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Shala
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MessagePosté le: 21/02/2007 16:21:58    Sujet du message: Centre de formation Répondre en citant

Situé dans les quartiers riches, le centre de formation est le lieu d'entraînement et de perfectionnement des soldats de l'empire. C'est évidemment un passage obligatoire pour tout soldat Asahi, et ce tout au long de sa carrière.
C'est également un point de chute pour les soldats expérimentés, qui peuvent venir ici pour recevoir une nouvelle affectation pour une éventuelle mission...
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MessagePosté le: 21/02/2007 16:21:58    Sujet du message: Publicité

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Keiro Hagane
Empire Asahi

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MessagePosté le: 25/03/2007 00:14:41    Sujet du message: Centre de formation Répondre en citant

Le bushi laissa son regard tranquille et nonchalant glisser sur les magnifiques façades ornées du cartier riche de Taiyou alors qu'il arpentait ses rues sans se presser, avançant à son rythme sans tenir compte des autres passants. La majorité des demeures du coin étaient les maisons de ville des grandes familles des la noblesse Asahi, ces familles qui se déchiraient silencieusement, à l'abri des yeux du peuple, pour le pouvoir suprême sur l'Empire: le siège de l'Empereur, le Fils du Soleil et Maître de l'Est. Et autrefois, les Hagane avaient fait partie de ces familles, avant leur disparition brutale par exctinction de la lignée. Du moins de la lignée légitime.
Ironique que le dernier descendant de la famille la plus portée sur la pureté du sang de l'Empire soie un bâtard. Mon grand-père doit se retourner dans sa tombe.

Le pouvoir suprême sur le plus grand empire du monde... Voilà ce qu'avaient réussi à atteindre ses ancêtres par le couronnement de son père - même si ces dernières années l'Empire avait perdu beaucoup de terrain contre le Conglomérat. Quelques fous osaient avancer que l'Empire Shuo étaient plus puissant même à l'époque de la Grande Guerre d'Invasion, mais la stupidité et la fausseté d'une telle affirmation était évidente: les Shuo n'avaient fait que se défendre, les Asahi attaquaient. Les Shuo, cet empire de la paix qu'il avait visité pendant sept ans, n'avaient qu'endigué, voire arrêté dans certains cas, le flot de guerriers Asahi. Et repousser les Fils du Soleil leur avait toujours coûté très cher en hommes - pas que cela change grand-chose pour les tacticiens Shuo, qui avaient un réservoir humain quasi inépuisable à leur disposition et ne se privaient pas de l'utiliser. Même lorsque des dissensions sur le continent Est avaient poussé les forces impériales à battre ne retraite jusqu'au détroit de Nisshoku, ces limaces de Shuo n'avait pas lançé de contre-attaque digne de ce nom, seulement quelques razzias suivies de retraites précipitées. Le regard de Keiro sortit de sa rêverie en tombant sur un chemin surplombé d'une arche qui tombait en morceaux. Un nom était écrit sur cette arche, gravé par des lames et des flammes: Hagane. La maison de ville de sa famille. Il y eût un temps... Il y eût un temps où cette arche se serait tenue droite et fière. Mais son père était mort, et un bâtard ne pouvait hériter des biens d'une famille aussi prestigieuse que les Hagane. À ce qu'il avait compris, l'administration de bureaucrates se séparait les terres, possessions et revenus de sa famille comme une floppée de vautours se séparant un cadavre. Que les mains de simples courtisans en faveur touchent au natami des Hagane lui arracha presque un haut-le-coeur. La simple pensée lui faisait presque dégainer son épée. Mais s'il avait appris une chose pendant ses neufs ans de voyage, c'était bien la patience. Pour l'instant, il allait serrer les dents, rentrer ses épaules et baisser la tête. Et personne ne lirait dans le regard de Keiro Hagane l'ambition qui le consummait presque jusqu'a l'obsession: un jour, il rétablirait l'honneur des Hagane. Leur nom reprendrait le lustre antique qui l'avait toujours auréolé de gloire, l'étendard à l'aigle doré flotterait fièrement au vent. Et les soldats au tabard orné de l'aigle lutteraient dans les rangs de l'Empire, pour la gloire des Asahi. Mais il allait devoir attendre, attendre, se taire et apprendre.
Cela aurait été tellement plus simple si j'avais succédé à mon père...

S'il était lui-même devenu empereur... Keiro chassa la pensée pourtant tentante à bien des gens sans la moindre hésitation. Avec un titre aussi important que celui d'Empereur - encore fallait-il qu'il l'obtienne, le foutu titre, ce qui était au mieux douteux - venait des responsabilités que le bâtard ne voulait pas et n'avait voulu que de rares fois lorsqu'il était enfant. Surtout lorsqu'il était avec son père. Teijiro Hagane avait toujours déclenché des élans d'enthousiasme, et sa mémoire suffisait encore à alimenter un amour impitoyable de l'Empire et de l'ordre. Comme celui de Haku entretenait le désir de rétablir les Hagane... Il le devait à celui qu'il avait considéré comme plus que son frère. Bien entendu, il était aussi beaucoup trop paresseux pour vouloir fournir l'effort nécessaire à diriger un Empire, mais cela c'était une autre histoire. Pour l'instant, il allait emprunter la voie qu'il avait choisie il y a bien longtemps, cette voie qui avait été celle de sa famille depuis l'aube des temps: le service de l'Empire. Et Keiro pensait que la mailleur façon de servir l'Empire actuellement était de le faire par les armes: Les ennemis ne manquaient pas. Le Conglomérat Majekidamashii prenait un peu plus de territoire chaque jour et les Shuo s'agitaient sur l'autre continent, il l'avaient senti pendant ses voyages. La guerre était aux portes de l'Empire depuis bien des années déjà, il était temps que le bâtard s'y mette. D'un pas plus rapide, le bushi se dirigea vers le Centre de Formation où il pourrait rejoindre les rangs de l'armée impériale.

Le grand bâtiment de pierre était divisé en plusieurs parties et on redirigea Keiro vers une aile où les bureaux d'enrôlement étaient situés. Un vieux soldat assis derrière un bureaux faisait avancer peu à peu une file de jeune hommes qui voulaient s'engager, notant leur nom avant de les rediriger vers l'unité dont ils faisaient désormais partie. Se mettant en queue de la file de son habituel pas paresseux, le bâtard étudia les alentours et découvrit rapidement que cette aile était adjacente à l'arène d'entraînement des vétérans. Trois hommes en armure se battaient avec de longs katanas de chêne noir, deux dentre eux attaquant le même. L'homme seul se défendait honorablement mais sans succès, ne parvenant pas à faire autre chose que parer les attaques de ses adversaires de justesse. Il ne pourrait jamais gagner s'il ne prenait pas l'offensive. La conclusion évidente arriva lorsqu'il se fit mettre à terre violemment d'un coup à la tête qui fit voler son casque plus loin. Keiro éclata d'un rire franc. Et attira à la seconde même l'attention de guerrier mis à terre. C'était un homme au teint basané et couvert de cicatrices. Il apostropha le bâtard d'un ton hargneux.

