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Post new topic   Reply to topic    Samurai Fantasy Forum Index -> RP - Continent de l'Est -> Empire Asahi -> Taiyou
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Shala
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Joined: 23 Jan 2007
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Classe: Majibushi
Race: Oni

PostPosted: 21/02/2007 15:21:58    Post subject: Centre de formation Reply with quote

Situé dans les quartiers riches, le centre de formation est le lieu d'entraînement et de perfectionnement des soldats de l'empire. C'est évidemment un passage obligatoire pour tout soldat Asahi, et ce tout au long de sa carrière.
C'est également un point de chute pour les soldats expérimentés, qui peuvent venir ici pour recevoir une nouvelle affectation pour une éventuelle mission...
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Keiro Hagane
Empire Asahi

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Joined: 21 Feb 2007
Posts: 13
Classe: Bushi
Race: Humain
Camp: Empire Asahi
Grade: Soldat Asahi
Niveau: 5

PostPosted: 24/03/2007 23:14:41    Post subject: Centre de formation Reply with quote

Le bushi laissa son regard tranquille et nonchalant glisser sur les magnifiques façades ornées du cartier riche de Taiyou alors qu'il arpentait ses rues sans se presser, avançant à son rythme sans tenir compte des autres passants. La majorité des demeures du coin étaient les maisons de ville des grandes familles des la noblesse Asahi, ces familles qui se déchiraient silencieusement, à l'abri des yeux du peuple, pour le pouvoir suprême sur l'Empire: le siège de l'Empereur, le Fils du Soleil et Maître de l'Est. Et autrefois, les Hagane avaient fait partie de ces familles, avant leur disparition brutale par exctinction de la lignée. Du moins de la lignée légitime.
Ironique que le dernier descendant de la famille la plus portée sur la pureté du sang de l'Empire soie un bâtard. Mon grand-père doit se retourner dans sa tombe.

Le pouvoir suprême sur le plus grand empire du monde... Voilà ce qu'avaient réussi à atteindre ses ancêtres par le couronnement de son père - même si ces dernières années l'Empire avait perdu beaucoup de terrain contre le Conglomérat. Quelques fous osaient avancer que l'Empire Shuo étaient plus puissant même à l'époque de la Grande Guerre d'Invasion, mais la stupidité et la fausseté d'une telle affirmation était évidente: les Shuo n'avaient fait que se défendre, les Asahi attaquaient. Les Shuo, cet empire de la paix qu'il avait visité pendant sept ans, n'avaient qu'endigué, voire arrêté dans certains cas, le flot de guerriers Asahi. Et repousser les Fils du Soleil leur avait toujours coûté très cher en hommes - pas que cela change grand-chose pour les tacticiens Shuo, qui avaient un réservoir humain quasi inépuisable à leur disposition et ne se privaient pas de l'utiliser. Même lorsque des dissensions sur le continent Est avaient poussé les forces impériales à battre ne retraite jusqu'au détroit de Nisshoku, ces limaces de Shuo n'avait pas lançé de contre-attaque digne de ce nom, seulement quelques razzias suivies de retraites précipitées. Le regard de Keiro sortit de sa rêverie en tombant sur un chemin surplombé d'une arche qui tombait en morceaux. Un nom était écrit sur cette arche, gravé par des lames et des flammes: Hagane. La maison de ville de sa famille. Il y eût un temps... Il y eût un temps où cette arche se serait tenue droite et fière. Mais son père était mort, et un bâtard ne pouvait hériter des biens d'une famille aussi prestigieuse que les Hagane. À ce qu'il avait compris, l'administration de bureaucrates se séparait les terres, possessions et revenus de sa famille comme une floppée de vautours se séparant un cadavre. Que les mains de simples courtisans en faveur touchent au natami des Hagane lui arracha presque un haut-le-coeur. La simple pensée lui faisait presque dégainer son épée. Mais s'il avait appris une chose pendant ses neufs ans de voyage, c'était bien la patience. Pour l'instant, il allait serrer les dents, rentrer ses épaules et baisser la tête. Et personne ne lirait dans le regard de Keiro Hagane l'ambition qui le consummait presque jusqu'a l'obsession: un jour, il rétablirait l'honneur des Hagane. Leur nom reprendrait le lustre antique qui l'avait toujours auréolé de gloire, l'étendard à l'aigle doré flotterait fièrement au vent. Et les soldats au tabard orné de l'aigle lutteraient dans les rangs de l'Empire, pour la gloire des Asahi. Mais il allait devoir attendre, attendre, se taire et apprendre.
Cela aurait été tellement plus simple si j'avais succédé à mon père...

S'il était lui-même devenu empereur... Keiro chassa la pensée pourtant tentante à bien des gens sans la moindre hésitation. Avec un titre aussi important que celui d'Empereur - encore fallait-il qu'il l'obtienne, le foutu titre, ce qui était au mieux douteux - venait des responsabilités que le bâtard ne voulait pas et n'avait voulu que de rares fois lorsqu'il était enfant. Surtout lorsqu'il était avec son père. Teijiro Hagane avait toujours déclenché des élans d'enthousiasme, et sa mémoire suffisait encore à alimenter un amour impitoyable de l'Empire et de l'ordre. Comme celui de Haku entretenait le désir de rétablir les Hagane... Il le devait à celui qu'il avait considéré comme plus que son frère. Bien entendu, il était aussi beaucoup trop paresseux pour vouloir fournir l'effort nécessaire à diriger un Empire, mais cela c'était une autre histoire. Pour l'instant, il allait emprunter la voie qu'il avait choisie il y a bien longtemps, cette voie qui avait été celle de sa famille depuis l'aube des temps: le service de l'Empire. Et Keiro pensait que la mailleur façon de servir l'Empire actuellement était de le faire par les armes: Les ennemis ne manquaient pas. Le Conglomérat Majekidamashii prenait un peu plus de territoire chaque jour et les Shuo s'agitaient sur l'autre continent, il l'avaient senti pendant ses voyages. La guerre était aux portes de l'Empire depuis bien des années déjà, il était temps que le bâtard s'y mette. D'un pas plus rapide, le bushi se dirigea vers le Centre de Formation où il pourrait rejoindre les rangs de l'armée impériale.

Le grand bâtiment de pierre était divisé en plusieurs parties et on redirigea Keiro vers une aile où les bureaux d'enrôlement étaient situés. Un vieux soldat assis derrière un bureaux faisait avancer peu à peu une file de jeune hommes qui voulaient s'engager, notant leur nom avant de les rediriger vers l'unité dont ils faisaient désormais partie. Se mettant en queue de la file de son habituel pas paresseux, le bâtard étudia les alentours et découvrit rapidement que cette aile était adjacente à l'arène d'entraînement des vétérans. Trois hommes en armure se battaient avec de longs katanas de chêne noir, deux dentre eux attaquant le même. L'homme seul se défendait honorablement mais sans succès, ne parvenant pas à faire autre chose que parer les attaques de ses adversaires de justesse. Il ne pourrait jamais gagner s'il ne prenait pas l'offensive. La conclusion évidente arriva lorsqu'il se fit mettre à terre violemment d'un coup à la tête qui fit voler son casque plus loin. Keiro éclata d'un rire franc. Et attira à la seconde même l'attention de guerrier mis à terre. C'était un homme au teint basané et couvert de cicatrices. Il apostropha le bâtard d'un ton hargneux.

- Tu penses pouvoir faire mieux, petit freluquet? Je voudrais bien t'y voir.

Keiro lança un regard à rapide à la queue, puis derrière lui. Il lui restait au moins une dizaine de minutes à attendre et personne d'autre ne semblait arriver pour s'ajouter à la queue. Autrement dit, il avait dix minutes à tuer, et l'homme venait vraisemblablement de lui en fournir le moyen. Les nouveaux étaient bien entendu supposés s'écraser devant les vétérans, mais le bushi n'avait pas été élevé de cette manière. On lui avait appris que les seuls en droit d'être magnanimes sont les victorieux. Autrement dit, s'il se défilait, l'autre était victorieux. Et il n'était pas dans les habitudes de Keiro de perdre. Il descendit dans l'arène de son pas nonchalant qui sembla irriter de plus belle le guerrier basané.

- Apparement tu as besoin d'une démonstration sur comment s'y prendre. As-tu des katanas d'entraînement, tu risquerais de te blesser sur mes lames...

L'homme blêmit et alla chercher trois lames de bois dans un râtelier contre le mur.

- Pas d'armure?
- Je me bats sans.
- Puisque tu es si bon, petit prétentieux, allons-y a trois contre toi.
- Si tu veux. Je doute que ca change quoi que ce soit.

Le bâtard soupesa les trois katana de chêne avec soin puis en glissa une entre ses dents, les deux autres dans ses mains firent un moulinet rapide alors qu'il se mettait en position de combat. Les vétérans le regardèrent d'un air surpris: c'était la première fois qu'ils voyaient quelqu'un se battre avec trois katana. Le style de combat de Keiro, le Santoryu, était unique, sans équivalent ailleurs dans le monde. Il n'avait jamais rencontré quelqu'un qui pratique le même art où quelqu'un ayant entendu parler de quelqu'un d'autre qui le faisait. Les trois soldats se mirent silencieusement en position de combat et se mirent à de déplacer vers les flancs de Keiro, pour l'encercler. Le Bushi resta immobile sans réaction, ne cherchant pas à éviter la manoeuvre. Un sourire mesquin se dessina sur le visage de l'homme basané: entouré, Keiro était fini. Le vétéran s'était inquiété pour rien. Juste au moment où l'encerclement finissait de se refermer sur lui, le bâtard baissa les yeux.

