admettre que Xan était loin d’être laid comme elle l’avait pensé plutôt… Dommage qu’il ai fait foirer son coup, à la rigueur pour le reste elle aurait zappé, mais bon…
Puis sans crier gare, Inari laissa sa tête tomber sur la table ce qui fit un joli « POF » et soupira bruyamment en se la mentant.


« Qu’est-ce que j’ai fait au ciel pour qu’il m’arrive un truc pareil ? »

La jeune femme resta ainsi pendant un petit moment laissant son interlocuteur penser ce qu’il voulait, de toute manière elle s’en fichait. Puis, à nouveau sans crier gare, elle se redressa brusquement en serrant les poings comme pour s’encourager.

« Aller faut pas se laisser abattre ! La soirée est pas finie ! »

Inari frappa alors doucement dans ses mains et s’apprêtait à prendre son verre en main lorsqu’elle se rappela que ce dernier était vide depuis un petit moment. Faisant une petite moue, elle jeta à nouveau des coups d’œil aux clients de l’auberge, à la recherche d’une nouvelle proie puisque celle qu’elle avait débusqué plus tôt s’était volatilisée, tant pis, des pigeons s’étaient pas ça qui manquaient, surtout à cette heure tardive de la soirée. Affichant à nouveau le sourire qu’elle avait tantôt, la jeune femme se le va, elle avait trouvé le pigeon idéal. Se rappelant soudainement qu’elle n’était plus seule à table, elle se tourna vers Xan pointant son index sur lui comme une mère qui réprimandait ou ordonnait quelque chose à son gamin.

« Quoiqu’il arrive vous bougez pas d’ici ! Compris ? Commandez à boire, faites s’que vous voulez mais surtout rien en rapport avec moi ! … Et gardez mes sabres… »

Ceci dit, la jeune femme se dirigea vers sa pauvre victime, passant devant une table sur laquelle était affalée une personne, enfin Inari ne su dire de qu’elle race était ce client…Bref, voyant qu’il, ou elle, dormait à poings fermés elle prit la chopine encore remplie au trois quarts, elle zyeuta aussi pour voir s’il y avait une éventuelle bourse à dérober mais elle ne vit rien, dommage…
La jeune guerrière tira alors un peu sur sa tunique pour dénuder son épaule et marcha en titubant légèrement vers sa victime, un pauvre bougre qui picolait tout seul et n’avait pas l’air très joyeux. Qu’a cela ne tienne ! Inari était là désormais ! Se laissant tomber à côté de lui en lui rentrant carrément dedans, elle posa sa chope sur la table et regarda le dépressif, mouais y avait de quoi…Enfin bref, prenant un petit air minaudant et faisant tourner la tête du dit dépressif vers avec son doigt, elle dit :


« Tu m’as l’air bien seul à cette table toi… dis-moi ça te gênes pas que j’te tienne compagnie ? »

Comprenant à peine ce qu’il lui arrivait, l’homme, environ la trentaine, fronça les sourcils puis bégaya quelque chose. Super ! Il était déjà bien imbibé, la tâche n’en sera que plus simple. Voyant qu’il allait répondre quelque chose, Inari le prit de cours.

« Génial ! Je dois dire que moi aussi je me sens seule en ce moment et que je n’aime pas boire toute seule dans mon coin, c’est plus drôle à deux tu trouves pas ? »

En disant cela, Inari avait pris le même ton minaudant qu’auparavant en y ajoutant une petite touche de sensualité ainsi que le timbre caractéristique d’une fille bourrée et se colla un peu plus à l’inconnu, oula… sentait pas la rose le bougre… Une légère expression d e dégoût apparu sur le visage de la jeune femme, mais celle-ci fut vite chassée par un petit sourire niais qu’elle adressa au soûlard avant de prendre sa chope et de boire une gorgée de ce qu’elle contenait, elle la reposa sur la table et s’humecta sensuellement les lèvres avant de tourner la tête pour qu’il ne la voie pas faire une grimace d’écœurement, elle ne savait pas ce qu’il y avait dans la chope mais c’était fort, amer, et dégueulasse, au moins maintenant elle le savait pour la suite de l’opération et elle espérait qu’elle ne devrait pas finir la chope…
Reprenant l’air idiot des filles facile qu’elle arborait avant, elle se tourna à nouveau vers l’étranger.


« Alors dis-moi… C’est quoi ton petit nom ? Moi c’est Biiru, veut dire bière a s’qui paraît ! Marrant hein ! … Pas très causant toi… »

La jeune femme ne put terminer son spitch, que l’inconnu passa un bras dans son dos et l’attira plus vers lui, se retenant de tirer la tronche à cause de l’odeur du soudain sentiment de mal à l’aise qui la prit, Inari eu un petit rire.

« On préfère l’acte à la parole a s’que j’vois… Tu me plais mon tout beau. »

Les choses devenant un peu trop sérieuses au goût d’Inari, la jeune femme chercha ce pourquoi elle était venue parler à l’homme et jouer toute cette comédie, du regard. Après avoir regardé l’homme en entier son regard se posa enfin sur ce qu’elle cherchait. En effet, une bourse en cuir bien remplie à voir sa taille et sa rondeur, était accroché à la ceinture de sa victime, ce qui fit sourire la jeune fille, sourire qui disparu vite lorsque Inari pensa au moyen de la récupérer sans que l’homme ne sente quelque chose…
Bon bah… Elle avait pas trop le choix…
Prenant appui sur une de ses mains, elle s’assit sur les genoux de l’inconnu, passa sa main gauche sur le côté pour pouvoir décrocher la bourse et caressa le menton du dit homme avec sa main droite, en se redressant légèrement histoire de lui offrir une belle vue s’il baissait le regard, pas qu’elle ai une poitrine opulente, mais elle n’était pas plate comme une limande non plus…
Faisant mine de lui caresser le flanc avec sa main gauche, Inari commença défaire le **** de nœud hyper serré qu’avait fait l’homme pour accrocher sa bourse à sa ceinture et à voir la réaction de ce dernier il fallait qu’elle se grouille si elle ne voulait pas être victime de son propre plan…
L’homme se pencha alors peu à peu vers elle, a priori il était parti pour réclamer un baiser. Souriant toujours bêtement, Inari se pencha elle aussi mais vers l’arrière afin de retarder l’échéance au maximum, puis un léger bruit de ferraille se fit entendre, mais que l’homme ignora.
Inari repris alors son air normal avec un sourire triomphant sur les lèvres, elle posa sa main droite sur le torse de l’homme et le repoussa violemment contre le dossier de la banquette, elle passa rapidement sa main gauche dans son dos et fixa la bourse à sa propre ceinture avant d’infliger une superbe gifle à l’inconnu et de se relever précipitamment l’air furieuse et offusquée.