- Tu penses pouvoir faire mieux, petit freluquet? Je voudrais bien t'y voir.

Keiro lança un regard à rapide à la queue, puis derrière lui. Il lui restait au moins une dizaine de minutes à attendre et personne d'autre ne semblait arriver pour s'ajouter à la queue. Autrement dit, il avait dix minutes à tuer, et l'homme venait vraisemblablement de lui en fournir le moyen. Les nouveaux étaient bien entendu supposés s'écraser devant les vétérans, mais le bushi n'avait pas été élevé de cette manière. On lui avait appris que les seuls en droit d'être magnanimes sont les victorieux. Autrement dit, s'il se défilait, l'autre était victorieux. Et il n'était pas dans les habitudes de Keiro de perdre. Il descendit dans l'arène de son pas nonchalant qui sembla irriter de plus belle le guerrier basané.

- Apparement tu as besoin d'une démonstration sur comment s'y prendre. As-tu des katanas d'entraînement, tu risquerais de te blesser sur mes lames...

L'homme blêmit et alla chercher trois lames de bois dans un râtelier contre le mur.

- Pas d'armure?
- Je me bats sans.
- Puisque tu es si bon, petit prétentieux, allons-y a trois contre toi.
- Si tu veux. Je doute que ca change quoi que ce soit.

Le bâtard soupesa les trois katana de chêne avec soin puis en glissa une entre ses dents, les deux autres dans ses mains firent un moulinet rapide alors qu'il se mettait en position de combat. Les vétérans le regardèrent d'un air surpris: c'était la première fois qu'ils voyaient quelqu'un se battre avec trois katana. Le style de combat de Keiro, le Santoryu, était unique, sans équivalent ailleurs dans le monde. Il n'avait jamais rencontré quelqu'un qui pratique le même art où quelqu'un ayant entendu parler de quelqu'un d'autre qui le faisait. Les trois soldats se mirent silencieusement en position de combat et se mirent à de déplacer vers les flancs de Keiro, pour l'encercler. Le Bushi resta immobile sans réaction, ne cherchant pas à éviter la manoeuvre. Un sourire mesquin se dessina sur le visage de l'homme basané: entouré, Keiro était fini. Le vétéran s'était inquiété pour rien. Juste au moment où l'encerclement finissait de se refermer sur lui, le bâtard baissa les yeux.

- Katame Washi (Oeil de l'Aigle)

Lorsqu'il releva ses yeux, il firent frissonner le soldat basané: ils avaient la forme et l'intensité de ceux d'un rapace. Sentant les mouvements autour de lui grâce à son ki étendu autour de lui, le Bushi sentit les trois coups descendre. D'un mouvement fluide, il para les trois et pivota violemment sur lui-même, se dégageant sans difficulté et le plat de sa lame frappant le côté du casque de l'un des soldats, l'envoyant bouler plus loin. Avec un sourire carnassier, Keiro engagea le combat. On aurait dit une danse tant l'élégance de ses mouvements fluides était évidente: il déchaînait parade et riposte à une vitesse hallucinante, ses trois armes paraissant chacune animée d'une vie propre, défendant simultanément le dos, le flanc et le front du Bushi et répliquant indépendamment des deux autres avec précision et rapidité. En sentant les mouvements s'approcher, Keiro pouvait caculer la riposte appropriée et envoyer sa lame au bon endroit au bon moment, sans avoir à se retourner. Ses facultés d'analyse combinées à sa rapidité rendaient le combat spactaculaire et le Bushi paraissait les déjouer avec une facilité déconcertante. Parant une attaque de pointe, Keiro fit pivoter sa katana autour de la lame de son adversaire, appliquant un mouvement de torsion qui le désarma. Dans la fraction de seconde qui suivit, le soldat recut un coup violent dans l'estomac de la deuxième lame suivi d'un autre à la tête dans le sens inverse par la troisième. Il tomba, souffle coupé et assomé. Un de moins. Tournant son attention vers les deux derniers soldats - dont le basané - Keiro courut rapidement, passant à l'attaque sans une seconde d'hésitation.

- Kan'tsuu

Une fraction de seconde il était devant les soldats, la deuxième, il était derrière l'un d'entre eux qui s'effondra une seconde plus tard. Il avait trois points d'impacts sur la poitrine qui avaient défonçé l'armure. Désormais en duel contre le soldat basané, qu'il avait consciemment gardé pour la fin, Keiro désengagea le Katame Washi. Ses yeux revinrent à leur état normal et son Ki arrête de descendre à un rythme alarmant. Le soldat basané combattait sa panique et serra les dents avant de passer à l'attaque. Sa lame fut interceptée au milieu de sa trajectoire et les deux armes libres de Keiro partirent en flèche vers le flanc de l'homme. Il évita celle qui visait son tibia, mais reçut l'autre à l'aine et s'effondra, le souffle coupé par la violence du coup. Keiro passa son regard nonchalant sur l'arène, regardant les trois guerriers à terre. Seul le soldat basané était encore conscient, mais aucun des trois n'avait de blessure. Ils garderaient toutefois quelques bleus. Plantant les trois lames de bois dans le sol sablonneux de l'arène, Keiro s'approcha du soldat basané.

- Tu neu peux pas gagner même si tu ne passe pas à l'attaque, même si ta défense est impeccable. La tienne est d'ailleurs très bonne.

D'un air amical, le bâtard tendit la main au vétéran pour l'aider à se relever. Celui-ci l'accepta après une seconde d'hésitation.

- Comme quoi on en apprends tous les jours... lâcha l'homme avec une touche d'ironie. Je suis Inuzuki Hira, toi?
- On m'appelle Keiro. Hum, à l'origine je venais pour m'engager alors je vais retourner en file. Content de t'avoir rentré, Hira.

Ramssant ses trois vrais katanas, le bâtard remonta et reprit sa place dans la file qui avait fondue: il ne restait que deux personnes devant lui. Deux minutes plus tard, il arriva devant le vieux soldat assis derrière son bureau.

- Hagane, Keiro. Quelle est mon unité?

HRP: bon, à toi d'intervenir, Shala^^ Minami aussi si tu veux, Shingen.
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Shala
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MessagePosté le: 25/03/2007 17:15:33    Sujet du message: Centre de formation Répondre en citant

Lorsque Keiro rejoint la file d'attente, elle avait bel et bien fondu, il n'empêche que beacoup de monde s'était amassé après la file d'attente. En effet, ceux qui n'étaient plus dans la file étaient restés, pour assister à la démonstration de force du bâtard impérial. D'ailleurs, lorsque la démonstration était terminée, les réactions furent diverses. Certains applaudirent, d'autres s'en allèrent avec un air qui en disait long sur leur jalousie, d'autres encore restèrent sans réaction apparente. Keiro n'y prêta guère attention, et attendit donc son tour dans la file, tour qui vint après deux petites minutes d'attente.