- Katame Washi (Oeil de l'Aigle)

Lorsqu'il releva ses yeux, il firent frissonner le soldat basané: ils avaient la forme et l'intensité de ceux d'un rapace. Sentant les mouvements autour de lui grâce à son ki étendu autour de lui, le Bushi sentit les trois coups descendre. D'un mouvement fluide, il para les trois et pivota violemment sur lui-même, se dégageant sans difficulté et le plat de sa lame frappant le côté du casque de l'un des soldats, l'envoyant bouler plus loin. Avec un sourire carnassier, Keiro engagea le combat. On aurait dit une danse tant l'élégance de ses mouvements fluides était évidente: il déchaînait parade et riposte à une vitesse hallucinante, ses trois armes paraissant chacune animée d'une vie propre, défendant simultanément le dos, le flanc et le front du Bushi et répliquant indépendamment des deux autres avec précision et rapidité. En sentant les mouvements s'approcher, Keiro pouvait caculer la riposte appropriée et envoyer sa lame au bon endroit au bon moment, sans avoir à se retourner. Ses facultés d'analyse combinées à sa rapidité rendaient le combat spactaculaire et le Bushi paraissait les déjouer avec une facilité déconcertante. Parant une attaque de pointe, Keiro fit pivoter sa katana autour de la lame de son adversaire, appliquant un mouvement de torsion qui le désarma. Dans la fraction de seconde qui suivit, le soldat recut un coup violent dans l'estomac de la deuxième lame suivi d'un autre à la tête dans le sens inverse par la troisième. Il tomba, souffle coupé et assomé. Un de moins. Tournant son attention vers les deux derniers soldats - dont le basané - Keiro courut rapidement, passant à l'attaque sans une seconde d'hésitation.

- Kan'tsuu

Une fraction de seconde il était devant les soldats, la deuxième, il était derrière l'un d'entre eux qui s'effondra une seconde plus tard. Il avait trois points d'impacts sur la poitrine qui avaient défonçé l'armure. Désormais en duel contre le soldat basané, qu'il avait consciemment gardé pour la fin, Keiro désengagea le Katame Washi. Ses yeux revinrent à leur état normal et son Ki arrête de descendre à un rythme alarmant. Le soldat basané combattait sa panique et serra les dents avant de passer à l'attaque. Sa lame fut interceptée au milieu de sa trajectoire et les deux armes libres de Keiro partirent en flèche vers le flanc de l'homme. Il évita celle qui visait son tibia, mais reçut l'autre à l'aine et s'effondra, le souffle coupé par la violence du coup. Keiro passa son regard nonchalant sur l'arène, regardant les trois guerriers à terre. Seul le soldat basané était encore conscient, mais aucun des trois n'avait de blessure. Ils garderaient toutefois quelques bleus. Plantant les trois lames de bois dans le sol sablonneux de l'arène, Keiro s'approcha du soldat basané.

- Tu neu peux pas gagner même si tu ne passe pas à l'attaque, même si ta défense est impeccable. La tienne est d'ailleurs très bonne.

D'un air amical, le bâtard tendit la main au vétéran pour l'aider à se relever. Celui-ci l'accepta après une seconde d'hésitation.

- Comme quoi on en apprends tous les jours... lâcha l'homme avec une touche d'ironie. Je suis Inuzuki Hira, toi?
- On m'appelle Keiro. Hum, à l'origine je venais pour m'engager alors je vais retourner en file. Content de t'avoir rentré, Hira.

Ramssant ses trois vrais katanas, le bâtard remonta et reprit sa place dans la file qui avait fondue: il ne restait que deux personnes devant lui. Deux minutes plus tard, il arriva devant le vieux soldat assis derrière son bureau.

- Hagane, Keiro. Quelle est mon unité?

HRP: bon, à toi d'intervenir, Shala^^ Minami aussi si tu veux, Shingen.
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Le Soleil de l'Empire ne se couchera jamais.
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Shala
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Joined: 23 Jan 2007
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Classe: Majibushi
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PostPosted: 25/03/2007 16:15:33    Post subject: Centre de formation Reply with quote

Lorsque Keiro rejoint la file d'attente, elle avait bel et bien fondu, il n'empêche que beacoup de monde s'était amassé après la file d'attente. En effet, ceux qui n'étaient plus dans la file étaient restés, pour assister à la démonstration de force du bâtard impérial. D'ailleurs, lorsque la démonstration était terminée, les réactions furent diverses. Certains applaudirent, d'autres s'en allèrent avec un air qui en disait long sur leur jalousie, d'autres encore restèrent sans réaction apparente. Keiro n'y prêta guère attention, et attendit donc son tour dans la file, tour qui vint après deux petites minutes d'attente.

- Hagane, Keiro. Quelle est mon unité?
- Hagane... En voilà un nom interessant. Tu penses que porter le nom de l'ancien empereur et une démonstration de force suffisent à te faire entrer dans nos rangs, jeune homme? Avant de t'assigner à quoi que ce soit, tu vas passer un interrogatoire, comme tout le monde. Si n'importe qui pouvait entrer dans nos rangs comme dans un moulin, il y aurait déjà longtemps que notre empire serait gangrené...
- Toujours aussi irrité par les frimeurs hein, Marame-sama...

L'homme qui venait de prendre la parole était un homme d'une trentaine d'années, avec une barbe mal rasée, un regard endormi, et surtout une armure rouge sang, et à sa taille un no-dashi. En voyant cet homme, Inuzuki et les deux autres gars qui ont combattu Keiro avec lui (et qui ont donc reprit leurs esprits) s'inclinèrent.

- Bon retour parmis nous, capitaine Kenichi.
- Et bien alors Hira, je m'absente cinq minutes et tu te fais dérouiller par un jeunot?
- Je...
- Détend-toi, il n'y avait pas d'autre issue possible. Je vous ai vu, sa technique était trop particulière pour être contrée à ton niveau, tu n'as pas à t'en vouloir... Mais bon, vous serez tout de même tous les trois de corvée...
- Mais... A vos ordres.
- Marame-sama, laissez-moi donc ce garçon, je m'en charge.
- C'est vous qui voyez, capitaine... Tu peux suivre le capitaine Kenichi... Suivant!

Le capitaine fit donc signe à Keiro de le suivre. Il l'emmena dans un coin de la cour, à l'ombre d'un arbre. Il s'installa au pied de l'arbre, avant de commencer la conversation.

- Hagane hein? J'ai servit sous ton père. Je t'épargne toutes les formules de politesse du genre "c'était un grand homme, blablabla...", vu que je n'en pense pas un traître mot. Tu ne te souviens sans doute pas de moi, mais moi bien. J'étais assigné au palais durant trois ans, j'étais encore soldat à l'époque. Je faisais pas partie de la garde personnelle de ton père, mais je devais surveiller le palais. Quelques fois j'assurais la sécurité lorsque tu t'entraînais avec ton cousin... J'ai été réaffecté lorsque ton père passa l'arme à gauche, ce fut la meilleure réaffectation de ma carrière. J'ai enfin pu prouver ma valeur au combat, et aujourd'hui, me voilà capitaine... Bon, je vais pas tourner autour du pot. Je ne sais pas ce que tu es revenu faire dans nos rangs, et à vrai dire je m'en moque. Je lis de la motivation dans tes yeux et ton style de combat est interessant, et c'est tout ce qui m'importe. Il y a donc une place pour toi dans mon unité. Si ça t'interesse, tu peux aller voir Hira, et lui dire que je t'ai intégré à l'unité. Il te briefera sur notre mission en cours, nous partons demain à l'aube. Si ça t'interesse pas, tu peux retourner dans la file pour revoir papy grincheux... Voilà, tout est dit. A toi de voir, donc.

Le ton employé par le capitaine en disait long sur sa façon de penser. Le passé et le personnage de Keiro lui importaient peu. Seules les capacités guerrières du bâtard l'interessaient...

[HRP: Voilà. Tu es libre de faire agir le PNJ du capitaine comme tu l'entends (et Hira aussi, mais comme c toi qui l'a fait intervenir en premier, pas besoin de ma permission évidemment ^^) Tu dois juste mentionner le fait que Hira te briefera à propos d'un village en bordure de territoire du conglomérat, qui vient d'être repris par ces derniers, que vous devez attaquer. Le nom du clan qui garde ce village et tout ce qui s'y rapporte ne dépend que de ton imagination ^^ Pour le village en question, tu pourras créer un sujet dans la section Territoires Makejidamashii...
Shingen, tu t'arranges comme tu veux avec Keiro ^^]
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Minami
Empire Asahi

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Joined: 11 Mar 2007
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PostPosted: 25/03/2007 22:46:41    Post subject: Centre de formation Reply with quote

HRP : Hmmm... j'ai un peu beaucoup parlé des autres PNJs, tout reste dans le plausible et devrait être corect mais en me relisant, je remarque que j'ai peut-être un peu trop parlé des PNJs et de leur lien avec Minami... ^^' S'il y a un problème, je modifierai.