« Non mais !… Pour qui vous vous prenez ? »

« Un problème mademoiselle ? »Le patron de l’auberge venait de réapparaître, sortant de la cuisine

« Si j’ai un problème ? Si j’ai un problème ?! Cet homme vient me draguer pour me piquer mon argent et en plus s’est permis de me faire des attouchements, et vous me demandez si j’ai un problème ? Vous voyez pas dans quel état je suis ? »

Bredouillant quelque chose, le patron de l’auberge se dirigea vers le dit pervers qui trop imbibé n’eut pas le temps de réagir, l’attrapa par le col et le jeta dehors en lui criant de ne plus jamais poser les pieds dans son auberge avant de fermer violemment la porte et de revenir vers Inari en lui demandant d’accepter ses excuses de ne pas avoir remarquer un tel individu et de ne l’avoir foutu dehors plus tôt.
Ramenant à nouveau son haut sur ses épaules, la jeune femme accepta les excuses du patron et alla se rassoire en face de Xan, elle s’en voulait d’avoir agit ainsi et que le pauvre homme se soit fait mettre dehors ainsi, car après tout c’était lui la victime mais bon… C’était pour la bonne cause !


« Ca vaut bien du sake ça ! »

La jeune femme héla une serveuse lui demandant de ramener une bouteille de sake et un verre de plus pour Xan

« Désolée de vous avoir fait poireauter tout ce temps et du spectacle que je viens de vous offrir, ne croyez pas que j’agis ainsi tout le temps, c’est simplement en cas de force majeure vous comprenez… »

La serveuse revint alors avec la commande d’Inari et posa délicatement la bouteille de sake et le verre en face de Xan. Inari s’empressa de prendre la bouteille et de les servir avant de boire cul sec son verre, il fallait bien ça pour faire partir l’horrible goût qu’avait la boisson qui était dans la chope qu’elle avait empruntée.
Reposant son verre avec un petit sourire de satisfaction, la jeune femme laissa échapper un petit soupir avant de reposer ses yeux émeraudes sur Xan


« Je m’appelle Inari. »
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Xan
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PostPosted: 23/03/2007 16:18:19    Post subject: Auberge Reply with quote

[Désolé de t'avoir fais attendre si longtemps pour un truc aussi merdique. Mais bon, j'ai pas vraiment de temps pour écrire en ce moment. Vraiment désolé.]


Et bien… Ici aussi l’accueil n’était pas chaleureux. A la bienvenue de la jeune femme, Xan se contenta de fermer les yeux très fort, prenant l’air de quelqu’un à qui on vient de faire mal, avec tout de même un léger sourire. Ca ne dura qu’un instant, puis son air devint celui d’un homme ennuyé, toujours avec ce même sourire aimable. Il inclina légèrement la tête sur le coté, fixant toujours Inari dans les yeux.

« Je suis vraiment désolé. Je ne pensais pas vous ennuyer en m’installant. Si vous voulez, je m’en vais immédiatement. »

Mais son interlocutrice n’avait pas l’air de l’écouter. Elle laissa tomber sa tête sur la table, l’air complètement déprimée. Xan se contenta de l’observer, l’air amusé. Elle n’avait pas l’air en grande forme. D’après ses vêtements salis, elle venait de faire un long voyage. Peut-être pour le compte de l’empire. Ou peut-être pas. En tous cas, elle était plutôt amusante pour le jeune homme, qui appuya sa tête sur sa main, le coude sur la table, et resta là un moment silencieux, attendant simplement de voir ce qui allait se passer. Puis, soudainement, sa tête émergea de nouveau. Elle sembla regarder loin devant elle, comme si elle fixait un objectif précis, les poings serrés, et déclara que la soirée n’était pas finie, qu’il ne fallait pas se laisser abattre. Alors ça, c’était amusant ! Elle parlait toute seule ! Ou plutôt, elle semblait se parler à elle-même. Le sourire du guerrier devint plus amusé qu’aimable, sans se départir de ce petit brin d’amicalité tout de même. Il restait obstinément silencieux, et se contentait d’observer. La jeune guerrière se leva brusquement, distribuant quelques ordres à Xan, et marcha à travers la salle jusque un homme assit au bar. Le jeune homme à l chevelure noire ne bougea pas, comme elle le lui avait demandé. En aurait-il été autrement qu’il serait de toute façon resté à sa place. Cette fille là était bien trop amusante. L’homme accosté était un ivrogne qui puait l’alcool jusque la table de Xan. Peut-être avait-il bu autant, voir plus que le Zhan shi… Enfin, il fallait le faire tout de même.

Cette guerrière, donc, l’accosta avec un air qui avait tout de celui d’une fille de joie complètement pleine. Elle lui joua un petit numéro pour détourner son attention, et se saisit de sa bourse discrètement. Pas mal, dis donc. Xan, qui était un guerrier dont le style était plus basé sur l’adresse que sur le contact, était un habitué de ce genre de mouvements rapides et discrets. Bon, il devait admettre qu’il était plutôt ennuyé pour l’homme lésé… Surtout que celui-ci se fit rapidement mettre à la porte. Mais le spectacle en valait la peine. Lorsque la jeune femme revint avec la bourse, elle parut un peu plus affable. Elle s’excusa de son comportement, commanda du saké, et finit par se présenter. C’était donc Inari… Joli prénom qui sonnait comme une promesse d’amusements aux oreilles du guerrier. Il resta sur son air mi amusé, mi aimable, et para au plus important, soit vider rapidement son verre avant que sa généreuse hôte ne change d’avis. Puis il la fixa de nouveau, pour changer, tout en lui répondant.


« Le saké, c’est vraiment une bonne idée. Merci beaucoup, Inari. Quant à vos méthodes, ne vous inquiétez pas pour ça. Cet homme avait déjà bu un peu trop je pense. Ca lui servira de leçon. Et puis je suppose que jusqu’au moment où vous l’avez traité d’ivrogne voleur et pervers, il a apprécié votre numéro. »

Il agrémenta sa tirade d’un petit sourire en coin un peu plus amusé accompagné d’un léger clin d’œil, avant de reprendre :

« Très heureux de vous rencontrer Inari. Bon, je vais quand même essayer de ne pas trop vous angoisser. Je ne compte pas vous emmener dans ma chambre. J’ai eut mon compte de claques pour ce soir. (Petit sourire espiègle.) JE pensais simplement discuter un peu. »

Ce n’était pas tout à fait vrai, en fait. En effet, le guerrier ne tenterait pas de séduire la jeune femme. Cependant si une occasion se présentait d’elle-même… C’était différent.