- Hagane, Keiro. Quelle est mon unité?
- Hagane... En voilà un nom interessant. Tu penses que porter le nom de l'ancien empereur et une démonstration de force suffisent à te faire entrer dans nos rangs, jeune homme? Avant de t'assigner à quoi que ce soit, tu vas passer un interrogatoire, comme tout le monde. Si n'importe qui pouvait entrer dans nos rangs comme dans un moulin, il y aurait déjà longtemps que notre empire serait gangrené...
- Toujours aussi irrité par les frimeurs hein, Marame-sama...

L'homme qui venait de prendre la parole était un homme d'une trentaine d'années, avec une barbe mal rasée, un regard endormi, et surtout une armure rouge sang, et à sa taille un no-dashi. En voyant cet homme, Inuzuki et les deux autres gars qui ont combattu Keiro avec lui (et qui ont donc reprit leurs esprits) s'inclinèrent.

- Bon retour parmis nous, capitaine Kenichi.
- Et bien alors Hira, je m'absente cinq minutes et tu te fais dérouiller par un jeunot?
- Je...
- Détend-toi, il n'y avait pas d'autre issue possible. Je vous ai vu, sa technique était trop particulière pour être contrée à ton niveau, tu n'as pas à t'en vouloir... Mais bon, vous serez tout de même tous les trois de corvée...
- Mais... A vos ordres.
- Marame-sama, laissez-moi donc ce garçon, je m'en charge.
- C'est vous qui voyez, capitaine... Tu peux suivre le capitaine Kenichi... Suivant!

Le capitaine fit donc signe à Keiro de le suivre. Il l'emmena dans un coin de la cour, à l'ombre d'un arbre. Il s'installa au pied de l'arbre, avant de commencer la conversation.

- Hagane hein? J'ai servit sous ton père. Je t'épargne toutes les formules de politesse du genre "c'était un grand homme, blablabla...", vu que je n'en pense pas un traître mot. Tu ne te souviens sans doute pas de moi, mais moi bien. J'étais assigné au palais durant trois ans, j'étais encore soldat à l'époque. Je faisais pas partie de la garde personnelle de ton père, mais je devais surveiller le palais. Quelques fois j'assurais la sécurité lorsque tu t'entraînais avec ton cousin... J'ai été réaffecté lorsque ton père passa l'arme à gauche, ce fut la meilleure réaffectation de ma carrière. J'ai enfin pu prouver ma valeur au combat, et aujourd'hui, me voilà capitaine... Bon, je vais pas tourner autour du pot. Je ne sais pas ce que tu es revenu faire dans nos rangs, et à vrai dire je m'en moque. Je lis de la motivation dans tes yeux et ton style de combat est interessant, et c'est tout ce qui m'importe. Il y a donc une place pour toi dans mon unité. Si ça t'interesse, tu peux aller voir Hira, et lui dire que je t'ai intégré à l'unité. Il te briefera sur notre mission en cours, nous partons demain à l'aube. Si ça t'interesse pas, tu peux retourner dans la file pour revoir papy grincheux... Voilà, tout est dit. A toi de voir, donc.

Le ton employé par le capitaine en disait long sur sa façon de penser. Le passé et le personnage de Keiro lui importaient peu. Seules les capacités guerrières du bâtard l'interessaient...

[HRP: Voilà. Tu es libre de faire agir le PNJ du capitaine comme tu l'entends (et Hira aussi, mais comme c toi qui l'a fait intervenir en premier, pas besoin de ma permission évidemment ^^) Tu dois juste mentionner le fait que Hira te briefera à propos d'un village en bordure de territoire du conglomérat, qui vient d'être repris par ces derniers, que vous devez attaquer. Le nom du clan qui garde ce village et tout ce qui s'y rapporte ne dépend que de ton imagination ^^ Pour le village en question, tu pourras créer un sujet dans la section Territoires Makejidamashii...
Shingen, tu t'arranges comme tu veux avec Keiro ^^]
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Minami
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MessagePosté le: 25/03/2007 23:46:41    Sujet du message: Centre de formation Répondre en citant

HRP : Hmmm... j'ai un peu beaucoup parlé des autres PNJs, tout reste dans le plausible et devrait être corect mais en me relisant, je remarque que j'ai peut-être un peu trop parlé des PNJs et de leur lien avec Minami... ^^' S'il y a un problème, je modifierai.


Minami relu lentement ses ordres écrits sur une feuille de papier, logiquement, après les avoirs montré à celui qui s’occuperais de l’assigner et aussi au capitaine de l’unité, elle devrait les détruire. La mission était plus complexe que d’habitudes et surtout à plus long terme. Cette fois, elle devait être muté provisoirement dans l’unité où serait intégré le fameux bâtard impérial, dernier représentant des Hagane. Sa mission, épier et interroger la dite cible dans le but d’informer ses supérieurs de ses intentions en revenant dans l’armée. Minami était quelque peu frustré du fait que la mission serait à long terme car en vrai elle était sur qu’elle aurait pu avoir l’information en autant de temps que ça prenait pour dire « Woof! ». Là le problème, c’est qu’elle avait apprise qu’il intégrerait une des unité d’assaut et donc, c’était là le pourquoi du long terme car le temps que lui prendrait sa petite enquête que l’unité dans laquelle elle serait muté sera déjà en train de croiser le fer avec les gens du conglomérat et elle serait dans la mêlé. Bon et bien, c’était le temps d’exercer ces bras et de souiller un peu ses katars qui étaient un peu trop propres à son goût, sans compter sa réserve de kunai et de shuriken trop abondante, c’était une bonne chose de perdre un peu de lest.

Minami observa l’homme à qui elle devait présenter ses ordres, une bonne chose que le général lui même ait signé, elle le connaissait assez bien ayant du passer par lui le jour où elle avait tenté d’embarqué dans l’armée. Elle était arrivé avec la demande de sa sensei pour qu’elle intègre l’unité de cette dernière et l’idiot lui a fait passer des tests sans aucun sens ni aucune pertinence avec la requête, il a fallu que Ayame, la capitaine, vienne elle même faire comprendre au type qu’elle était déjà accepté ayant appris sous sa tutelle. Se type aurait, avec le plus grand amusement, passé un temps fou à contester les ordres dans le but de la mettre dans le trouble et ça aurait probablement marché, il ne fallait pas que le coq sache que la poulette s’en venait lui apprendre le langage des chiens. Par contre, avec la signature du général, elle se demandait qui pourrait bien contester cet ordre. Un sourire sadique s’étira à imaginer le vieux bougre, accroupi comme un chien battu pendant que le général lui criait après un katana levé bien haut dans les airs.

La ninja se plaça à l’entré sans pourtant se mettre dans la file, elle voulait attendre que Keiro apparaisse et qu’il soit assigné avant de faire quoi que ce soit, être sur d’être dans la même unité que lui. De plus, bien que l’ordre serait suffisant pour forcer l’idiot à mettre le bâtard dans l’unité dans laquelle elle serait muté, elle préférait ne pas prendre le risque que son expression faciale face remarquer au bushi qu’il était attendu, ça le mettrait sur ses gardes. Caché dans l’ombre, elle s’efforçait de passer inaperçue, elle avait bien hâte de pouvoir devenir invisible comme sa capitaine et deux-trois des membres, c’était si pratique. Pour le moment, l’ombre était son meilleur ami.