Minami relu lentement ses ordres écrits sur une feuille de papier, logiquement, après les avoirs montré à celui qui s’occuperais de l’assigner et aussi au capitaine de l’unité, elle devrait les détruire. La mission était plus complexe que d’habitudes et surtout à plus long terme. Cette fois, elle devait être muté provisoirement dans l’unité où serait intégré le fameux bâtard impérial, dernier représentant des Hagane. Sa mission, épier et interroger la dite cible dans le but d’informer ses supérieurs de ses intentions en revenant dans l’armée. Minami était quelque peu frustré du fait que la mission serait à long terme car en vrai elle était sur qu’elle aurait pu avoir l’information en autant de temps que ça prenait pour dire « Woof! ». Là le problème, c’est qu’elle avait apprise qu’il intégrerait une des unité d’assaut et donc, c’était là le pourquoi du long terme car le temps que lui prendrait sa petite enquête que l’unité dans laquelle elle serait muté sera déjà en train de croiser le fer avec les gens du conglomérat et elle serait dans la mêlé. Bon et bien, c’était le temps d’exercer ces bras et de souiller un peu ses katars qui étaient un peu trop propres à son goût, sans compter sa réserve de kunai et de shuriken trop abondante, c’était une bonne chose de perdre un peu de lest.

Minami observa l’homme à qui elle devait présenter ses ordres, une bonne chose que le général lui même ait signé, elle le connaissait assez bien ayant du passer par lui le jour où elle avait tenté d’embarqué dans l’armée. Elle était arrivé avec la demande de sa sensei pour qu’elle intègre l’unité de cette dernière et l’idiot lui a fait passer des tests sans aucun sens ni aucune pertinence avec la requête, il a fallu que Ayame, la capitaine, vienne elle même faire comprendre au type qu’elle était déjà accepté ayant appris sous sa tutelle. Se type aurait, avec le plus grand amusement, passé un temps fou à contester les ordres dans le but de la mettre dans le trouble et ça aurait probablement marché, il ne fallait pas que le coq sache que la poulette s’en venait lui apprendre le langage des chiens. Par contre, avec la signature du général, elle se demandait qui pourrait bien contester cet ordre. Un sourire sadique s’étira à imaginer le vieux bougre, accroupi comme un chien battu pendant que le général lui criait après un katana levé bien haut dans les airs.

La ninja se plaça à l’entré sans pourtant se mettre dans la file, elle voulait attendre que Keiro apparaisse et qu’il soit assigné avant de faire quoi que ce soit, être sur d’être dans la même unité que lui. De plus, bien que l’ordre serait suffisant pour forcer l’idiot à mettre le bâtard dans l’unité dans laquelle elle serait muté, elle préférait ne pas prendre le risque que son expression faciale face remarquer au bushi qu’il était attendu, ça le mettrait sur ses gardes. Caché dans l’ombre, elle s’efforçait de passer inaperçue, elle avait bien hâte de pouvoir devenir invisible comme sa capitaine et deux-trois des membres, c’était si pratique. Pour le moment, l’ombre était son meilleur ami.

Après avoir observé pendant près d’une heure les pratiques supposément distrayantes des combattants, l’oiseau fini par arriver, passant sans la remarquer – pour ça, il aurait fallu qu’il s’intéresse particulièrement au mur de l’entrée du cloître, chose qui ne fut pas le cas puisqu’il alla directement à la file. Il observa le combat qui opposait un de ces imbéciles qui l’avait dragué une fois alors qu’elle s’entraînait, c’est elle qui drague les hommes, pas le contraire et jamais pour des plaisirs personnels, elle en avait suffisamment avec ses missions pour ne pas avoir besoin d’en chercher plus. De toute façon, c’était bien plus drôle de repousser cruellement un homme pour venir le draguer le lendemain avant de le repousser une seconde fois, c’est fou les cœurs qu’elle avait brisé par pure plaisir de cette façon. Secrètement, elle espérait être dans l’unité de ce beau parleur – petit faiseur? – simplement pour qu’elle puisse encore le repousser s’il se ramenait encore avec ses phrases toutes faites et ses airs de moi-je-suis-fort-et-viril.

*Hira sale con, j’espère que tu vas en prendre toute une* Pensa fortement Minami.

En fait, elle ne le détestait pas, il était un bon gars mais il avait fait la gaffe de tenter de la draguer, a moins d’être quelqu’un de très haut placé ou de particulièrement beau, pas de chances qu’elle réponde positivement à ses avances. Sans être laid, il n’attirait pas l’œil de la demoiselle. De plus, il lui manquait la seule chose vraiment qui l’intéressait chez un homme : le pouvoir.

Complètement contraire à son frère de qui elle avait entendu des éloges à l’honneur et à la gloire, pour elle, ça ne sert absolument à rien d’être glorifié, si tu ne peux pas en tirer profit. L’honneur, c’est pour ceux qui comme Shingen qui ont un cœur trop sensible, un des pire défaut chez l’humain selon elle. Minami aspirait au pouvoir absolu, devenir impératrice du soleil, avoir tous les droits, décider de la vie ou de la mort. C’est le pouvoir qui fait d’un homme ou d’un femme l’être absolu, c’est le pouvoir qui apporte la richesse autant physique que psychologique, c’est le pouvoir qui est la base de tout. Sans cette caractéristique, le monde ne serait qu’un terrain de jeu pour ceux qui voient en la faiblesse humaine une force. Ça prend un dirigeant, quelqu’un qui décide, qui dicte, quelqu’un qui saura mener une nation à la prospérité peu importe le prix à payer. C’est le pouvoir qui dirige, c’est le pouvoir qui fait de la vie ce qu’elle est.

Regardant le combat, Minami vit Hira se faire mettre au sol. Elle rit tout autant que la cible de sa mission mais étant à l’abri des regards, le seul qui se fit interpellé fut le bâtard. Juste au moment où Minami voulait s’enligner pour prendre la place derrière lui, elle se recolla au mur en le voyant quitter les rangs dans le but d’entamer un combat. Trois contre un, elle allait voir s’il était digne du nom Hagane… Pour sa part, Minami n’était pas la meilleure duelliste mais elle savait qu’à un contre un, elle arriverait à battre les trois vétérans mais qu’à trois contre elle, elle aurait tout juste le temps de dire « ouch ». Elle avait déjà évalué leur aptitude et leur Kenjutsu n’était pas assez développé pour battre la vitesse de son Ninjutsu, pas qu’ils étaient des merdes, non, même qu’ils étaient très bons, seulement, un Ninjutsu bien pratiqué vient assez aisément à bout d’un Kenjutsu pas trop développé, agilité et vitesse est normalement plus efficace contre la force brute que l’inverse. Par contre, Minami n’avait pas énormément pratiqué ces derniers temps, il faudrait qu’elle se dérouille, elle était peut-être aussi trop sur d’elle, c’était pas le temps de se faire humilier. Elle savait par contre qu’elle avait un bon niveau de Ninjutsu et elle en était confiante.

Sa surprise ne fut pas le fait qu’il se battait avec trois katanas, n’importe qui peut s’inventer une technique de combat, non elle fut surprise de l’efficacité de cette technique. Ce type était vraiment agile et rapide. Il mit à terre ses trois antagonistes, deux inconscients et Hira plutôt faible. Lui par contre, elle ne le provoquerait pas en duel, là elle se ferait avoir. Guetter deux lames, ça va, mais trois, c’est tout un défi. N’étant pas du genre à aimer se donner des défis pour le plaisir, elle n’avait pas l’intention d’essayer de le relever.

Keiro fini par retourner à la file après avoir relever Hira – elle elle l’aurait laissé à terre en riant de lui – et s’affronta avec le vieux con. Minami s’avança alors pour prendre place derrière lui. En s’y rendant, le capitaine de Hira – ô joie! – venait l’aider et le faisait venir dans son unité à lui. Parfait, parfait, elle pourra briser un cœur de plus dans sa mission, ça devenait intéressant. Enfin, dans le cas où Hira serait encore assez con pour s’essayer. Prenant place devant le répartiteur, elle attendit avec une impatience bien visible sa réaction, un sourire malveillant s’étirant jusqu’à ses oreilles.

- Gné? Sois contente, tu as déjà une unité toi! Qu’est-ce que tu me veux?

Sans même parler, Minami lui présenta ses ordres en pointant la signature du général trois fois pour être sur qu’il la voit. Devenant blême, il l’inscrivit dans l’unité où venait d’être intégré Keiro. Lui redonnant ses ordres, il lui lança un regard si noir qu’il avait l’air démoniaque. Le remerciant, Minami alla voir le capitaine en premier, pour l’informer lui aussi, il était en droit de savoir surtout qu’il devait aussi être dans le coup si elle ne voulait pas que ça tombe à l’eau. Elle savait déjà quelle histoire elle inventerait, suffisait juste qu’elle l’apprenne au capitaine de façon à ce qu’il soit capable de le réciter mot à mot s’il en venait à se faire poser la question. Marchant à lui, elle l’interpella s’étant assuré que Keiro serait partit entre temps et qu’elle lui parlerait en toute sécurité. La connaissant un peu puisqu’elle était de l’armée, il lui sourit. Faisant les signes de politesses nécessaires quand on rencontre un supérieur, Minami lui présenta ses ordres qu’il lut avec attention.

- Donc… Si j’ai bien compris, tu vas venir en campagne avec nous dans le but de découvrir ce qui motive notre nouvelle recrue à entrer dans l’armée après neuf ans d’exil? Moi je m’en fou un peu du pourquoi, il se bat bien et l’important, il se bat contre le conglomérat. Lui dit-il

- Je sais bien que pour beaucoup, ce n’est pas important, mais capitaine Ayame, elle, pense qu’il y a sujet à problèmes s’il était là avec de mauvaises intentions. Après neuf ans, on ne sait pas s’il est vraiment avec ou contre nous. Répondit-elle.