« Alors, qu’est-ce qui vous amène dans le coin. Je pense que vous n’êtes pas de la région, vous vos bottes salies par ce qui semble être un voyage plutôt long. »
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Xiang Inari
Empire Shuò

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PostPosted: 01/04/2007 19:23:11    Post subject: Auberge Reply with quote

« Mouai… »

Ce fut le seul mot que pu entendre Xan sortir de la bouche d’Inari pendant un moment, et se fut lorsque ce dernier lui fît part de son avis sur le petit numéro qu’elle venait de jouer avec le saoulard nauséabond.
La jeune femme avait dit ce mot en faisant une petite moue car ce n’était pas le genre de chose qu’elle aimait faire, enfin bref, maintenant c’était fait, et ce qui est fait, et fait ! On ne peut plus revenir en arrière, il fallait assumer maintenant…
Pensant cela, la jeune Zhan Shi se resservit un verre de sake et le descendit aussi qu’elle l’avait rempli, puis écoutant d’une oreille distraite le soldat de l’empire Shuo assis en face d’elle, ne lui prêtant pas plus d’attention que cela, enfin, c’est ce que laissait paraître son attitude, Inari ouvrit la bourse qu’elle avait posé juste à côté d’elle, son visage s’éclaira d’un grand sourire lorsqu’elle en vît le contenu, toutes traces de regret envers le pauvre bougre qui avait été sa victime tantôt, semblait avoir complètement disparues, l’humaine mordit alors dans l’une des pièces pour s’assurer de leur authenticité, bah quoi ? Faut se méfier de tout à notre époque….
Maintenant assurée de leur authenticité donc, la jeune femme chercha une serveuse du regard, puis une fois une trouvée, elle lui fit un signe de la main pour lui demander de venir. Une fois proche, Inari s’adressa à elle :


« Se serait pour réserver une chambre pour cette nuit. »

« Sans problème mademoiselle, il nous en reste même une avec un lit double. »

« Lit double ? »

« Oui… Un lit commun… Pour deux personnes… »

La serveuse regarda alors Inari comme s’il s’agissait d’une bonne grosse campagnarde tout juste sortit de son trou perdu où le nombre de moutons était plus élevé que le nombre d’habitants. Inari quand à elle, regardait la serveuse comme s’il s’agissait de l’une de ces beautés sans cervelle, avec plus dans le soutif’ que dans le crâne.
Pourquoi prendrait-elle un lit double ? D’accord elle aimait bien s’étaler quand elle dormait, mais ça la serveuse n’en était certainement pas au courant, et même, un lit simple suffisait amplement, non, il n’y avait aucunes raisons à ce qu’e…
La jeune guerrière tilta alors, la présence de l’homme assit à la même table qu’elle lui était revenue à l’esprit. C’était donc ça… La cadette de la famille Xiang éclata alors de rire avant de répondre à la serveuse qui la regardait toujours bizarrement.

« Veuillez m’excuser, j’avais oublié qu’il était là… » dit la jeune femme en montrant Xan du pouce. « Non, des chambres simples feront l’affaires »

« Bien… »

[i] la serveuse s’en alla alors, pensant que tout compte fait, à voir l’état de la jeune femme et en sachant quel type d’homme était Xan, une chambre suffirait…
Revenant au dit homme en essuyant une larme qui était apparue dans le coin de son œil droit, lorsqu’elle riait Inari avait la larme facile, l’humaine daigna enfin accorder son attention sur le soldat.


« Z’ont l’imagination fertile ces serveuses… Vous et moi…Qu’est ce qui faut pas entendre ! »

La jeune femme avait dit cela d’un air amusé, se serait complètement puéril de prendre ça au sérieux, quoique… Même s’il lui avait assuré que l’amener dans sa chambre ne faisait pas parti de ses intentions, fallait se méfier… Parce que les hommes entre ce qu’ils disaient et ce qu’ils faisaient finalement, la différence était bien marquée. Mais d’un autre côté, Inari ne se jugeait pas faire partie des femmes dont le physique était si attirant, faut dire qu’elle se mettait pas en valeur non plus, quel intérêt ?
Se raclant la gorge, la jeune femme se servit un troisième verre de sake, à ce rythme elle allait se faire toute la bouteille si ça continuait ainsi, et vu son état de fatigue se serait pas une bonne chose…
Reposant son regard émeraude sur Xan, elle répondit enfin à sa question sur sa présence dans la ville portuaire.


« En effet je ne suis pas d’ici, j’viens d’un petit village près des montagnes de Jiao Long, mais c’est pas bien important.
Quand à l’état de mes bottes, c’est parce que j’ai du escorter un convoi venant de je sais plus trop où jusqu’ici et l’orage nous est tombé dessus en plein lieu découvert, et violent l’orage, du coup on s’en ai prit plein la tronche et malheureusement l’averse n’a pas cessé jusqu’à notre arrivée….
Encore heureux qu’on se soit pas fait attaquer, quoique…Ca aurait été moins morne… »


Disant cela, la jeune femme jeta un regard sur ses deux sabres, il lui semblait que cela faisait une éternité qu’elle ne s’en était plus servi, puis se rappelant que Xan aussi était un soldat Shuo, elle replongea ses yeux dans ceux de ce dernier.

« Et toi ? Qu’est ce qui t’a poussé à t’échouer ici et à te prendre des claques ? »

Inari était directement passé au tutoiement, son sens du respect comme vous avez du vous en rendre compte étant quelque peu sous développé, et puis, pour discuter, pas besoin de faire des manières.
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Inari
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Xan
Empire Shuò

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PostPosted: 18/04/2007 15:05:16    Post subject: Auberge Reply with quote

[J'crois que j'vais devoir m'excuser à chaque post. xD Nan sérieusement, je suis vraiment désolé de ne pas avoir poster plus tôt. J'ai eut quelques problèmes (dont une semaine d'absence et une formatage.) Mais ça se reproduira plus, parole de scout. =) (Je suis pas scout mais bon... xD)

Le jeune homme n’eut pas vraiment de réponse. Un simple « mouais » peu convaincu et convainquant sortit du bout des lèvres d’Inari. Et elle ne dit plus un mot. Malgré les questions que lui posa Xan, elle resta muette. Le Zhan shi attendit patiemment qu’elle veuille bien lui répondre. De toute façons, il avait tout son temps, et il songea qu’il valait mieux laisser la jeune femme se remettre de ses émotions, puisque apparemment, elle n’avait pas apprécié ce qu’elle avait fait. Au bout d’un certain temps, elle finit par héler une serveuse, dans le but de prendre une chambre. La serveuse en question en proposa une avec lit double. Ce qu’Inari ne comprit pas tout de suite. Puis elle posa un œil distrait sur Xan, et s’esclaffa. Ce dernier ne réagit pas, un peu étonné. Elle annonça alors qu’elle l’avait oublié. Et bien ! Ca faisait toujours plaisir. Le guerrier ne s’en offusqua pas pour autant et se contenta d’hausser les épaules lorsqu’elle affirma que c’était totalement ridicule qu’ils puissent être ensemble. Il ajouta à ça un sourire énigmatique, puis écouta lentement ce qu’elle lui raconta sur sa vie.

Donc, pas de long voyage, comme il le pensait, une simple escorte sous un orage. Et sans accroc apparemment. Le sourire de Xan s’étira un peu lorsque Inari dit qu’elle aurait préféré qu’ils se fassent attaquer. Lui-même était de ce genre de personnes. Il aimait le combat, et ne se lassait pas des duels. Ce fut à son tour d’être alors interrogé. Il réfléchit quelques secondes avant d’apporter une réponse.