Après avoir observé pendant près d’une heure les pratiques supposément distrayantes des combattants, l’oiseau fini par arriver, passant sans la remarquer – pour ça, il aurait fallu qu’il s’intéresse particulièrement au mur de l’entrée du cloître, chose qui ne fut pas le cas puisqu’il alla directement à la file. Il observa le combat qui opposait un de ces imbéciles qui l’avait dragué une fois alors qu’elle s’entraînait, c’est elle qui drague les hommes, pas le contraire et jamais pour des plaisirs personnels, elle en avait suffisamment avec ses missions pour ne pas avoir besoin d’en chercher plus. De toute façon, c’était bien plus drôle de repousser cruellement un homme pour venir le draguer le lendemain avant de le repousser une seconde fois, c’est fou les cœurs qu’elle avait brisé par pure plaisir de cette façon. Secrètement, elle espérait être dans l’unité de ce beau parleur – petit faiseur? – simplement pour qu’elle puisse encore le repousser s’il se ramenait encore avec ses phrases toutes faites et ses airs de moi-je-suis-fort-et-viril.

*Hira sale con, j’espère que tu vas en prendre toute une* Pensa fortement Minami.

En fait, elle ne le détestait pas, il était un bon gars mais il avait fait la gaffe de tenter de la draguer, a moins d’être quelqu’un de très haut placé ou de particulièrement beau, pas de chances qu’elle réponde positivement à ses avances. Sans être laid, il n’attirait pas l’œil de la demoiselle. De plus, il lui manquait la seule chose vraiment qui l’intéressait chez un homme : le pouvoir.

Complètement contraire à son frère de qui elle avait entendu des éloges à l’honneur et à la gloire, pour elle, ça ne sert absolument à rien d’être glorifié, si tu ne peux pas en tirer profit. L’honneur, c’est pour ceux qui comme Shingen qui ont un cœur trop sensible, un des pire défaut chez l’humain selon elle. Minami aspirait au pouvoir absolu, devenir impératrice du soleil, avoir tous les droits, décider de la vie ou de la mort. C’est le pouvoir qui fait d’un homme ou d’un femme l’être absolu, c’est le pouvoir qui apporte la richesse autant physique que psychologique, c’est le pouvoir qui est la base de tout. Sans cette caractéristique, le monde ne serait qu’un terrain de jeu pour ceux qui voient en la faiblesse humaine une force. Ça prend un dirigeant, quelqu’un qui décide, qui dicte, quelqu’un qui saura mener une nation à la prospérité peu importe le prix à payer. C’est le pouvoir qui dirige, c’est le pouvoir qui fait de la vie ce qu’elle est.

Regardant le combat, Minami vit Hira se faire mettre au sol. Elle rit tout autant que la cible de sa mission mais étant à l’abri des regards, le seul qui se fit interpellé fut le bâtard. Juste au moment où Minami voulait s’enligner pour prendre la place derrière lui, elle se recolla au mur en le voyant quitter les rangs dans le but d’entamer un combat. Trois contre un, elle allait voir s’il était digne du nom Hagane… Pour sa part, Minami n’était pas la meilleure duelliste mais elle savait qu’à un contre un, elle arriverait à battre les trois vétérans mais qu’à trois contre elle, elle aurait tout juste le temps de dire « ouch ». Elle avait déjà évalué leur aptitude et leur Kenjutsu n’était pas assez développé pour battre la vitesse de son Ninjutsu, pas qu’ils étaient des merdes, non, même qu’ils étaient très bons, seulement, un Ninjutsu bien pratiqué vient assez aisément à bout d’un Kenjutsu pas trop développé, agilité et vitesse est normalement plus efficace contre la force brute que l’inverse. Par contre, Minami n’avait pas énormément pratiqué ces derniers temps, il faudrait qu’elle se dérouille, elle était peut-être aussi trop sur d’elle, c’était pas le temps de se faire humilier. Elle savait par contre qu’elle avait un bon niveau de Ninjutsu et elle en était confiante.

Sa surprise ne fut pas le fait qu’il se battait avec trois katanas, n’importe qui peut s’inventer une technique de combat, non elle fut surprise de l’efficacité de cette technique. Ce type était vraiment agile et rapide. Il mit à terre ses trois antagonistes, deux inconscients et Hira plutôt faible. Lui par contre, elle ne le provoquerait pas en duel, là elle se ferait avoir. Guetter deux lames, ça va, mais trois, c’est tout un défi. N’étant pas du genre à aimer se donner des défis pour le plaisir, elle n’avait pas l’intention d’essayer de le relever.

Keiro fini par retourner à la file après avoir relever Hira – elle elle l’aurait laissé à terre en riant de lui – et s’affronta avec le vieux con. Minami s’avança alors pour prendre place derrière lui. En s’y rendant, le capitaine de Hira – ô joie! – venait l’aider et le faisait venir dans son unité à lui. Parfait, parfait, elle pourra briser un cœur de plus dans sa mission, ça devenait intéressant. Enfin, dans le cas où Hira serait encore assez con pour s’essayer. Prenant place devant le répartiteur, elle attendit avec une impatience bien visible sa réaction, un sourire malveillant s’étirant jusqu’à ses oreilles.

- Gné? Sois contente, tu as déjà une unité toi! Qu’est-ce que tu me veux?

Sans même parler, Minami lui présenta ses ordres en pointant la signature du général trois fois pour être sur qu’il la voit. Devenant blême, il l’inscrivit dans l’unité où venait d’être intégré Keiro. Lui redonnant ses ordres, il lui lança un regard si noir qu’il avait l’air démoniaque. Le remerciant, Minami alla voir le capitaine en premier, pour l’informer lui aussi, il était en droit de savoir surtout qu’il devait aussi être dans le coup si elle ne voulait pas que ça tombe à l’eau. Elle savait déjà quelle histoire elle inventerait, suffisait juste qu’elle l’apprenne au capitaine de façon à ce qu’il soit capable de le réciter mot à mot s’il en venait à se faire poser la question. Marchant à lui, elle l’interpella s’étant assuré que Keiro serait partit entre temps et qu’elle lui parlerait en toute sécurité. La connaissant un peu puisqu’elle était de l’armée, il lui sourit. Faisant les signes de politesses nécessaires quand on rencontre un supérieur, Minami lui présenta ses ordres qu’il lut avec attention.

- Donc… Si j’ai bien compris, tu vas venir en campagne avec nous dans le but de découvrir ce qui motive notre nouvelle recrue à entrer dans l’armée après neuf ans d’exil? Moi je m’en fou un peu du pourquoi, il se bat bien et l’important, il se bat contre le conglomérat. Lui dit-il

- Je sais bien que pour beaucoup, ce n’est pas important, mais capitaine Ayame, elle, pense qu’il y a sujet à problèmes s’il était là avec de mauvaises intentions. Après neuf ans, on ne sait pas s’il est vraiment avec ou contre nous. Répondit-elle.