Le capitaine relu une autre fois les ordres et s’attarda sur la signature du général. Soupirant, il retourna les yeux sur Minami, son expression laissait voir une soumission aux ordres mais sans cacher un certain agacement. Il haussa les épaules avant de parler.

- Eh bien, ça nous fera une ninja dans nos rang, ce n’est pas à négliger. Qu’est-ce que je dois faire à part ça?

- Eh bien, vous souvenir que si je suis dans votre unité, c’est simplement que le général désirait un ninja d’expérience dans vos rang lors de votre campagne dans le but de jouer le rôle d’éclaireur et d’acquérir des informations possibles sur le conglomérat. Bien sur, je le ferai non seulement pour la couverture mais aussi pour enrichir nos ressources d’informations.

- C’est une bonne chose, va trouver Keiro et Hira, ce dernier vous fera le briefing de la mission, tu agiras de ton plein chef pour tes missions d’espionnages, mais avertis moi avant.

- Pas de problème et merci de votre compréhensions, capitaine.

S’inclinant, Minami partit vers les deux autres, un sourire indescriptible aux lèvres alors qu’elle s’approchait de Hira. Dieu qu’elle aimera cette mission!
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Keiro Hagane
Empire Asahi

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PostPosted: 11/04/2007 22:57:10    Post subject: Centre de formation Reply with quote

- Hagane... En voilà un nom intéressant. Tu penses que porter le nom de l'ancien empereur et une démonstration de force suffisent à te faire entrer dans nos rangs, jeune homme? Avant de t'assigner à quoi que ce soit, tu vas passer un interrogatoire, comme tout le monde. Si n'importe qui pouvait entrer dans nos rangs comme dans un moulin, il y aurait déjà longtemps que notre empire serait gangrené...

Un large sourire se dessina sur le visage du bushi devant l'hostilité du vieil homme. Il n'avait pas pensé que le combat changerait quoi que ce soit, c'était simplement pour se dégourdir un peu - et accessoirement essayer de faire comprendre quelque chose à un autre soldat impérial, un savoir nécessaire à la survie comme il l'avait lui-même appris à la dure. En se cantonnant à la défensivie, on manque les occasions nécessaire à la victoire. Qui ne risque rien n'a rien.

- Toujours aussi irrité par les frimeurs hein, Marame-sama...
- C'est seulement de la frime si je m'en vante, lâcha Keiro d'un ton amusé, sans se retourner.
- Bon retour parmis nous, capitaine Kenichi.

La phrase le fit se retourner, partiellement curieux de voir quelle sorte d'homme était le capitaine de Hira. Un homme grand, probablement passé la trentaine. Mal rasé, comme de plus en plus de militaires ces jours-ci - qui se souciait de sa barbe alors qu'un homme du Conglomérat vous tirait dessus? - il portait une armure assez particulière qui ressemblait au genre d'armure portée par l'armée régulière, mais d'un rouge sanguin qui attirait l'oeil. Pour porter une couleur aussi voyante dans un champ de bataille, l'homme devait être capable de se débrouiller pas si mal. Un personnage intéressant. Le regard du bâtard glissa paresseusement sur le no-dashi à sa ceinture, une arme qui brillait d'un entretien qui devait approcher l'obsession: les dalles du Palais impérial étaient moins polies que le fourreau. Inuzuki et les deux autres soldats s’étaient inclinés brièvement, signe qu'ils étaient dans la même unité.

- Et bien alors Hira, je m'absente cinq minutes et tu te fais dérouiller par un jeunot?

Une grimace se dessina sur le visage de Keiro: il n'avait absolument pas eu l'intentiopn d'humilier Hira de quelque façon que ce soit, encore moins de lui attirer des réprimandes de son officier supérieur. Il ne regrettait pourtant pas son geste: c'était des détails anodins du genre de la leçon qu'il avait inculqué au vétéran qui sauvaient des vies sur le champ de bataille. Rien de mieux qu'un bon coup pour assimiler une leçon de la bonne façon.

- Je...
- Détend-toi, il n'y avait pas d'autre issue possible. Je vous ai vu, sa technique était trop particulière pour être contrée à ton niveau, tu n'as pas à t'en vouloir... Mais bon, vous serez tout de même tous les trois de corvée...

La grimace de Keiro s'élargit. Merde, lui et sa grande geule. Avant même d'être enrôlé il causait déjà des problèmes aux autres soldats. C'était bien parti... Il étudia intensément le visage du capitaine pendant quelques secondes. Les traits lui disaient quelque chose... Son père lui avait faite rencontré des milliers de personnes, il était impossible de se souvenir de tous.

- Mais... A vos ordres.
- Marame-sama, laissez-moi donc ce garçon, je m'en charge.
- C'est vous qui voyez, capitaine... Tu peux suivre le capitaine Kenichi... Suivant!

Le bâtard haussa un sourcil à la demande de Kenichi - qui ressemblait plus à un ordre enveloppé de velours qu'autre chose. Deux possibilités se présentaient maintenant: soit l'officier allait le réprimander pour le combat d'entraînement, soit il allait accélérer l'incorporation de Keiro dans l'armée. Si le premier cas se présentait, le bushi avait l'intention de tout simplement partir sans le laisser terminer ses phrases. Un tel manque de respect flagrant lui ferait un ennemi de plus, mais il s'en foutait. Il n'avait pas de temps à perdre avec de telles imbécillités. Il avait neuf ans d'absence à ratrapper, neuf ans qui auraient dù être au service de l'Empire et chaque seconde qu'il ne passait l'arme à la main sur le front était un crime de plus contre ce qu'il s'était juré de protéger par tous les moyens à sa disposition. Car l'Empire était tout ce qui lui restait. Ses amis d'enfance étaient morts ou en esclavage, consummés par les vives flammes du chaos et du désordre que représentaient les bandits qui avaient saccagé son village de naissance. Sa famille? Il était le dernier des Hagane, même si on ne lui reconnaissait pas le nom, et son côté maternel avait été éradiqué pendant le sac du village. Sa maison... Il n'avait plus de maison, plus d'endroit où revenir. La simple pensée de revenir à son village natal était comme un sceau au fer rouge appliqué sur sa peau nue. On avait détruit tout ce qui lui était cher, tout sauf une chose: l'Empire Asahi. L'Empire était la seule chose qu'il pouvait déefendre, la seule chose en laquelle il pouvait encore croire. N'était-il pas inutile de s'attacher aux humains? Ils meurent si facilement... Et rien ne peut les faire revenir, ni les larmes ni les cris de rage. Alors il ne servait à rien de s'énerver, le monde irait ainsi quoi qu'on fasse. Valait mieux se laisser couler avec le courant du temps, jusqu'a ce que la mort vienne nous chercher à notre tour. C'était ce qu'il avait réalisé devant la tombe de son cousin, de la personne qu'il aimait plus qu'un frère. Et depuis il souriait nonchalamment sans se tracasser ou se presser. Mais il restait une chose sur laquelle il était incapable de faire un compromis, de se détacher avec indifférence: l'Empire. C'était plus qu'un territoire, une façon de vivre, plus qu'un Empereur. C'était un principe. Et un principe ne meurs que lorsqu'on cesse de croire en lui et de le défendre. Alors sous la couche de nonchalance, d'indifférence et d'ironie, il restait encore un noyau plus dur que la pierre et plus glacial que l'hiver. C'était c noyau qui l'avait fait décapiter l'homme qui parlait de trahison dans la taverne des cartiers pauvres, sans hésitermême une fraction de seconde... Le bushi suivit le capitaine qui se dirigea vers un coin qui ressemblait à un petit verger et se laissa tomber au pied d'un cerisier en fleurs. Keiro s'accroupit en face de lui, silencieux.

- Hagane hein? J'ai servit sous ton père. Je t'épargne toutes les formules de politesse du genre "c'était un grand homme, blablabla...", vu que je n'en pense pas un traître mot. Tu ne te souviens sans doute pas de moi, mais moi bien. J'étais assigné au palais durant trois ans, j'étais encore soldat à l'époque. Je faisais pas partie de la garde personnelle de ton père, mais je devais surveiller le palais. Quelques fois j'assurais la sécurité lorsque tu t'entraînais avec ton cousin... J'ai été réaffecté lorsque ton père passa l'arme à gauche, ce fut la meilleure réaffectation de ma carrière. J'ai enfin pu prouver ma valeur au combat, et aujourd'hui, me voilà capitaine... Bon, je vais pas tourner autour du pot. Je ne sais pas ce que tu es revenu faire dans nos rangs, et à vrai dire je m'en moque. Je lis de la motivation dans tes yeux et ton style de combat est interessant, et c'est tout ce qui m'importe. Il y a donc une place pour toi dans mon unité. Si ça t'interesse, tu peux aller voir Hira, et lui dire que je t'ai intégré à l'unité. Il te briefera sur notre mission en cours, nous partons demain à l'aube. Si ça t'interesse pas, tu peux retourner dans la file pour revoir papy grincheux... Voilà, tout est dit. A toi de voir, donc.

Un sourire narquois naquit sur le visage du bâtard au début du discours et continua à s'élargir au fur et à mesure que le capitaine continuait de parler. Enfin quelqu'un qui disait ce qu'il pensait. Alors cette qualité n'était pas encore complètement disparue. Et il savait pourquoi le visage lui disait quelque chose: l'homme le gardait pendant qu'il s'entraînait avec Haku. Haku... Le visage du guerrier s'assombrit, comme il le faisait toujours à la mention du nom de son cousin - ou plutôt aux souvenirs qui venaient avec. Mais il avait pris sa décision. Avec un salut ironique au capitaine, il se releva et tourna les talons.