« Et bien… J’ai quitté le cocon familial il y a quelques temps, et depuis je voyage en attendant qu’on m’assigne des ordres, ou en faisant un peu de mercenariat. Et j’ai choisis cette auberge par pur hasard. »

Il souriait toujours l’air aimable. Il ouvrit la bouche pour dire autre chose, mais la porte, derrière le bar, s’ouvrit à la volée, claquant, et laissant passer cinq personnes habillées tout en noir, de vêtements légers et serrés. Des ninjas. Des Orientaux. Ses épées se matérialisant presque dans ses mains, Xan faillit se lever, lorsqu’il remarqua le paquet du dernier. Une fillette, une dague sous la gorge. Les quatre autres portaient chacun un rouleau de parchemin. Les épées jumelles retournèrent au fourreau. Mieux valait attendre et voir. Sinon, l’enfant risquait d’en pâtir. Il jeta un bref regard à Inari. Elle semblait avoir eut la même réaction. Tous les autres clients du bar, eux, paraissaient trop ivres pour faire quoi que ce soit. Quoique… à bien y regarder, quatre ou cinq serraient les dents, et semblaient prêts à se jeter sur les arrivants. Mais ils devaient aussi penser au bien être de la petite fille. Le guerrier la regarda un instant. C’était une fillette ordinaire, en chemise de nuit, haute d’un peu plus d’un mètre. Les cheveux ébouriffés, les yeux écarquillés, elle semblait complètement horrifiée et abasourdie, comme si on l’avait enlevé en la réveillant brutalement, ce qui avait sûrement du être le cas. Le premier des ninjas à être entré dans la salle s’avança vers le patron, qui lui avait l’air plutôt… choqué. Oui, c’était le mot.

« Mais… Mais… qu’est-ce que vous faites ici ? Lâchez ma fille !
-Les rebelles ne recevront plus votre soutien, répondit le ninja. Votre petite organisation va être démantelée grâce à ce qu’on a récupéré. Si quelqu’un nous suit, elle meurt. »

Le patron de l’auberge se crispa soudain, et les ninjas s’en furent par la porte. Xan se leva immédiatement, alors que les personnes qui semblaient se retenir plus tôt en firent de même, et se précipitèrent sur l’aubergiste. Une dague était plantée dans son flanc gauche. Il articula faiblement, émettant la prière que quelqu’un sauve sa fille. Les autres s’affolaient autour de lui, et deux s’en furent chercher un médecin. Ils donnaient du « chef » à la personne allongée, mais aucun ne semblait vouloir poursuivre les kidnappeurs. Xan, qui saisit là une opportunité de partir sans payer la note, (et évidemment de sauver la fillette. Ne soyez pas médisant !) se tourna vers Inari et afficha un large sourire.

« Je suis désolé. Je dois y aller. A une prochaine fois j’espère. Vous rencontrer fut un plaisir. »

Il marcha tranquillement jusqu’à la porte qu’il referma derrière lui. Ses épées réapparurent dans ses mains, et son air devint soudain beaucoup plus sérieux. Plus aucune trace de sourire n’était affiché sur son visage. Ses sourcils étaient froncés et son regard glacé. Discrètement, tel un chasseur, il commença la traque de ses proies.


[En plus c'est pourri comme post. x)]
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Kuroi Sharenfan
Empire Shuò

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Joined: 13 Apr 2007
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PostPosted: 04/05/2007 01:58:20    Post subject: Auberge Reply with quote

Ombres dans la ténèbre... Ombres fugitives qui parcourent la noirceur du monde dans un objectif qui sera toujours innateignable, destinés à finalement tomber épuisés et disparaître. La suele source de salvation, la seule source de lumière était l'astre bienveillant qui veillait sur la nuit en guidant ses enfants vers le bon chemin: la Lune, mère et protectrice de l'Empire Shuo. Mais la Lune ne pouvait agir directement sur cette terre ravagée par le péché et la la haine. Elle devait aagir par l'intermédiaire de mortels, réceptacles de sa volonté immortelle. Des hommes et des femmes qui seraient à prêts à donner leur vie à l'Empire sans sourciller ou avoir une arrière-pensée. Les Si-Shou de l'Empire, ses protecteurs... Était-il devenu cela, un gardien de l'Empire Shuo? Depuis sa naissance, il voulait servir l'Empire, maintenir la paix, la tranquillité et la justice à leur place. C'était ce qu'on lui avait enseigné, ce qu'on lui avait appris à désirer. Mais ceux qui servent l'Empire à la lumière des regards de la Lune doivent être sans reproches, et cela n'était plus son cas. Il servirait à partir des ténèbres où il s'était lui-même jeté. Il ne pouvait pas vraiment tomber plus bas...

La silhouette sombre de l'homme qui répondait autrefois au nom de Kuroi Sharenfan courrait au milieu des ténèbres, sa longue cape grise de pèlerin volant au vent. Mais l'homme ne courrait pas comme le ferait un homme normal, non, loin de là. Il était trop agile, trop rapide et trop gracieux pour être un homme normal. Il courrait comme seul le font les gazelles et les autres animaux dont la survie dépend de la fuite, où tout est dans la vitesse. Mais de quoi s'enfuyait-il si vite, au milieu de Shang Xian, traversant les ruelles comme une flèche. Son visage était invisible, caché par son capuchon rabattu, mais si quelqu'un avait été assez proche il aurait pu voir que sur le visage du moine il n'y avait aucune émotion. Seul un calme inhumain, froid... Comme un homme dont les traits seraient seraient sculptées dans le roc, arborant une expression stoïque mais détachée, comme si plus rien en ce mond ene pouvait l'atteindre. Comme s'il avait arrêté de combattre le folt du destin et se laissait désormais porter par lui, la destination n'ayant plus une grande importance. Seul importait de continuer à marcher, quelle que soit la direction. Marcher et ne plus jamais regarder derrière soi, pour que les fantômes de son passé le laissent pour quelques instants se reposer. Même si le repos lui avait à jamais été arraché, en cet instant fatal où il avait commis son crime. Le même crime qu'il continuait à tenter d'expier chaque jour de sa vie, sans jamais vraiment espérer la rédemption. Les menottes de Kuroi cilquetèrent doucement alors qu'il sautait par-dessus une barrière, se dirigeant toujours plus vite vers le centre de la cité. Il le sentait... Le sentait qui s'apprêtait à traverser dans le monde des vivants... Ces monstres semblaient appraître de nulle part, nés uniquement pour semer la mort et le désespoir chez les hommes. L'ennemi ultime de l'Empire, bien plus que les Asahis assoifés de conquêtes ne l'avaient jamais été. Les Asahis étaient des hommes, là était la différence. Crtes, il étaient des hommes qui empruntaient une mauvaise voie, mais il restaient humains, avec une certaine raison et même leur amour de la bataille ne surpassait pas leur haine de la mort. Il restaient civilisés même si, comparé au plus petit paysan Shuo, leur empereur étaient un barbare. Mais les monstres, ces apparitions démoniaques sur lesquelles le Haut Clergé l'avait chargé d'enquêter, ils n'avaient pas de raison, pas d'humanité. Il n'y avait en eux que le désir de violence et de destruction, pas même une vague lueur de bien ou d'espoir... Et cela les rendait infiniment dangereux pour l'Empire. Ses supérieurs soupçonnaient une manoeuvre des Asahis pour garder l'Empire occupé pendant qu'ils s'occupaient eux-mêmes du Conglomérat Majikedamashii, mais les probabilités d'un tel complot étaient faibles, les mêmes fléaux apparaissant apparemment sur leurs terres. Peut-être n'était-ce que la manifestation extérieure de la pourissure de ce monde qui ne vivait que par et pour la violence? Où l'épée n'était plus, comme elle l'avait été autrefois, un moyen mais une fin?
Bah... Je ne dois pas penser de cette façon. Cela n'accélérera pas mes recherches de déprimer, et les recherches passent avant tout. Même ma vie, aussi inutile soit-elle.
Non, les apparitions devaient être le résultat d'une force extérieure. D'un camp qui n'avait pas encore révélé son jeu dans la grande partie que se livraient les puissances de ce monde. Une partie dans laquelle le poids des vies de milliers d'hommes ne pesait guère si un avantage pouvait en être tiré Une telle forme de violence dégoûtait le moine. La violence ne devrait être utilisée que pour protéger quelque chose contre la violence. Repousser les Asahis qui envahissaient était justifié. Mais envahir leur territoire, comme le prêchaient de plus en plus de conseillers au Palais Impérial, était une folie illusoire. Tuer des hommes du Continent Est ranimerait-il les morts des anciennes guerres? La mort de nouveaux soldats laverait-elle l'honneur des trépassé? Non, le sang ne lavait rien. Il tachait, tachait d'une façon qu'on ne pouvait pas enlever avec les onguents et savons les plus coûteux. Rien ne pouvait ramener les morts, rien ne valait la peine d'en causer de nouveaux. Les histoires de gloire sur le champ de batailles étaient des foutaises digne d'un emprisonnement à vie. Mais ce qu'il faisait était différent. Il protégeait l'Empire et ses habitants, traquait des monstres. C'était une tâche à laquelle il pouvait s'atteller de tout coeur sans souiller ce qu'il lui restait d'honneur et briser le dernier serment qu'il avait fait. Le serment qu'il tiendrait, quel qu'en soit le prix: plus jamais ses mains ne seraient des instruments de mort. Mieux valait mourir que de verser encore le sang avec elles, même celui d'un monstre. Mais qu'a cela ne tienne, il avait toujours ses pieds et se débrouillait très bien avec - du moins, jusqu'ici. Kuroi s'arrêta brusquement, comme si quelque chose avait attiré son attention. Il regarda les cieux où la les nuages entouraient la Lune sans parvenir à la cacher, repoussés par le vent. Un sourire de prédateur se dessina sur les lèvre du moine.