Le capitaine relu une autre fois les ordres et s’attarda sur la signature du général. Soupirant, il retourna les yeux sur Minami, son expression laissait voir une soumission aux ordres mais sans cacher un certain agacement. Il haussa les épaules avant de parler.

- Eh bien, ça nous fera une ninja dans nos rang, ce n’est pas à négliger. Qu’est-ce que je dois faire à part ça?

- Eh bien, vous souvenir que si je suis dans votre unité, c’est simplement que le général désirait un ninja d’expérience dans vos rang lors de votre campagne dans le but de jouer le rôle d’éclaireur et d’acquérir des informations possibles sur le conglomérat. Bien sur, je le ferai non seulement pour la couverture mais aussi pour enrichir nos ressources d’informations.

- C’est une bonne chose, va trouver Keiro et Hira, ce dernier vous fera le briefing de la mission, tu agiras de ton plein chef pour tes missions d’espionnages, mais avertis moi avant.

- Pas de problème et merci de votre compréhensions, capitaine.

S’inclinant, Minami partit vers les deux autres, un sourire indescriptible aux lèvres alors qu’elle s’approchait de Hira. Dieu qu’elle aimera cette mission!
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Keiro Hagane
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MessagePosté le: 11/04/2007 23:57:10    Sujet du message: Centre de formation Répondre en citant

- Hagane... En voilà un nom intéressant. Tu penses que porter le nom de l'ancien empereur et une démonstration de force suffisent à te faire entrer dans nos rangs, jeune homme? Avant de t'assigner à quoi que ce soit, tu vas passer un interrogatoire, comme tout le monde. Si n'importe qui pouvait entrer dans nos rangs comme dans un moulin, il y aurait déjà longtemps que notre empire serait gangrené...

Un large sourire se dessina sur le visage du bushi devant l'hostilité du vieil homme. Il n'avait pas pensé que le combat changerait quoi que ce soit, c'était simplement pour se dégourdir un peu - et accessoirement essayer de faire comprendre quelque chose à un autre soldat impérial, un savoir nécessaire à la survie comme il l'avait lui-même appris à la dure. En se cantonnant à la défensivie, on manque les occasions nécessaire à la victoire. Qui ne risque rien n'a rien.

- Toujours aussi irrité par les frimeurs hein, Marame-sama...
- C'est seulement de la frime si je m'en vante, lâcha Keiro d'un ton amusé, sans se retourner.
- Bon retour parmis nous, capitaine Kenichi.

La phrase le fit se retourner, partiellement curieux de voir quelle sorte d'homme était le capitaine de Hira. Un homme grand, probablement passé la trentaine. Mal rasé, comme de plus en plus de militaires ces jours-ci - qui se souciait de sa barbe alors qu'un homme du Conglomérat vous tirait dessus? - il portait une armure assez particulière qui ressemblait au genre d'armure portée par l'armée régulière, mais d'un rouge sanguin qui attirait l'oeil. Pour porter une couleur aussi voyante dans un champ de bataille, l'homme devait être capable de se débrouiller pas si mal. Un personnage intéressant. Le regard du bâtard glissa paresseusement sur le no-dashi à sa ceinture, une arme qui brillait d'un entretien qui devait approcher l'obsession: les dalles du Palais impérial étaient moins polies que le fourreau. Inuzuki et les deux autres soldats s’étaient inclinés brièvement, signe qu'ils étaient dans la même unité.

- Et bien alors Hira, je m'absente cinq minutes et tu te fais dérouiller par un jeunot?

Une grimace se dessina sur le visage de Keiro: il n'avait absolument pas eu l'intentiopn d'humilier Hira de quelque façon que ce soit, encore moins de lui attirer des réprimandes de son officier supérieur. Il ne regrettait pourtant pas son geste: c'était des détails anodins du genre de la leçon qu'il avait inculqué au vétéran qui sauvaient des vies sur le champ de bataille. Rien de mieux qu'un bon coup pour assimiler une leçon de la bonne façon.

- Je...
- Détend-toi, il n'y avait pas d'autre issue possible. Je vous ai vu, sa technique était trop particulière pour être contrée à ton niveau, tu n'as pas à t'en vouloir... Mais bon, vous serez tout de même tous les trois de corvée...

La grimace de Keiro s'élargit. Merde, lui et sa grande geule. Avant même d'être enrôlé il causait déjà des problèmes aux autres soldats. C'était bien parti... Il étudia intensément le visage du capitaine pendant quelques secondes. Les traits lui disaient quelque chose... Son père lui avait faite rencontré des milliers de personnes, il était impossible de se souvenir de tous.

- Mais... A vos ordres.
- Marame-sama, laissez-moi donc ce garçon, je m'en charge.
- C'est vous qui voyez, capitaine... Tu peux suivre le capitaine Kenichi... Suivant!

Le bâtard haussa un sourcil à la demande de Kenichi - qui ressemblait plus à un ordre enveloppé de velours qu'autre chose. Deux possibilités se présentaient maintenant: soit l'officier allait le réprimander pour le combat d'entraînement, soit il allait accélérer l'incorporation de Keiro dans l'armée. Si le premier cas se présentait, le bushi avait l'intention de tout simplement partir sans le laisser terminer ses phrases. Un tel manque de respect flagrant lui ferait un ennemi de plus, mais il s'en foutait. Il n'avait pas de temps à perdre avec de telles imbécillités. Il avait neuf ans d'absence à ratrapper, neuf ans qui auraient dù être au service de l'Empire et chaque seconde qu'il ne passait l'arme à la main sur le front était un crime de plus contre ce qu'il s'était juré de protéger par tous les moyens à sa disposition. Car l'Empire était tout ce qui lui restait. Ses amis d'enfance étaient morts ou en esclavage, consummés par les vives flammes du chaos et du désordre que représentaient les bandits qui avaient saccagé son village de naissance. Sa famille? Il était le dernier des Hagane, même si on ne lui reconnaissait pas le nom, et son côté maternel avait été éradiqué pendant le sac du village. Sa maison... Il n'avait plus de maison, plus d'endroit où revenir. La simple pensée de revenir à son village natal était comme un sceau au fer rouge appliqué sur sa peau nue. On avait détruit tout ce qui lui était cher, tout sauf une chose: l'Empire Asahi. L'Empire était la seule chose qu'il pouvait déefendre, la seule chose en laquelle il pouvait encore croire. N'était-il pas inutile de s'attacher aux humains? Ils meurent si facilement... Et rien ne peut les faire revenir, ni les larmes ni les cris de rage. Alors il ne servait à rien de s'énerver, le monde irait ainsi quoi qu'on fasse. Valait mieux se laisser couler avec le courant du temps, jusqu'a ce que la mort vienne nous chercher à notre tour. C'était ce qu'il avait réalisé devant la tombe de son cousin, de la personne qu'il aimait plus qu'un frère. Et depuis il souriait nonchalamment sans se tracasser ou se presser. Mais il restait une chose sur laquelle il était incapable de faire un compromis, de se détacher avec indifférence: l'Empire. C'était plus qu'un territoire, une façon de vivre, plus qu'un Empereur. C'était un principe. Et un principe ne meurs que lorsqu'on cesse de croire en lui et de le défendre. Alors sous la couche de nonchalance, d'indifférence et d'ironie, il restait encore un noyau plus dur que la pierre et plus glacial que l'hiver. C'était c noyau qui l'avait fait décapiter l'homme qui parlait de trahison dans la taverne des cartiers pauvres, sans hésitermême une fraction de seconde... Le bushi suivit le capitaine qui se dirigea vers un coin qui ressemblait à un petit verger et se laissa tomber au pied d'un cerisier en fleurs. Keiro s'accroupit en face de lui, silencieux.