- Hagane? Alors!?!

Le bushi réprima un autre sourire paresseux et en se dirigeant vers l'arène où un peu plus tôt il avait affronté Hira, il lança par-dessus son épaule.

- À demain, capitaine.

Tout ce qui avait besoin d'être dit l'était. Empruntant une série couloirs, il finit par aboutir dans l'arène sans avoir à sauter comme la dernière fois. Hira était en train d'enlever son armure pendant que ses deux compagnons finissaient de ranger les armes d'entraînement.

- Revenu me narguer, Keiro? lança Inuzuki d'un ton amusé.
- Non, mais j'ai l'insigne honneur de t'annoncer que tu va devoir supporter ma tête pour longtemps: le capitaine m'a intégré à l'unité.

Un large sourire se forma sur le visage de Hira sous le regard perplexe du bâtard.

- Kyo, je veux les dix pièces d'or demain ou la somme est doublée...

Un des deux autres escrimeurs lâcha un juron sonore et décocha un coup de pied dans le ratelier de sabres. Encore plus perplexe, le bâtard regarda Hira d'un air interrogateur.

- Kenichi fait pareil avec tous les guerriers qui l'intéressent, il n'accepte presque jamais les transferts officiels. J'imagine qu'il t'a envoyé pour que je te résume la mission?
- En effet.
- Bon, ce n'est pas très compliqué à vrai dire. Au centre du front actuel maintenu par l'Empire contre les troupes du Conglomérat se trouve le village de Santu. Ce n'est pas un point stratégique majeur, mais il est pratique pour l'armée qui le possède car il permet de lançer des raids sur les routes d'approvisionnement ennemies. Or ce village a été pris il y a trois jours par les troupes du clan Nijii, nouvellement formé - ce sont des vassaux du clan de Haoh Takane, le shogun actuel. Il doivent encore faire leur preuves et on manifestement décidé de le faire avec panache. Le village lui-même est divisé en deux parties séparées par une rivière surplombée d'un pont en pierre. Les eaux ne sont pas très profondes mais suffisament pour empêcher un homme en armure de traverser: on va donc devoir prendre le pont lui-même... Notre objectif est d'éliminer les troupes du Conglomérat qui tiennent le village, pas de tenir l'endroit: nous seront relevés par des troupes moins aguerries pour cette tâche. Côté effectifs, ils ont selon nos espions une quarantaine de guerriers, dont la moitié sont des recrues fraîchement levées de la campagne. Le village lui-même a été déseté par ses habitants depuis belle lurette, il ne devraient donc pas avoir d'effectifs supplémentaires. Nous sommes trente-cinq en te comptant, mais tous des vétérans. Ils n'ont pas de ninja à ce que nous sachions, ce qui simplifie la tâche énormément. Comme le capitaine te l'a probablement déjà dit, nous partons à l'aube pour pouvoir arriver demain soir. Nous mènerons une attaque nocturne, à ce que j'ai compris. C'est tout. Nos baraquements sont le septième bâtiment à partir de la gauche, le couvre-feu est à minuit. Tout compris?
- Parfaitement. Je passe me chercher un arc à l'armurerie et je vais me coucher, bonne nuit.

Au moment où il allait joindre l'acte à la parole, Keiro fut interrompu par un des compagnons de Hira, le dénommé Kyo.

- Inuzuki, c'est ton jour de chance... Devine qui nous rends visite?

Keiro se retourna en même temps que Keiro et vit une magnifique jeune femme en kimono vert se diriger vers eux. Hira se redressa aussitôt, dans un futile effort pour avoir l'air plus grand.

- C'est qui, Hira?
- Minami, la mangeuse d'hommes au coeur le plus froid de ce monde... Une déesse.

Keiro réprima un éclat de rire.

- Elle est venue céder à tes "charmes virils"?
- J'en doute étant donné notre dernière rencontre. En plus c'est une ninja...
- L'argument sous-entendu par ce commentaire étant?...
- Pas sur, je te reviendrai là-dessus.

Avec un grand sourire ironique, Keiro tourna les talons. Où était donc cette saloperie d'armurerie?

HRP: bon, plus du remplissage qu'autre chose, mais je manquais un peu d'inspi^^ dsl pour le retard, je vais essayer de ratrapper ca.
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Le Soleil de l'Empire ne se couchera jamais.
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Minami
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PostPosted: 13/04/2007 02:57:25    Post subject: Centre de formation Reply with quote

[HRP] J'étais pas sur de quel genre de baraquements tu parlais, j'ai donc fait comme si c'était des baraquements militaires où les soldats dorment durant leur périodes de service... Enfin, tu me corrigera si je me trompe mais les baraquements les plus courant sont ceux là ^^

P.S.: J'adore la cruauté de mon perso XD Dieu que j'aime RP avec!!! [/HRP]


Le sourire de Minami ne manqua pas de s’élargir en voyant la stature de Hira se relever vainement dans un le but de se rendre plus attrayant aux yeux de la ninja. Elle l’aurait déjà pris plus en considération s’il avait réussi à vaincre le bâtard. S’étant fait battre alors qu’ils étaient à trois contre un, c’était pas très gratifiant. Enfin, la technique inhabituelle du fils de l’ancien empereur était certes utile en combat en mêlée, mais bon, ce n’est pas avec ce genre d’excuse qu’on se rattrape aux yeux de Minami Cœur-de-pière. En marchant vers les hommes, elle commença à se demander quel jeu elle devrait jouer, quel rôle prendre. Cette question elle se la posait à chaque fois qu’elle rencontrait quelqu’un, autant jouer le même rôle qu’elle avait joué avec Hira, c’est à dire, elle même. En fait la présence de ce dernier la forcerait à présenter sa vrai nature puisqu’il la connaissait. Si elle jouait un jeu, il se douterait qu’elle n’a pas été muté pour les raisons qu’elle clamerait. Les seules personnes à avoir eu la chance, ou la malchance pour la majorité, d’avoir connu la vrai personnalité de Minami sont ses victimes qui finissent égorgé ou empoisonné, son unité ninja, Kayli et quelques autres soldats, dont Hira, qui avaient les yeux plus gros que la pense. Prenant donc sa démarche habituelle, déhanchement aguichant ponctué d’un sourire invitant et d’un regard à glacer le sang qui laisse voir que la drague ne sera pas facile mais qui invite à l’essayer. C’est comme mettre un fromage sur une trappe à souris en laissant un écriteau bien visible qui dit : « Attention! c’est un piège! » Là par contre, ils sont assez intelligent pour lire l’affiche, mais l’appât semble si délicieux qu’ils ne peuvent résister et tous, comme si l’écriteau n’existait finalement pas, se font prendre au piège au plus grand des plaisirs de Minami qui s’amuse follement à les regarder se tordre de douleur sous le courroux de leur fléau. Dieu que c’est beau d’être une femme!

Pour le moment, elle devait simplement se rendre à Hira, mais il était important pour sa mission de prendre contact avec Keiro et elle se prépara mentalement à lui adresser la parole. En marchant vers lui, elle lui fit un des plus beau sourire et le détailla physiquement. Il n’était pas laid, même beau au goût de la ninja qui n’aimait pas les hommes qui avaient la même attitude qu’elle envers le sexe opposé, une attitude de dominance, comme s’ils croyaient que toutes les filles étaient à leurs pieds, exactement comme Minami qui elle SAIT qu’elle a les hommes au creux de sa main, de joli petits coqs qu’elle peut faire japper comme bon lui semble. Oh elle n’exclu pas que certains hommes peuvent résister à ses charmes, mais il s’agit là des quelques exceptions qui normalement ont une idéologie, une utopie à réalisé ou tout simplement un rêve, le genre d’homme que Minami peut accepter dans son lit sans le tuer après. Keiro était issu d’une famille noble bien que détruite, c’était déjà un bon point dans l’estime de Minami, en imaginant qu’il avait l’intention de rétablir la noblesse de sa famille. Sa démarche semblait assuré et détendu, du genre « je sais où je vais mais je suis pas pressé. » Décidément intéressant ce petit Hagane. Elle fini par arriver près de lui, elle avança directement sur lui, s’arrêtant en même temps que lui à un mètre.

- Jolie technique de combat, vous avez un bon potentiel dans cette armée. Au plaisir de vous revoir bientôt.

Reprenant son chemin après un bref salut de la tête, elle se planta devant Hira qui était aussi raide que dépourvu de la faculté de parler. Son compagnon, Kyo, semblait amusé de la situation. Pas qu’il était insensible au charmes de Minami, elle savait très bien qu’elle l’intéressait, Hira le lui avait déjà dit, mais après les râteaux surprenants qu’il s’était pris, Kyo a dû laisser tomber et préférer regarder Hira souffrir de lui même. En fait, Minami avait plutôt l’habitude de donner le râteau à l’homme en question et lui demander de marcher dessus, c’était encore plus drôle, si non elle le prenait et le frappait avec, tout aussi surprenant. En arrivant, Minami entra dans son demi-jeu. Elle gardait son véritable personnalité mais elle devait faire attention de ne pas trahir ses réelles intentions.

- Avant que tu ne me poses la question, j’ai été réaffecté provisoirement dans ton unité pour votre mission affin de vous assister comme éclaireur et acquérir des informations possibles sur le conglomérat, c’est le général qui en a fait la demande. Bon, alors, ce briefing? Je dois tout savoir pour bien coordonner mes missions solos.

- Un mot, Santu.