- La subtilité n'est pas votre fort, n'est-ce pas? Un enfant pourrait sentir une telle aura.

Fermant ses yeux, il se concentra sur l'éclair de haine, de rage et d'envie de meurtre qui était en train de se manifester, son esprit aiguisé recherchant des repères pour pouvoir localiser le monstre plus rapidement. Puis aller l'éliminer avant qu'il ne tue des innocents, comme il avait sans aucun doute l'intention de le faire. Ses lèvres blêmes se déserrèrent un instant, laissant échapper ce qui était à peine un murmure, presque un râle.

- À l'est... Tu es à moi, monstre.

Rabattant sa capuche d'un coup brusque, le moine courut vers un mur et sauta sur lui, l'utilisant comme appui pour sauter de nouveau et atterir sur le toit de l'autre côté de la rue d'un bond souple. Il repartit à la course, sa longue pèlerine volant derrière lui sous la lumière de la Lune qui ne semblait toujours pas céder aux nuages sombres. Comme l'Empire ne cèderait jamais à ses ennemis. Sautant de toit en toit comme une ombre parmi les ténèbres, le moine accéléra sa course, ne ménageant pas ses énergies. Il n'avait pas de temps à perdre avec de telles sottises, il sentait sa proie proche... Il la sentait respirer, la sentait exuder la rage, la haine, le chaos... L'amour immodéré de la violence, l'élan destructeur irrépressible. Une telle chose, au beau milieu de Shang Xian... Intolérable, absolument intolérable. Il fallait effacer de la surface du monde cette immondice au plus vite, pour qu'elle ne le souille pas plus qu'elle ne le faisait déjà en y arrachant une bouffée d'air à chaque seconde. Chaque instant où cette "chose" était encore vivante était un instant de trop. Le moine sauta d'un toit de tuiles et arriva sur une cheminée de pierre, ne remarquant qu'au dernier moment la forme sombre sur son côté gauche. ce furent ses vieux réflexes de guerrier qui lui sauvèrent la vie, le soustrayant à la lame de la créature qui se tenait sur le bord du toit, à quelques mètres de lui. On aurait dit la grotesque parodie d'un guerrier du continent Est, avec son kimono et sa longue katana. Les traits verdâtres étaient difficiles à distinguer et seulement vaguement humanoïdes, mais il était facile de voir que la créature n'avait pas de bouche. Dommage. Elle ne pourrait pas hurler sa rage et son impuissance alors que le moine la renvoyait dans l'enfer brûlant qui était sa juste place. L'attaque de ce qui ressemblait à une sorte de zombie avait été rapide et imprévisible, le moinde ne l'avait évité que de justesse. Et la cheminée où il se tenait deux secondes plus tôt était désormais fendue en deux... La chose était forte, indéniablement. Ce qui était assez étrange étant donné qu'elle n'avait pas de muscles apparents et semblait assez balourde, en contraste flagrant avec la rapidité inhumaine de son attaque. Des forces obscures étaient à l'oeuvre ici, cette créature était différente des monstres naturels qu'on retrouvait dans l'Empire depuis l'aube des âges. Intéressant. Le combat risquait d'être serré. Kuroi remonta son capuchon, dévoilant son visage paisible et serein. Pas indifférent, seulement... ailleurs. Comme s'il était déjà dans un autre monde et cela ne le dérangeait pas de mourir ou de souffrir dans celui-ci. D'un geste désinvolte, il jeta sa pèlerine sur la cheminée fendue en deux. Elle ne ferait que le gêner. La lumière de l'astre lunaire glissa sur lui, révélant sa simple chemise de coton blanc qui flottait légètement, ondulant sous le vent. Ses longs cheveux d'un ton verdâtre furent brièvement caressés par le vent. Une vision d'un autre monde, tout paix et douceur. Mais dans ses yeux brillait une détermination d'acier, et ses tibias étaient couverts de plaques d'acier noir. La voix du moine d'éleva, paisible, détachée.

- Dansons, monstre, puisqu'il doit en être ainsi...