- Hagane hein? J'ai servit sous ton père. Je t'épargne toutes les formules de politesse du genre "c'était un grand homme, blablabla...", vu que je n'en pense pas un traître mot. Tu ne te souviens sans doute pas de moi, mais moi bien. J'étais assigné au palais durant trois ans, j'étais encore soldat à l'époque. Je faisais pas partie de la garde personnelle de ton père, mais je devais surveiller le palais. Quelques fois j'assurais la sécurité lorsque tu t'entraînais avec ton cousin... J'ai été réaffecté lorsque ton père passa l'arme à gauche, ce fut la meilleure réaffectation de ma carrière. J'ai enfin pu prouver ma valeur au combat, et aujourd'hui, me voilà capitaine... Bon, je vais pas tourner autour du pot. Je ne sais pas ce que tu es revenu faire dans nos rangs, et à vrai dire je m'en moque. Je lis de la motivation dans tes yeux et ton style de combat est interessant, et c'est tout ce qui m'importe. Il y a donc une place pour toi dans mon unité. Si ça t'interesse, tu peux aller voir Hira, et lui dire que je t'ai intégré à l'unité. Il te briefera sur notre mission en cours, nous partons demain à l'aube. Si ça t'interesse pas, tu peux retourner dans la file pour revoir papy grincheux... Voilà, tout est dit. A toi de voir, donc.

Un sourire narquois naquit sur le visage du bâtard au début du discours et continua à s'élargir au fur et à mesure que le capitaine continuait de parler. Enfin quelqu'un qui disait ce qu'il pensait. Alors cette qualité n'était pas encore complètement disparue. Et il savait pourquoi le visage lui disait quelque chose: l'homme le gardait pendant qu'il s'entraînait avec Haku. Haku... Le visage du guerrier s'assombrit, comme il le faisait toujours à la mention du nom de son cousin - ou plutôt aux souvenirs qui venaient avec. Mais il avait pris sa décision. Avec un salut ironique au capitaine, il se releva et tourna les talons.

- Hagane? Alors!?!

Le bushi réprima un autre sourire paresseux et en se dirigeant vers l'arène où un peu plus tôt il avait affronté Hira, il lança par-dessus son épaule.

- À demain, capitaine.

Tout ce qui avait besoin d'être dit l'était. Empruntant une série couloirs, il finit par aboutir dans l'arène sans avoir à sauter comme la dernière fois. Hira était en train d'enlever son armure pendant que ses deux compagnons finissaient de ranger les armes d'entraînement.

- Revenu me narguer, Keiro? lança Inuzuki d'un ton amusé.
- Non, mais j'ai l'insigne honneur de t'annoncer que tu va devoir supporter ma tête pour longtemps: le capitaine m'a intégré à l'unité.

Un large sourire se forma sur le visage de Hira sous le regard perplexe du bâtard.

- Kyo, je veux les dix pièces d'or demain ou la somme est doublée...

Un des deux autres escrimeurs lâcha un juron sonore et décocha un coup de pied dans le ratelier de sabres. Encore plus perplexe, le bâtard regarda Hira d'un air interrogateur.

- Kenichi fait pareil avec tous les guerriers qui l'intéressent, il n'accepte presque jamais les transferts officiels. J'imagine qu'il t'a envoyé pour que je te résume la mission?
- En effet.
- Bon, ce n'est pas très compliqué à vrai dire. Au centre du front actuel maintenu par l'Empire contre les troupes du Conglomérat se trouve le village de Santu. Ce n'est pas un point stratégique majeur, mais il est pratique pour l'armée qui le possède car il permet de lançer des raids sur les routes d'approvisionnement ennemies. Or ce village a été pris il y a trois jours par les troupes du clan Nijii, nouvellement formé - ce sont des vassaux du clan de Haoh Takane, le shogun actuel. Il doivent encore faire leur preuves et on manifestement décidé de le faire avec panache. Le village lui-même est divisé en deux parties séparées par une rivière surplombée d'un pont en pierre. Les eaux ne sont pas très profondes mais suffisament pour empêcher un homme en armure de traverser: on va donc devoir prendre le pont lui-même... Notre objectif est d'éliminer les troupes du Conglomérat qui tiennent le village, pas de tenir l'endroit: nous seront relevés par des troupes moins aguerries pour cette tâche. Côté effectifs, ils ont selon nos espions une quarantaine de guerriers, dont la moitié sont des recrues fraîchement levées de la campagne. Le village lui-même a été déseté par ses habitants depuis belle lurette, il ne devraient donc pas avoir d'effectifs supplémentaires. Nous sommes trente-cinq en te comptant, mais tous des vétérans. Ils n'ont pas de ninja à ce que nous sachions, ce qui simplifie la tâche énormément. Comme le capitaine te l'a probablement déjà dit, nous partons à l'aube pour pouvoir arriver demain soir. Nous mènerons une attaque nocturne, à ce que j'ai compris. C'est tout. Nos baraquements sont le septième bâtiment à partir de la gauche, le couvre-feu est à minuit. Tout compris?
- Parfaitement. Je passe me chercher un arc à l'armurerie et je vais me coucher, bonne nuit.

Au moment où il allait joindre l'acte à la parole, Keiro fut interrompu par un des compagnons de Hira, le dénommé Kyo.

- Inuzuki, c'est ton jour de chance... Devine qui nous rends visite?

Keiro se retourna en même temps que Keiro et vit une magnifique jeune femme en kimono vert se diriger vers eux. Hira se redressa aussitôt, dans un futile effort pour avoir l'air plus grand.

- C'est qui, Hira?
- Minami, la mangeuse d'hommes au coeur le plus froid de ce monde... Une déesse.

Keiro réprima un éclat de rire.

- Elle est venue céder à tes "charmes virils"?
- J'en doute étant donné notre dernière rencontre. En plus c'est une ninja...
- L'argument sous-entendu par ce commentaire étant?...
- Pas sur, je te reviendrai là-dessus.

Avec un grand sourire ironique, Keiro tourna les talons. Où était donc cette saloperie d'armurerie?