- Oui ça je le savait, le général m’a pas envoyé ici sans rien savoir, c’est justement pour acquérir des informations sur ce nouveau clan, les Nijii, que je suis là. Ce que je veux savoir ce sont les détails de l’opération.

En vérité, Minami ne savait pas que c’était leur mission, mais elle connaissait les nouvelles politiques, faisant parti d’une des unité d’espions la plus réputée de l’empire, normal qu’elle se tienne au courant de choses si importantes. On voyait ici l’utilité de ces informations. Hira, piqué au vif, balbutia quelques paroles incompréhensibles, au plus grand amusement de Minami et Kyo, avant de finalement retrouver l’aisance – si on peut appeler ça une aisance – qu’il avait précédemment.

- Eh bien, ce sera une attaque nocturne, si j’ai bien compris. Nous partons demain matin, à l’aube, de façon à arriver le soir.

- Si j’ai bien compris? Tu es en train de me dire que tu ne sais même pas les détails que tu devrais normalement être en mesure de connaître?

- Eh bien je… ajesez… c’est que c’est supposé âtre une attaque nocturne mais il peut y avoir des changements!

- Belle tentative de rattrapage, mais bon, tu es chanceux, je sais que c’est supposé en être une.

Minami adorais piquer au vif les hommes qui avaient une positions « supérieure » à elle. Là, Hira aurait pu répondre pour la piquer à son tour que selon sa réputation de ninja, elle devrait déjà savoir tout ça. Par contre, Hira était en ce moment entièrement intimidé par la demoiselle de ses rêves, trop pour trouver le moyen de répondre. Minami décida de l’achever.

- Bon, votre baraquement est le septième à partir de la gauche c’est ça? Je devrais prendre une douche avant de partir, pourquoi pas maintenant. Elles sont communes dans ce baraquement je crois non? Ce serait dommage que sois surprise en train de me laver, qui sait ce que je pourrais faire à l’intrus!

L’expression de Hira, qu’il partageait avec Kyo cette fois, était des plus délectable. Elle savait très bien ce qu’ils pouvaient penser, rêvant d’aller la trouver sous l’eau mais sachant très bien qu’elle ne se priverait pas de les tuer s’ils avaient l’impudence de la suivre. Quelle torture, de savoir ce corps magnifique, nue, dans une douche commune mais savoir qu’ils ne vivraient pas assez longtemps pour en profiter s’ils tentaient quoi que ce soit. Elle aurait tout aussi bien pu leur dire qu’elle devait se changer et donc de se retourner pour ne pas qu’ils regardent. Évidemment, elle prendrait réellement sa douche, mais chez elle. Elle n’avait pas l’habitude des baraquements mais elle s’y ferait pour cette fois.

Minami prit la direction du baraquement pour réserver un lit. Elle en vit un avec les affaires de Hira. Ah et puis pourquoi pas, elle pouvait bien le taquiner un peu plus. Elle prit toutes les affaires du soldat et les changea de place pour le lit juste à côté, ce serait comique de voir sa réaction, surtout si elle lui demandait de dormir dos à elle parce qu’elle n’aimait pas se faire observer lorsqu’elle dormait… Ah et puis nha, si elle continuait comme ça, elle perdrait son poisson. Même les plus persistants laissent tomber l’appât s’ils se piquent trop souvent à l’hameçon. Elle replaça donc les affaires du soldat à sa place et chercha des yeux où elle pourrait se mettre, le mieux serait près de Keiro mais il n’était visiblement pas encore passé par là. De toute façon, elle aurait une journée entière de marche à passer avec lui si elle le désirait et c’était le cas, pour sa mission et aussi pour rendre Hira jaloux, surtout qu’il avait raison de l’être. Elle prit alors le lit le plus éloigné et décida de jouer le tour à Hira jusqu’au bout et alluma l’eau d’une douche, simplement pour mouiller le sol de façon à ce qu’il croit qu’elle avait réellement pris sa douche ici.


Elle retourna chez elle, pris la douche qu’elle s’était promise et prépara son équipement. Elle emmènerait ses katars, quelques armes de jet, un wakisashi, toujours pratique pour les assassinassions discrètes, directe et silencieuse, et ses protections d’avant-bras. Elle prit aussi une armure légère au cas où elle devrait sauter elle aussi dans la mêlée. Elle emmena le tout au baraquement et mit le tout à sa place avant de commencer à chercher de quoi tuer le temps d’ici le lendemain. Elle ne savait pas où ce Keiro était allé et n’avait pas l’intention de le chercher, elle le laisserait venir, il n’avait pas le choix de passer par ici avant le début de la nuit. Elle prit donc une pierre à aiguiser, il y en avait toujours dans les baraquements, et la passa sur ses katars, son wakisashi et ses kunais. Dieu qu’elle aimait son travail!
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Keiro Hagane
Empire Asahi

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Joined: 21 Feb 2007
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PostPosted: 23/04/2007 04:48:37    Post subject: Centre de formation Reply with quote

Bon, c'est la dernière fois que je me fie à mon "légendaire" sens de l'orientation.
Cela faisait maintenant près d'une heure qu'il se promenait sans savoir exactement où il était, dans le dédale des couloirs et tunnels du Centre d'Entraînement. On lui donnait des directions sur où il était supposé trouver l'armurerie régulièrement, mais le destin semblait s'acharner à l'envoyer dans la mauvaise direction. Il envisagea se s'asseoir en signe de protestation aux Dieux, mais se dit après réflexion que cela ne ferait probablement qu'empirer la situation. Keiro se fit la réflexion qu'il ne devait pas aller à l'armurerie, mais laisser l'armurerie venir à lui. Mais devait-il s'asseoir? Nah, cela réduisait encore plus les chances que sa stratégie désespérée marche - et il fallait avouer qu'elles n'étaient pas très élevées à la base. Le bushi prit une grande inspiration et ferma les yeux, puis marcha devant lui au hasard pour environ dix minutes, ne croisant personne. Lorsqu'il rouvrit les yeux, il était deux mètre derrière son point de départ. Il entendait les Dieux se poiler d'ici. Il prit un couloir à gauche et essaya la même stratégie, se retrouvant cette fois-ci dans un autre endroit, un qu'il n'avait pas encore exploré.
Déjà un progrès.
Un homme sortit d'une porte à sa gauche, à son grand plaisir. Keiro l'arrêta et lui demanda la direction de l'armurerie, qui se révéla être au bout du couloir. La pièce était remplie de rateliers et d'étagères, tous pleins d'armes et de projectiles, la majorité véritables, même s'il y avait une section pour les armes d'entraînement. La pièce était extrêmement bien fournie et organisée, on aurait pu mener une petit guerre avec le matériel militaire accumulé dans ce coin obscur du Centre. L'Empire n'avait jamais lésiné sur le matériel militaire, on devait lui accorder cela. Il aurait peut-être du perfectionner un peu plus de matériel agricole, mais la vie était ainsi. de toute façon ils en apprendraient plus sur l'agriculture lorsqu'ils auraient annexé l'Empire Shuo, d'ici là les paysans n'avaient qu'a continuer à donner naissance à des soldats, puis à les nourrir. Pour que le Soleil de l'Empire Asahi se remette à briller aussi fort qu'autrefois, lorsqu'il contrôlait le Continent entier et était en passe d'en annexer un autre. Fouillant les rateliers, le bushi trouva un bon arc solide. Il n'était pas neuf, au contraire il était usé par une utilisation régulière, mais le bushi le préféra aux armes neuves. L'utilisation avait déjà assoupli le bois, ce qui faciliterait le tir de vitesse, forme de combat qui serait à privilégier dans une bataille rangée comme celle qu'il allait avoir à combattre. Il n,avait pas le temps de "briser" le bois d'un arc neuf, il partait à l'aube. Pour finalement faire couler le sang des ennemis de l'Empire, pour finalement suivre la voie que ses ancêtres avaient tracé pour lui à travers les âges. Bâtard ou non, il rétablirait le nom des Hagane. Et un jour la bannière à l'Aigle Doré ferait courber la tête de ces ordures de fonctionnaires qui se séparaient actuellement les propriétés de sa famille. Mais pas encore... Pour l'instant, il prendrait son mal en patience, il était inutile de se presser sur cette voie. Il avait toute sa vie pour l'emprunter, et s'y précipiter était le plus sûr moyen d'échouer. Passant l'arc par-dessus son épaule, le bushi ramassa deux carquois de flèches et sortit de l'armurerie de son même pas nonchalant. Bon, il avait atteint l'armurerie, c'était déjà quelque chose. Maintenant, comment revenait-il aux terrains d'entraînement? Keiro poussa un long soupir à fendre le coeur. Il n'était pas sorti du bois...
Mais l'espoir revint sous la forme de Hira qui apparut à l'extrémité du couloir, l'air hargneux et frustré. Il récupéra son sourire en aperçevant le bâtard.

- Tu as déjà vidé tes premiers carquois? Tu es rapide, Keiro.

Le bushi se gratta l'arrière de la tête et lâcha ce qu'il avait fait pendant la dernière heure d'un air pas gêné le moins du monde, sous le regard stupéfait puis hilare de Hira.

- T'inquiètes, tonton Inuzuki va te guider jusqu'aux terrains d'entraînement, j'y vais aussi de toute façon.
- Pourquoi? Tu ne viens pas de t'exercer toute la journée?
- Disons que depuis on m'a donné une dose de frustration à extérioriser.