Le zombie semblait être du même avis car il passa à l'attaque sans autre forme de procès, kanata levée, émanant de plus belle ses désirs de destruction et de ravage. Sa fendit l'air tiède de la nuit dans un sifflement morbide, visant l'abdomen de son adversaire. Mais à sa grande surprise le katana rencontra une plaque de fer sombre et ricocha vers la gauche avec une étincelle. Le moinde avait sauté et dévié l'attaque dun coup de pied. Toujours dans les airs, Kuroi enchaîna d'un coup de pied circulaire de l'autre jambe qui faucha la tête du zombie, l'envoyant voler. Mais la créature récupéra son équilibre et atterrit sur ses pieds, indemne. Le moine haussa un sourcil: elle était coriace, le coup aurait du faire plus de dégâts que cela. Il haussa les épaules d'un air fataliste: cela ne prendrait que plus de temps. Autrefois, son maître d'armes lui avait appris ce que son ancêtre avait dit du général asahi qui avait tenté d'envahir les terres ancestrales de leur famille: "S'il est fort, je le tuerai. S'il est faible, je le tuerai plus vite." C'était depuis la devise des guerriers de la famille Sharenfan, du moins le peu qu'il y avait eu. Son ancienne famille était des gens de paix qui abhorraient la guerre, mais lorsqu'ils étaient forcés à prendre les armes ils n'arrêtaient pas avant que le dernier ennemi ne baigne dans son sang. Le deuxième round commenca, inauguré par une seconde charge du zombie qui semblait plus que déterminé à faire couler le sang du moine qui lui résistait avec insolence. Un déluge de coups s'abbatit sur le moine, mais il réussissait toujours à le bloquer de justesse, ses plaques de métal rencontrant toujours le katana de son adversaire. Une lueur de triomphe passa dans les yeux dénaturés du zombie alors qu'il forcait de deux coups de pointe consécutifs à reculer puis tomber... Mais le moine, s'appuyant sur ses mains liées ensemble par ses grandes menottes d'acier, se leva sur ses mains et balaya l'ennemi d'un double coup depied circulaire, le premier rencontrant la lame mais le deuxième fauchant le zombie à l'estomac. Revenant sur ses pieds pendant que son adversaire titubait, le moine attendit le prochain assaut de son adversaire avec le même calme irréel. Certes, son adversaire avait une force et une rapidité inhumaines. Mais après ce qu'il avait fait, il ne rentrait plus dans la catégorie des hommes mais des monstres. Toutefois, le dernier assaut avait failli lui coûter la vie... Gagner par la simple force n'était pas possible, son adversaire le surclassait clairement: si son propre style de combat n'avait pas été aussi singulier il y aurait probablement déjà passé. Un demi-sourire se forma sur le visage de Kuroi. Alors il allait devoir improviser, une fois de plus. Ramassant sa cape de ses mains liées, il s'apprêta à la passer sur ses épaules sous le regard haineux de son adversaire qui repassa aussitôt à l'attaque, comptant exploiter le moment de distraction du moine pour mettre fin à son existence dérangeante. Un éclair sardonique passa dans les yeux de Kuroi qui jeta soudainement la cape au visage du zombie, qui s'empêtra dans le tissus. Le moine se concentra, faisant instantanément couler le Ki dans son corps puis le concentrant dans ses jambes, il recourut au Zieng Xian: l'énergie décuplait sa force physique. Une seconde plus tard son tibia rencontra violemment ce qui devait être le menton du zombie - mais c'était assez difficile à dire avec la pèlerine qui bougeait. Quoi qu'il en soit, l'ennemi recut le coup de plein fouet et fut propulsé violemment dans un mur de l'autre côté de la rue. La cape se sépara de lui au milieu des airs et Kuroi, sautant du toit où il se tenait, la ratrappa en descendant de ses mains menottées. D'un geste désinvolte, il l'enfila pendant que le monstre se relevait des décombres du mur qu'il avait défoncé. Le Zieng Xian avait été désamorcé dès que le zombie s'était "envolé", cette technique ayant la mauvaise habitude de consommer des quantités faramineuses de Ki lorsque utilisé en continu.

- Tel est pris qui croyait prendre, énonca doucement le moine. À toi l'honneur d'ouvrir cette passe, abomination.

Si le, zombie avait eu une bouche, Kuroi était prêt à mettre sa main au feu qu'il aurait hurlé de rage et de haine incontrôlables. L'étrange créature était désormais couverte de pousisère et de petit éclats de roche qui avaient pénétré son kimono en divers endroits. Sa mâchoire avait été défoncée, son cou devait être actuellement extrêmement douloureux. Tant mieux. Le gracieux ballet recommenca entre le moine et le monstre, la bataille se transportant de nouveua sur les toits au gré des parades et des attaques. Suite à une attaque particulièrement bien placée, le moine se ramassa une estafilade sur la joue, puis une blessure peu profonde sur son flanc droit. La créature semblait reprendre l'avantage, forcant le moine à toujours reculer plus loin vers le centre de la ville, le secteur des auberges. Le moine s'appuya soudain à une cheminée avec son pied gauche avant de se propulser avec vers le haut, arrivant par-dessus la tête du zombie. Un air de calme parfait sur le visage, le moine atterit sur des épaules puis enchaîna immédiatement d'un coup de talon sur la nuque qui le fit tituber vers l'avant. à la seconde où sa jambe revenait sur l'épaule du monstre, l'autre partait, s'écrasant violemment sur le visage de la créature et achevant de la déséquilibrer. Le zombie tituba et bascula passé le bord du toit. À la fraction de seconde où il arrivait au milieu des airs, Kuroi était au bord du toit. Il énonca calmement:

- Tsuki...

Sa silhouette enveloppée de gris devint floue et disparut en une fraction de seconde, le moine réapparaissant instantément dans le vide derrière le zombie. Une lame sortit de la pointe de son soulier et il décocha un violent coup de pied dans la nuque du monstre, la déchiquetant à moitié et le tuant instantanément dans une gerbe de sang. Il ratterit souplement sur ses deux pieds, le corps inanimé de son adversaire le suivant une seconde plus tard comme le signala un son mat.

- Hiiro, finit-il du même ton serein.

La "Lune Écarlate", technique qu'il avait inventée lui-même. Quelqu'un de bien préparé pouvait l'éviter, mais le zombie était sonné et en chute libre. Tant pis pour lui. La lame réintégra son soulier avec un léger chuintement alors que le corps du monstre se dissolvait lentement, comme le faisaient toujours ces monstres après leur mort. Une fois de plus, il avait été malchanceux: le monstre n'était pas doué de parole. Il ne pouvait donc pas lui indiquer qui l'avait envoyé, ce qui enlevait son importance au combat. Kuroi allait devoir continuer à chercher et traquer les bêtes jusqu'a en trouver une douée de parole. Là les choses deviendraient intéressantes. Promenant son regard autour de lui, il remarqua qu'il était atteri au milieu d'un groupe d'hommes armés et masqués, à l'air méfiant. Son regard finit par glisser jusqu'a une fillette apeurée en chemise de nuit qu'un des hommes tenait avec un poignard sur la gorge. Cela sentait mauvais, très mauvais. Capuchon rabattu, sa pèlerine couverte du liquide pourpre qu'il venait d'arracher à son adversaire flottant sous la brise plaisant, le moine ressemblait à un esprit des ténèbres envoyé par l'enfer.

- Relâchez cette enfant, dit doucement Kuroi.

Il y eût un instant de flottement, où ils semblèrent près à céder. Mais aussi terrifiant qu,il soit en ce moment précis, le moine était seul.