HRP: bon, plus du remplissage qu'autre chose, mais je manquais un peu d'inspi^^ dsl pour le retard, je vais essayer de ratrapper ca.
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Minami
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MessagePosté le: 13/04/2007 03:57:25    Sujet du message: Centre de formation Répondre en citant

[HRP] J'étais pas sur de quel genre de baraquements tu parlais, j'ai donc fait comme si c'était des baraquements militaires où les soldats dorment durant leur périodes de service... Enfin, tu me corrigera si je me trompe mais les baraquements les plus courant sont ceux là ^^

P.S.: J'adore la cruauté de mon perso XD Dieu que j'aime RP avec!!! [/HRP]


Le sourire de Minami ne manqua pas de s’élargir en voyant la stature de Hira se relever vainement dans un le but de se rendre plus attrayant aux yeux de la ninja. Elle l’aurait déjà pris plus en considération s’il avait réussi à vaincre le bâtard. S’étant fait battre alors qu’ils étaient à trois contre un, c’était pas très gratifiant. Enfin, la technique inhabituelle du fils de l’ancien empereur était certes utile en combat en mêlée, mais bon, ce n’est pas avec ce genre d’excuse qu’on se rattrape aux yeux de Minami Cœur-de-pière. En marchant vers les hommes, elle commença à se demander quel jeu elle devrait jouer, quel rôle prendre. Cette question elle se la posait à chaque fois qu’elle rencontrait quelqu’un, autant jouer le même rôle qu’elle avait joué avec Hira, c’est à dire, elle même. En fait la présence de ce dernier la forcerait à présenter sa vrai nature puisqu’il la connaissait. Si elle jouait un jeu, il se douterait qu’elle n’a pas été muté pour les raisons qu’elle clamerait. Les seules personnes à avoir eu la chance, ou la malchance pour la majorité, d’avoir connu la vrai personnalité de Minami sont ses victimes qui finissent égorgé ou empoisonné, son unité ninja, Kayli et quelques autres soldats, dont Hira, qui avaient les yeux plus gros que la pense. Prenant donc sa démarche habituelle, déhanchement aguichant ponctué d’un sourire invitant et d’un regard à glacer le sang qui laisse voir que la drague ne sera pas facile mais qui invite à l’essayer. C’est comme mettre un fromage sur une trappe à souris en laissant un écriteau bien visible qui dit : « Attention! c’est un piège! » Là par contre, ils sont assez intelligent pour lire l’affiche, mais l’appât semble si délicieux qu’ils ne peuvent résister et tous, comme si l’écriteau n’existait finalement pas, se font prendre au piège au plus grand des plaisirs de Minami qui s’amuse follement à les regarder se tordre de douleur sous le courroux de leur fléau. Dieu que c’est beau d’être une femme!

Pour le moment, elle devait simplement se rendre à Hira, mais il était important pour sa mission de prendre contact avec Keiro et elle se prépara mentalement à lui adresser la parole. En marchant vers lui, elle lui fit un des plus beau sourire et le détailla physiquement. Il n’était pas laid, même beau au goût de la ninja qui n’aimait pas les hommes qui avaient la même attitude qu’elle envers le sexe opposé, une attitude de dominance, comme s’ils croyaient que toutes les filles étaient à leurs pieds, exactement comme Minami qui elle SAIT qu’elle a les hommes au creux de sa main, de joli petits coqs qu’elle peut faire japper comme bon lui semble. Oh elle n’exclu pas que certains hommes peuvent résister à ses charmes, mais il s’agit là des quelques exceptions qui normalement ont une idéologie, une utopie à réalisé ou tout simplement un rêve, le genre d’homme que Minami peut accepter dans son lit sans le tuer après. Keiro était issu d’une famille noble bien que détruite, c’était déjà un bon point dans l’estime de Minami, en imaginant qu’il avait l’intention de rétablir la noblesse de sa famille. Sa démarche semblait assuré et détendu, du genre « je sais où je vais mais je suis pas pressé. » Décidément intéressant ce petit Hagane. Elle fini par arriver près de lui, elle avança directement sur lui, s’arrêtant en même temps que lui à un mètre.

- Jolie technique de combat, vous avez un bon potentiel dans cette armée. Au plaisir de vous revoir bientôt.

Reprenant son chemin après un bref salut de la tête, elle se planta devant Hira qui était aussi raide que dépourvu de la faculté de parler. Son compagnon, Kyo, semblait amusé de la situation. Pas qu’il était insensible au charmes de Minami, elle savait très bien qu’elle l’intéressait, Hira le lui avait déjà dit, mais après les râteaux surprenants qu’il s’était pris, Kyo a dû laisser tomber et préférer regarder Hira souffrir de lui même. En fait, Minami avait plutôt l’habitude de donner le râteau à l’homme en question et lui demander de marcher dessus, c’était encore plus drôle, si non elle le prenait et le frappait avec, tout aussi surprenant. En arrivant, Minami entra dans son demi-jeu. Elle gardait son véritable personnalité mais elle devait faire attention de ne pas trahir ses réelles intentions.

- Avant que tu ne me poses la question, j’ai été réaffecté provisoirement dans ton unité pour votre mission affin de vous assister comme éclaireur et acquérir des informations possibles sur le conglomérat, c’est le général qui en a fait la demande. Bon, alors, ce briefing? Je dois tout savoir pour bien coordonner mes missions solos.

- Un mot, Santu.

- Oui ça je le savait, le général m’a pas envoyé ici sans rien savoir, c’est justement pour acquérir des informations sur ce nouveau clan, les Nijii, que je suis là. Ce que je veux savoir ce sont les détails de l’opération.

En vérité, Minami ne savait pas que c’était leur mission, mais elle connaissait les nouvelles politiques, faisant parti d’une des unité d’espions la plus réputée de l’empire, normal qu’elle se tienne au courant de choses si importantes. On voyait ici l’utilité de ces informations. Hira, piqué au vif, balbutia quelques paroles incompréhensibles, au plus grand amusement de Minami et Kyo, avant de finalement retrouver l’aisance – si on peut appeler ça une aisance – qu’il avait précédemment.

- Eh bien, ce sera une attaque nocturne, si j’ai bien compris. Nous partons demain matin, à l’aube, de façon à arriver le soir.

- Si j’ai bien compris? Tu es en train de me dire que tu ne sais même pas les détails que tu devrais normalement être en mesure de connaître?

- Eh bien je… ajesez… c’est que c’est supposé âtre une attaque nocturne mais il peut y avoir des changements!

- Belle tentative de rattrapage, mais bon, tu es chanceux, je sais que c’est supposé en être une.

Minami adorais piquer au vif les hommes qui avaient une positions « supérieure » à elle. Là, Hira aurait pu répondre pour la piquer à son tour que selon sa réputation de ninja, elle devrait déjà savoir tout ça. Par contre, Hira était en ce moment entièrement intimidé par la demoiselle de ses rêves, trop pour trouver le moyen de répondre. Minami décida de l’achever.

- Bon, votre baraquement est le septième à partir de la gauche c’est ça? Je devrais prendre une douche avant de partir, pourquoi pas maintenant. Elles sont communes dans ce baraquement je crois non? Ce serait dommage que sois surprise en train de me laver, qui sait ce que je pourrais faire à l’intrus!