Keiro réprima à peine son éclat de rire, tentant sans succès de le camoufler en éclat de rire sous le regard mi-figue mi-raisin d'Inuzuki. Le lien était facile à faire entre la personne dans les mains de qui il l'avait laissé et son état actuel.

- C'est la fameuse Minami qui te donne du fil à retordre? Tes fameux "charmes virils" restent sans effet?
- Kyo me nargue déjà assez - bien qu'il aie été pire que moi il y a quelques mois, le maudit hypocrite - tu peux arrêter tout de suite.
- Bah, on ne peut gagner à tous les coups...
- Je dois te tenir la main pour que tu ne te perdes pas en remontant?
- Je voudrais pouvoir répondre avec sarcasme à ça, mais considérant comment j'ai passé la dernière heure j'opte pour un profil bas.

Hira lâcha un gloussement et attrapa un carquois avant de ressortir de la pièce, se dirigeant vers la porte de droite du couloir. Une vingtaine de secondes plus tard, les deux guerriers étaient à la lumière du soleil d'après-midi. Inzuki se dirigea vers une long terrain vague qui se terminait par une vingtaine de cibles à diverses distances.

- Alors, Keiro, montre moi ce que tu as dans le ventre au tir à l'arc, lâcha Hira d'un ton traînant.

Le bâtard sourit. Il avait toujours été un archer plus que décent, même si sa spécialité était le combat au corps à corps. Il détacha ses fourreaux de sa ceinture, déposant ses katanas à terre. Les armes ne pouvaient que le gêner dans son mouvement et n'aidaient pas à l'entraînement, autant les enlever. Il sortit son arc à double-courbure et encocha une flèche, visant la cible la plus proche. Prenant instinctivement en compte la poussée du vent, il décala légèrement son tir et laissa partir la flèche. Le projectile partit en sifflant et se ficha en plein dans la tête du mannequin de paille attaché à un poteau.

- Pas mal, mais même une recrue peut faire pareil sur la première cible. Vise la dernière, on va voir si tu peux refaire ça.
- Tsss, Hira, tu doutes de mon talent?
- Loin de moi cette idée, votre seigneurie, je vous demande simplement de m'éblouir par vos tirs sublimes...
- J'exaucerai ta demande, serviteur.

Encochant une autre flèche, Keiro visa le mannequin que lui avait désigné Hira, prenant son temps pour viser. Relâchant la flèche avec calme, il regarda le projectile filer et s'enfoncer dans la poitrine de la cible. Un très bon tir, pour une cible à cette distance. Il n'était pas si doué au tir à l'arc d'habitude, c'était une bonne journée.

- Bats donc ceci, mon petit Inuzuki...
- À vos ordres, votre seigneurie, lâcha le vétéran d'un ton exagérément servile.

Le vétéran au visage basané et couvert de cicatrices fixas on carquois sur son épaule de façon à pouvoir sortir les flèches de façon rapide et sans effort. Il sembla se concentrer un instant, puis murmura un mot. Il encocha alors une flèche à une rapidité stupéfiante et la laissa partir aussitôt, puis en encocha une autre, la laissant partir à son tour. Il encocha puis tira en tout une vingtaine de flèches, avec une rapidité et une grâce stupéfiante. Lorsqu'il eût terminé de tirer, un moment de silence plana alors que Keiro regardait les cibles qui avaient toutes une flèche dans la tête, placée avec un visé impeccable. Le tout en une trentaine de secondes. Un visé et une rapidité inhumains. Fouillant dans sa mémoire, Keiro se souvint avoir entendu de quelque chose de ce genre.

- C'est cela le "Shikai"?
-Ouaip. C'est cela la différence entre nous, Keiro: tu es un guerrier, un homme du corps à corps. Je suis un archer dans l'âme. Et le meilleur de notre régiment, accessoirement. Sauf peut-être le capitaine, mais je ne l'ai jamais vu tirer à l'arc. Mon problème, c'est le katana: je ne suis bon qu'en défensive. Mais bon, je n'ai qu'a m'arranger pour que personne ne réussisse jamais à m'approcher, ajouta-il avec un sourire carnassier.
- Alors j'ai une proposition à te faire Hira: apprends-moi à tirer à l'arc, je t'initierai aux subtilité du katana. Si on veut survivre à cette guerre, nous aurons besoin des deux compétences.
- Pourquoi pas... Tu as un bon talent de base, il te manque seulement de la technique et de la pratique, beaucoup de pratique.
- C'est comme cela que tu es devenu aussi bon?
- J'ai... j'ai eu mes propres motivations, comme je suis sur que tu as eu les tiennes pour devenir ce que tu es au katana. Alors, pour revenir à la technique...

Comprenant que Hira voulait changer de sujet, Keiro se concentra sur l'entraînement. Il travailla pendant tous l'après-midi avec le vétéran, se faisant apprendre quelques subtilités qui lui seraient utiles sur le champ de bataille, notamment sur la façon de tirer sa flèche pour qu'elle fasse le moins de bruit possible, ce qui serait pratique la nuit prochaine. Vers la fin de l'après-midi, il avait fait des progrès palpables et tirait déjà un peu mieux, même si ce n'était rien de spectaculaire comme la démonstration de force d'Inuzuki. Ils prirent une pause et allèrent chercher de l'eau au puits de l'autre côté de la cour.

- Alors, qu'est ce qu'elle t'as fait la briseuse de coeurs pour te frustrer autant?
- Pas grand-chose, c'est moi qui me suis mis à bégayer comme un âne bâté devant elle. Et bégayer devant Minami est comme boîter devant un prédateur, ca termine mal.
- Arh, elle ne peut pas être si pire que ça. Elle avait presque l'air sympathique.
- Je suis sur qu'elle peut en avoir l'air, et son corps damnerait un saint. Mais elle a un de ses esprits... Elle s'amuse de la frustration des hommes. Tu sais ce sentiment lorsqu'une femme te dis non?

Keiro réfléchit un moment.

- Non, à vrai dire cela ne m'est jamais arrivé que je me souvienne.

Hira éclata franchement de rire.

- Bon, tu n'es pas exactement une référence alors. En résumé, elle joue avec les autres comme un chat joue avec une souris.
- Bah, n'est-ce pas le cas de toute les jolies femmes? Il faut juste savoir jouer le jeu de la façon que ça nous arrange, lâcha le bâtard d'un ton amusé. On retourne à l'entraînement?
- Pour que je te démolisse encore? Avec plaisir.

Ils continuèrent l'entraînement intensif pendant un deux heures supplémentaires, travaillant la technique de façon presque obsessionelle: Hira n'était satisfait de rien de moins que la perfection. Lorsque le soleil se coucha, Inuzuki annonca en avoir assez fait pour la journée: il voulait être en forme pour la marche du lendemain. Mais avant de partir, il se retourna, d'un air un peu troublé.

- Keiro?
- Oui?
- Méfie-toi de Minami.
- Pourquoi?
- Un transfert aussi subit qui coincïde avec ton arrivée... C'est louche. Le capitaine ne prends que rarement les transferts, même temporaires...
- Et si le général tenait vraiment à ce que des ninjas nous supportent dans la mission, il aurait envoyé un escadron complet, je sais.
- C'est pas tout. Minami est une des ninjas les plus prometteuses de l'Empire, c'est connu dans toute l'armée. Ils n'auraient pas affecté quelqu'un de ce genre pour une mission si peu importante.
- T'inquiètes, Hira. je suis capable de m'occuper de moi-même. Et je m'y attendais un peu, je suis quand même parti neuf ans.
- Qu'as-tu fait pendant ces neufs ans, Keiro?
- Pas assez, lâcha le bâtard d'un ton amer.
- Bon je rentre, tu viens?
- Non je reste m'entraîner encore un peu.
- Pourquoi? On a fait beaucoup déjà.
- Je suis pas assez fort, Hira. Il y a des gens dans ce monde qui peuvent me bouffer pour leur petit déjeuner sans aucun effort. Et plus jamais je ne serai faible, fit le bushi avec une étincelle impitoyable dans les yeux.

Le vétéran hocha la tête et partit vers les baraquements. Keiro reprit son arc et se remit à l'entraînement à la lueur des torches, tirant coup après coup avec une patience inlassable. À chaque flèche qui partait, l'image de Haku lui revenait à l'esprit. Il tirait presque avec rage, lâchant des jurons à en faire rougir un marin lorsqu'il manquait sa cible, même d'un cheveu.
Tu as du te sacrifier pour moi parce que j'étais trop faible, mon frère. Mais maintenant plus jamais personne ne mourra à cause de mon incompétence. Plus jamais.
Il arrêta lorsque ses muscles n'étaient plus capables de fournir l'effort, lorsqu'il atteint sa limite. Ramassant son arc et sortant ses flèches de leur cible, il repartit vers les baraquements qui étaient à moins d'une minute de marche. Le septième, c'était celui que lui avait indiqué Hira. S'approchant du bâtiment il remarqua la fameuse Minami assise sur une pierre, en train d'aiguiser ses armes d'un air indéfinissable. Il prit la peine de l'étudier un moment. Il était vrai qu'elle était d'une beauté rare, il était compréhensible qu'elle trouble autant Hira. Il émanait d'elle la même chose qu'il émanait d'un prédateur, d'un animal qui ne vivait que pour la chasse. Il s'approcha d'un pas nonchalant, son visage redevenu un masque d'indifférence et de calme. Il lâcha quelque chose d'un ton calme, relaxé en passant à côté d'elle. Les mots étaient clairement distinguables.

- Mes compliments aux services de renseignement de l'Empire. Je ne suis de retour que depuis deux jours.