- De quoi tu te mêles, toi!? On l'éclate et on continue, les gars.

Un éclair glacé passa dans les yeux de l'envoyé du Haut Clergé, son regard scintillant sous la lumière paisible de la lune. Il releva un de ses pieds, celui couvert de sang, et se mit en position de garde. La nuit semblait loin d'être finie.
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Shala
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PostPosted: 04/05/2007 14:16:44    Post subject: Auberge Reply with quote

[HRP]Petit détail sans importance, les zombies genma ont une bouche, mais bon, à part pour pousser des cris et râles elle ne leur sert pas à grand chose :P
on le voit pas bien sur l'image que j'ai mis pour eux, mais leur visage est un espèce de crâne humain avec de la chair en putréfaction dessus, il y a donc une bouche :P )[/HRP]
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Kuroi Sharenfan
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PostPosted: 04/05/2007 14:59:05    Post subject: Auberge Reply with quote

HRP: oups, désolé, j'avais assumé qu'étant donné que juste les grands boss étaient doués de paroles ils n'auraient pas de bouche^^ j'ai du mal regarder l'image
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Xiang Inari
Empire Shuò

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PostPosted: 05/05/2007 21:23:25    Post subject: Auberge Reply with quote

Se servant ce qui restait d’alcool dans la bouteille de sake qu’elle avait commandé, sans demander à Xan s’il en voulait encore, de toute manière il était en train de parler, donc trop occupé pour boire. Inari ne quitta pas le guerrier Shuo du regard, non pas par attirance physique, quoique… Nan, nan, nan, pas le moment de penser à ça, donc… La jeune femme regardait le guerrier car on lui avait toujours dit qu’il était plus poli de regarder la personne qui s’exprimait que de zyeuter ailleurs, Xan lui étant sympathique elle se dit qu’être un brin poile ça ne ferait pas de mal, mais ce sens de la bienséance qui pourtant fut très bien enseigné à Inari, disparu vite lorsque la jeune femme bailla la bouche grande ouverte en mettant négligemment devant pour cacher la chose, ce qui ne fut pas réellement efficace, il fallait dire que la journée bien qu’il n’y ait pas eu d’anicroches fut tout de même épuisante, puis le fait d’être confortablement installée dans un endroit bien chaud et sec et l’ingestion d’alcool avait pour effet de faire piquer du nez Inari, donc en gros, malgré les apparences ce n’était pas le très court récit de Xan qui l’ennuyait.
La jeune femme allait porter son verre à ses lèvres et le guerrier allait continuer son histoire lorsqu’il y eut un grand fracas, se retournant brusquement pour voir ce qui était à l’origine de ce grand chahut. Inari vit les ninjas et la petite fille qu’ils avaient pris en otage. La pauvre petite était complètement effrayée et avait une dague sous la gorge. Ce genre de comportement avait le don d’énerver Inari au plus haut point, pour elle, prendre des enfants, ou même des personnes adultes comme moyen de pression était une méthode extrêmement lâche. Exploiter le point faible de l’adversaire était certes la base de tous combats, mais ici ils étaient loin d’être dans une telle situation, aussi la jeune femme ne put s’empêcher de grincer des dents lorsqu’elle vit ceci.
Un des ninjas, sans doute le chef de la petite troupe, s’adressa alors au patron de l’auberge qui bien qu’ayant une peau pâle naturellement venait de complètement décolorer, il fallait admettre que c’était tout à fait compréhensible puisqu’à priori la petite fille prise en otage était sa fille, la dague qui lui serrait la gorge avait l’air pas mal aiguisée, donc oui, il y avait une bonne raison à ce qu’il devienne aussi, voir plus, pâle que les fantômes, quoique, Inari n’avait jamais vu de fantôme, elle ne pouvait donc savoir si cette comparaison était fondée, mais là n’était pas le sujet, il y avait un problème plus important à résoudre.
Alors comme ça, le gérant de ce petit établissement faisait parti d’une organisation rebelle… Enfin c’est ce qu’avait dit le chef des têtes cagoulées, maintenant si tout ceci était vrai ou s’il s’agissait d’un complot à l’égard du pauvre aubergiste, le mystère était établit. Complot ou pas, Inari n’en avait rien à faire, on ne procédait pas de la sorte pour de telles histoires, enfin quand on était quelqu’un d’honorable et ces ninjas étaient loin de l’être, pourtant ne s’agissait-il pas d’une de leur grande qualité ? Fallait croire que ça se dégradait de leur côté…
Après avoir planté une autre dague dans le flanc gauche de l’aubergiste, les kidnappeurs partirent avec l’habituel
« si quelqu’un nous suit, elle meurt. » , pour Inari ceci sonnait comme un ordre, et les ordres, la jeune femme avait tendance à passer à côté, en gros pour elle il s’agissait d’une invitation à les suivre, la jeune Shuo allait s’élancer en prenant ses sabres toujours posés sur le banc à côté d’elle, lorsqu’une masse passa devant elle, en fait il s’agissait de Xan qui venait de se lever avec les même intentions qu’elle, il ne lui dit pas explicitement mais la chose était claire. Souriant, le jeune guerrière Shuo, le regarda s’en aller avant de se lever à son tour d’empoigner ses deux épées et d’aller vers l’aubergiste.

« Vous inquiétez pas pour votre fille, on vous la ramènera ! Gardez nous une bonne réserve de sake ! »

Ceci dit, Inari se dirigea elle aussi à grands pas vers la porte de l’auberge, une fois près de la porte, la jeune femme allait l’ouvrir lorsqu’elle se résigna subitement, quelque chose venait de lui revenir en tête, se retournant à la vitesse de l’éclair, elle couru jusqu’à la table qu’elle avait abandonné juste à l’instant, pris le verre qui était posé dessus et but d’une traite le liquide qu’il contenait, bah oui… Elle allait pas partir sans avoir fini son verre… Ceci fait elle couru à nouveau vers la porte et sorti de l’établissement pour de bon. Humant l’air frais de la nuit qui était tombé il y a de cela déjà plusieurs heures, le jeune femme jeta un coup d’œil dans la rue dans laquelle se trouvait l’auberge, attachant ses deux épées à ce qui lui faisait office de ceinture, l’escrimeuse était prête à l’action et à s’élancer à la poursuite des ravisseurs et de Xan par la même occasion. Manque de bol… La rue était vide, pas un chat qui faisaient les poubelles… Grosse goutte à l’arrière de la tête…

* Et merde… Droite ou gauche ? Rahhh… Sont chiants à se faire la mal si rapidement… Bon aller ! A droite !*

Suite à cette décision très irréfléchie, la jeune femme s’élança dans la dite rue, espérant qu’elle ne s’était pas trompée. Après plusieurs minutes de courses silencieuse dans les rues et ruelles jouxtant l’auberge, le jeune guerrière Shuo, allait baisser les bras lorsqu’une ombre attira son attention, relevant la tête vers le ciel étoilé, Inari vit du mouvement sur les toits, humm ça pouvait coller avec les ninjas vu qu’ils aimaient bien, en théorie, se balader sur les toits, suivant ces ombres du mieux qu’elle le put a travers les ruelles de Shang Xian.
Un bruit de chute parvint alors aux oreilles d’Inari, le son étant proche, la jeune femme stoppa sa course et marcha gracieusement et silencieusement, tel un félin, vers le lieu d’où provenait ce bruit de chute de corps. Une fois arrivée à la jonction de la rue, la cadette de la famille Xiang se colla contre le mur et passa doucement la tête pour voir de quoi il en résultait, espérant ne pas apercevoir le corps de la petite fille sur le sol et ensanglanté.
Le groupe des encapuchonnés lui faisait dos et à ce qu’elle pouvait voir il n’y avait pas de corps sur le sol, se retenant de soupirer, la jeune femme fut soulagée. Son regard se posa alors sur la silhouette qui faisait face aux assassins kidnappeurs, au début elle pensait voir Xan, ce qui aurait été logique vu que le guerrier s’était lancé à leur poursuite, mais il n’en était pas ainsi, d’après la taille et la carrure, il s’agissait d’un homme, mais la jeune femme ne put apercevoir son visage celui-ci étant caché par un capuchon, il portait une pèlerine couverte de sang. Etait-il le chef de la petite troupe ou bien juste un passant aux tendances meurtrières ? Quoique se fut-ce, la jeune femme ne put réprimer un frisson, il lui faisait vraiment froid dans le dos… L’inconnu prit alors la parole :


-Relâchez cette enfant

Bon au moins une bonne nouvelle, il ne faisait pas parti de la petite bande et avait les même intentions qu’elle le sauvetage de la victime était donc possible. Maintenant restait à savoir comment elle aller procéder, les ninjas ne comptaient pas se laisser arrêter par un seul homme, bien que celui-ci n’inspirait paraissait tout droit venu des enfers. Etant dans leur dos, Inari pouvait aisément mettre en œuvre une attaque surprise, mais si elle s’y prenait mal, les hommes risquaient de réagir vite et de s’enfuir voir pire tuer de suite la petite, or le but était tout a fait l’opposé. Mais vu leur nombre, l’inconnu qui était de son côté et Xan qui ne tarderait sans doute pas, le sauvetage était tout à fait réalisable.
Confiante la jeune femme, passa alors à l’action, pas une attaque éclaire où elle dégainerait l’un de ses sabres et tuerait directement l’un des ninjas en essayent de mettre la petite fille à l’écart, non, la jeune guerrière se contenta juste de marcher très discrètement vers le groupe, re-manque de bol, l’un des ninjas aperçu son mouvement une fois qu’elle fut plus proche, et se retourna brusquement vers elle, suivi de ses comparses , se stoppant net la jeune femme passa un bras derrière sa tête et sourit.


« Salut, les gars ! Belle nuit hein ? Idéale pour une petite balade… Permettez que j’vous emprunte la petite demoiselle ? »

Tout en parlant Inari s’était rapproché des ninjas qui étaient restés complètement perplexe vis-à-vis de son comportement, et dès qu’elle eut parlé d’emprunt elle s’était élancé vers les hommes, sur celui qui tenait la petite fille plus particulièrement, voilà l’attaque surprise ! Une fois à portée elle lui administra un violent coup de poings, il fallait dire qu’elle y avait mis toute sa rage envers eux, sur le choc, l’assassin lâcha sa dague et la gamine par la même occasion, Inari en profita pour lui attraper le bras et l’entraîner avec elle , la jeune guerrière couru alors vers l’inconnu en tirant la gamine et se cacha dans son dos

« Salut l’ami, désolée de gâcher ta nuit sanglante mais tu comptais aussi sauver la ptiote nan ? Te gênes pas de m’aider à mettre ces sois disant ninjas hors d’état de nuire ? Va pas me dire que t’aimes pas de battre hein ! Pis t’as l’air robuste, c’est pas ses femmelettes qui s’en prennent à une pauvre gosse qui vont te faire peur. »

Inari étais vraiment une sans-gêne, y avait pas d’autres mots, il n’y avait qu’elle pour s’adresser ainsi à un inconnu, inconnu qui lui faisait froid dans le dos quelques instants plus tôt, qui plus est, elle profitait de sa présence pour mener à bien son but, mais ce n’était pas dans ses habitudes premières, elle était simplement opportuniste.
Passant la gamine dans son dos, la jeune femme dégaina son sabre et lança un regard froid et dur aux ninjas qui avaient déjà reformés les « rangs » dans le but de les tuer.


« Aller ! Venez donc maintenant bande de lâches ! »
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Xan
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PostPosted: 12/05/2007 15:39:50    Post subject: Auberge Reply with quote

Le jeune homme les suivait dans la ville depuis un moment déjà. Les minutes se suivaient tout comme ses proies. Lui-même restait à distance. Pour le moment, aucun ne l’avait remarqué. Ses prédécesseurs ne connaissaient pas la ville apparemment. Ils se dirigeaient tout droit vers une ruelle où ils ne pouvaient passer qu’une à la fois. Ce serait le moment d’agir. Sans l’avantage du nombre, Xan pourrait facilement s’en occuper. Du moins, c’était ce qu’il pensait. Ses pas étaient rapides et silencieux, tout comme ceux de ses futurs adversaires d’ailleurs. Sa cape le camouflait parfaitement, et ne faisait aucun bruit sur son passage. Le Zhan shi avait confiance en ses capacités et ne doutait pas de pouvoir s’occuper de tous les ninjas à lui seul. Il avait eut une vie de guerrier. Ce n’était pas ces idiots de l’est qui allaient l’effrayer. Voilà, ils passaient la place, tournaient la rue… Il était temps d’aller se mettre en position. Le guerrier Suhò cessa de traquer ses proies, bifurqua rapidement et passa par deux autres rues pour arriver avant les ninjas. Il se mit en position, et attendit. Mais ces idiots n’arrivaient pas. Et c’est là que le guerrier entendit cette voix.

« - Relâchez cette enfant. »

Et manquait plus que ça ! Un héros ! Le guerrier avança lentement jusqu’au coin de la rue. Ils se trouvaient tous là. Bon, ben, il ne restait qu’à attendre que le nouvel arrivant se fasse éclater et que les kidnappeurs reprennent leur route. Malheureusement, ça ne se passa pas comme il l’aurait voulu. Voilà que Inari apparaissait aussi. Elle joua un petit numéro amusant, un peu comme dans la taverne, et parvint à récupérer la fillette. Pas mal du tout. Ses mouvements étaient rapides, précis… Vraiment impressionnants. Bon, tel que c’était partit, il allait se faire voler ses proies, il sortit donc de sa planque et avança tranquillement, tout en se murmurant à lui-même :

« Mais quels boulets ! Ils ont tout fait foiré… Enfin tant pis. »

Le jeune homme avança très lentement dans la place, faisant volontairement du bruit pour qu’on le remarque. Il jeta un œil plus attentif sur la scène. Les cinq ninjas étaient toujours là, apparemment passablement énervés de tous ces gêneurs. Inari rest