Puis il entra dans les baraquements, refermant la porte derrière lui.
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Le Soleil de l'Empire ne se couchera jamais.
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Minami
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PostPosted: 12/05/2007 08:04:06    Post subject: Centre de formation Reply with quote

[hrp] Désolé pour l'attente et le RP merdique, mais bon >.> on a tous nos passes comme ça je crois.[/hrp]


Cela faisait longtemps… Trop longtemps… Elle attendait depuis… en fait elle n’avais pas compté mais avec son caractère impulsif et souvent impatient cinq minutes étaient déjà un fardeau, pas comme son frère qui pouvait attendre des heures durant qu’un événement précis arrive, rien d’autre qu’une perte de temps. Au moins, elle, elle prenait le temps de remettre en état ses armes. Ses kunais et shurikens étaient devenu plus tranchant que le diamant, son wakisashi plus vif et brillant que la lune de ces idiots de Shuo qui voyaient leur emblèmes vénéré dépassé en beauté par une arme des plus banale simplement en l’aiguisant soigneusement… Si c’était ça le secret du bonheur Shuo… Normal que tout le monde soit heureux avec des aussi petits but qui ne les mènes à rien d’autre que ce qu’ils sont présentement, des paysans. Elle allait entamer ses Katars quand – ô joie – Hira venait lui rendre une petite visite.

Lui faisant son sourire le plus accueillant – c’est à dire aussi traître et mystérieux que ce foutu Shingen et aussi invitant que le salut du soleil – Elle déposa ses armes à côté d’elle et se leva, signe qu’elle n’avais pas l’intention de le laisser partir sans s’amuser un peu avec son jouet favoris, mais à faire attention de ne pas le briser trop tôt. En fait, Minami aimait bien la persévérance d’Hira, c’était signe qu’il avait beau être faible à l’épée et nul avec les filles, ce n’était pas un faible d’esprit. Conclusion, un jouet de qualité, durable et garanti qu’il ne lâchera pas prise avant satisfaction, le genre de jouet que Minami peut accepter, sous certaines conditions, dans son lit pour une nuit, histoire de le récompenser pour son endurance et assouvir certains besoins humains qui sont présents aussi pour la ninja. Par contre, Hira avait du chemin à faire avant d’atteindre ce stade, la femme fatale avait encore tout son temps devant elle pour l’agacer.

- Tien tien! Mon cher Hira! Je suis contente, personne ne m’a dérangé pendant ma petite douche. Oh et aussi! J’ai pris le soin de me placer pas trop loin de toi dans le baraquement, avec tous ces hommes autour, j’ai besoin de quelqu’un en qui j’ai confiance pour s’assurer qu’aucun pervers ne profitera de mon sommeil!

- Écoute Minami… Je sais dans quoi tu traîne, je sais pourquoi tu me fais ça, mais arrête. Avec la mission de demain, je n’ai pas envi de jouer avec toi. Tu ne m’intéresse plus, tu…tu me dégoûtes même! Dit-il à la ninja sur un ton mi-agacé mi-effrayé.

Oh non! Son jouet commençait déjà à craquer! Enfin pas tant que ça, c’était évident qu’il disait ça pour tenter de se sauver de son emprise mais il n’avait pas du tout l’air convaincu de ce qu’il disait. Sur le fait qu’il sache dans quoi elle traînait, ça c’était sûre, beaucoup de monde, surtout dans les bars, le savent, ce n’est pas un secret, enfin, pour ce qui a trait à son occupation préféré. Pour ce qui est de ses missions, seuls les hauts placés en savent vraiment beaucoup. Plusieurs rumeurs circulent, certains gradés s’échappent et tout le monde entend une histoire totalement différente ce qui entraîne à une confusion générale et on a l’impression que Minami a trente-huit jumelles, dont une dizaine seulement ont le même nom. Hira devait savoir la vérité. La connaissant, il pouvait départager les histoires idiotes, sans aucune possibilité que ce soit elle et les inventions pure et simple. De plus, son capitaine s’entend bien avec sa capitaine à elle, des compagnons de beuverie en quelque sorte, elle ne savait pas le reste et elle s’en foutait. Pour en revenir à Hira, oui, il devait savoir dans quoi elle traînait. Elle par contre ne savait pas énormément de choses sur Hira dont elle se foutait royalement, mais elle avait appris qu’il était doué à l’arc, adepte du Shikai. Sans réellement l’impressionner, Minami l’admirait sur ce point car bien que difficile à battre au lancé de kunais ou shurikens, elle était totalement incompétente à l’arc qu’elle trouvait plus qu’utile. Mais bon, des archers de première classe on peut en trouver partout alors c’est pas ce genre d’exploit qui pourra suffire à la ninja. Pour le moment, il fallait réparer son jouet avant qu’il ne craque au point de casser.

- Mais voyons! Ne me dit pas que je te dégoûte avec ce jeu! Et moi qui te trouvais persévérant, tu me déçois beaucoup…

En disant cela, elle s’était approché de lui, avait posé sa main sur son torse et lui avait parlé à pas plus d’une dizaine de centimètres de l’oreille. En disant qu’il la décevait, elle se recula brusquement et se retourna, comme pour bouder. Victoire assuré avec le ton qu’Hira avait pris plus tôt, elle le sentit tendre désespérément les bras pour l’empêcher de s’éloigner puis s’arrêta en remarquant ce qu’il faisait. Il cédait encore au jeu de Minami. Agacé et frustré, il entra en trombe dans le baraquement. La ninja sourit. Voilà, aucune craque, il est comme neuf. Bien que du point de vue d’un autre elle aurait manqué son coup car il a résisté, elle savait maintenant pertinemment qu’il ne résistera jamais, peu importe ce qu’il dira ou fera car Minami lui avait volé son cœur et s’amusait à l’écraser de sa main pour le faire battre plus fort, jusqu’au jour où elle le dissèquera pour voir comment il est fait lorsque déchiré en deux.

Se rasseyent, Minami reprit ses Katars. Elle eut le temps d’en finir un et de commencer l’autre avant que Keiro finisse par se montrer. Elle le salua au loin alors qu’il approchait, accompagné d’un sourire totalement amical cette fois, pour l’intéresser à lui parler. Il lui parla, mais pas longtemps et certainement pas ce à quoi elle s’attendait. Elle donna un dernier coup de la pierre à aiguiser en entendant les félicitations pour le service de renseignement, gardant la position pendant qu’il mentionnait qu’il n’était ici que depuis deux jours. N’ayant pas détourné les yeux de son Katar depuis qu’elle les y avait remis après son sourire inhabituellement agréable, le bras tendu devant, figé, avec la pierre dans sa main. Keiro entra après cela et Minami repris son air normal et joueuse en continuant d’aiguiser son Katar.

*Ainsi, il se doute déjà que je puisse être là pour lui… Déjà, c’est évident qu’envoyer une seule ninja aussi subitement dans une unité coïncidant exactement avec son arrivé ne peut laisser place à grandes erreurs. À moi seule je suis aussi efficace en infiltration qu’une unité complète de ninjas et la mission sera simplement une attaque pour reprendre une ville, s’ils veulent des informations, ils feront comme d’habitude, ils en laisserons un ou deux plus haut gradés en vie et les amènerons à ma capitaine pour qu’elle les confient à un interrogateur. Oui, il avait tous les éléments pour savoir donc inutile de le lui cacher plus longtemps.*

Finissant un dernier glissement de pierre sur sa lame, Elle l’observa longuement à la lumière du soleil couchant. Dommage, elle ne pouvais pas les laisser aussi brillant, ça se repère trop facilement à la moindre lumière au mauvais moment au mauvais endroit. Elle plongea son wakisashi et ses katars dans la terre pour les noircires et les rangea. Elle entra finalement dans le baraquement, ne faisant pas attention à Hira pour le moment – qui dormait ou faisait semblant de dormir de toute façon – se concentrant sur sa mission. En passant à côté, elle s’arrêta à son niveau et lui parla sans le regarder.

- Ma capitaine s’occupe de la grande majorité des renseignements. Comme nos effectifs sont un peu partout dans l’empire, quelqu’un ayant eut vent de ton départ pour ici a fait passer le mot. Rien qui se fait en terre Asahi passe inaperçu, et je suis normalement la première informé par ma capitaine.

Minami dit la dernière phrase en tournant la tête vers lui, comme pour plus d’impact. À ce moment, ils voyaient la vrai Minami. Son visage était plus froid que la glace mais tout autant envoûtant. Son regard plus percent que les flèches de Hira et plus frappant que la technique à trois épées de Keiro. Son sourire démontrait un sérieux étrangement mêlé à une sorte de folie que ceux qui connaissent la réputation de la ninja peuvent identifier comme une infinie cruauté sadique. En gros, si Hira l’avait vu comme ça il aurait blêmit assez dramatiquement. Elle se situait pas trop loin de Keiro, trois lits plus au fond alors qu’Hira était juste à côté d’elle. Pour le moments, ils étaient les seuls arrivés mais ils ne devraient pas tarder. Elle se mit dos à Keiro et face à Hira qui lui était tourné de dos, volontairement ou pas. Elle se déshabilla sans gêne dans l’angle mort et de dos à Keiro pour enfiler des vêtement plus légers pour la nuit. Si un seul des membre de l’unité a envi de faire un coup à Minami dans une sorte de rituel d’initiation qui l’empêcherait de dormir en paix, elle le ferait amèrement regretter… quoi que le sang a un goût plutôt ferreux, et non amer…
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