L’expression de Hira, qu’il partageait avec Kyo cette fois, était des plus délectable. Elle savait très bien ce qu’ils pouvaient penser, rêvant d’aller la trouver sous l’eau mais sachant très bien qu’elle ne se priverait pas de les tuer s’ils avaient l’impudence de la suivre. Quelle torture, de savoir ce corps magnifique, nue, dans une douche commune mais savoir qu’ils ne vivraient pas assez longtemps pour en profiter s’ils tentaient quoi que ce soit. Elle aurait tout aussi bien pu leur dire qu’elle devait se changer et donc de se retourner pour ne pas qu’ils regardent. Évidemment, elle prendrait réellement sa douche, mais chez elle. Elle n’avait pas l’habitude des baraquements mais elle s’y ferait pour cette fois.

Minami prit la direction du baraquement pour réserver un lit. Elle en vit un avec les affaires de Hira. Ah et puis pourquoi pas, elle pouvait bien le taquiner un peu plus. Elle prit toutes les affaires du soldat et les changea de place pour le lit juste à côté, ce serait comique de voir sa réaction, surtout si elle lui demandait de dormir dos à elle parce qu’elle n’aimait pas se faire observer lorsqu’elle dormait… Ah et puis nha, si elle continuait comme ça, elle perdrait son poisson. Même les plus persistants laissent tomber l’appât s’ils se piquent trop souvent à l’hameçon. Elle replaça donc les affaires du soldat à sa place et chercha des yeux où elle pourrait se mettre, le mieux serait près de Keiro mais il n’était visiblement pas encore passé par là. De toute façon, elle aurait une journée entière de marche à passer avec lui si elle le désirait et c’était le cas, pour sa mission et aussi pour rendre Hira jaloux, surtout qu’il avait raison de l’être. Elle prit alors le lit le plus éloigné et décida de jouer le tour à Hira jusqu’au bout et alluma l’eau d’une douche, simplement pour mouiller le sol de façon à ce qu’il croit qu’elle avait réellement pris sa douche ici.


Elle retourna chez elle, pris la douche qu’elle s’était promise et prépara son équipement. Elle emmènerait ses katars, quelques armes de jet, un wakisashi, toujours pratique pour les assassinassions discrètes, directe et silencieuse, et ses protections d’avant-bras. Elle prit aussi une armure légère au cas où elle devrait sauter elle aussi dans la mêlée. Elle emmena le tout au baraquement et mit le tout à sa place avant de commencer à chercher de quoi tuer le temps d’ici le lendemain. Elle ne savait pas où ce Keiro était allé et n’avait pas l’intention de le chercher, elle le laisserait venir, il n’avait pas le choix de passer par ici avant le début de la nuit. Elle prit donc une pierre à aiguiser, il y en avait toujours dans les baraquements, et la passa sur ses katars, son wakisashi et ses kunais. Dieu qu’elle aimait son travail!
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Keiro Hagane
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MessagePosté le: 23/04/2007 05:48:37    Sujet du message: Centre de formation Répondre en citant

Bon, c'est la dernière fois que je me fie à mon "légendaire" sens de l'orientation.
Cela faisait maintenant près d'une heure qu'il se promenait sans savoir exactement où il était, dans le dédale des couloirs et tunnels du Centre d'Entraînement. On lui donnait des directions sur où il était supposé trouver l'armurerie régulièrement, mais le destin semblait s'acharner à l'envoyer dans la mauvaise direction. Il envisagea se s'asseoir en signe de protestation aux Dieux, mais se dit après réflexion que cela ne ferait probablement qu'empirer la situation. Keiro se fit la réflexion qu'il ne devait pas aller à l'armurerie, mais laisser l'armurerie venir à lui. Mais devait-il s'asseoir? Nah, cela réduisait encore plus les chances que sa stratégie désespérée marche - et il fallait avouer qu'elles n'étaient pas très élevées à la base. Le bushi prit une grande inspiration et ferma les yeux, puis marcha devant lui au hasard pour environ dix minutes, ne croisant personne. Lorsqu'il rouvrit les yeux, il était deux mètre derrière son point de départ. Il entendait les Dieux se poiler d'ici. Il prit un couloir à gauche et essaya la même stratégie, se retrouvant cette fois-ci dans un autre endroit, un qu'il n'avait pas encore exploré.
Déjà un progrès.
Un homme sortit d'une porte à sa gauche, à son grand plaisir. Keiro l'arrêta et lui demanda la direction de l'armurerie, qui se révéla être au bout du couloir. La pièce était remplie de rateliers et d'étagères, tous pleins d'armes et de projectiles, la majorité véritables, même s'il y avait une section pour les armes d'entraînement. La pièce était extrêmement bien fournie et organisée, on aurait pu mener une petit guerre avec le matériel militaire accumulé dans ce coin obscur du Centre. L'Empire n'avait jamais lésiné sur le matériel militaire, on devait lui accorder cela. Il aurait peut-être du perfectionner un peu plus de matériel agricole, mais la vie était ainsi. de toute façon ils en apprendraient plus sur l'agriculture lorsqu'ils auraient annexé l'Empire Shuo, d'ici là les paysans n'avaient qu'a continuer à donner naissance à des soldats, puis à les nourrir. Pour que le Soleil de l'Empire Asahi se remette à briller aussi fort qu'autrefois, lorsqu'il contrôlait le Continent entier et était en passe d'en annexer un autre. Fouillant les rateliers, le bushi trouva un bon arc solide. Il n'était pas neuf, au contraire il était usé par une utilisation régulière, mais le bushi le préféra aux armes neuves. L'utilisation avait déjà assoupli le bois, ce qui faciliterait le tir de vitesse, forme de combat qui serait à privilégier dans une bataille rangée comme celle qu'il allait avoir à combattre. Il n,avait pas le temps de "briser" le bois d'un arc neuf, il partait à l'aube. Pour finalement faire couler le sang des ennemis de l'Empire, pour finalement suivre la voie que ses ancêtres avaient tracé pour lui à travers les âges. Bâtard ou non, il rétablirait le nom des Hagane. Et un jour la bannière à l'Aigle Doré ferait courber la tête de ces ordures de fonctionnaires qui se séparaient actuellement les propriétés de sa famille. Mais pas encore... Pour l'instant, il prendrait son mal en patience, il était inutile de se presser sur cette voie. Il avait toute sa vie pour l'emprunter, et s'y précipiter était le plus sûr moyen d'échouer. Passant l'arc par-dessus son épaule, le bushi ramassa deux carquois de flèches et sortit de l'armurerie de son même pas nonchalant. Bon, il avait atteint l'armurerie, c'était déjà quelque chose. Maintenant, comment revenait-il aux terrains d'entraînement? Keiro poussa un long soupir à fendre le coeur. Il n'était pas sorti du bois...
Mais l'espoir revint sous la forme de Hira qui apparut à l'extrémité du couloir, l'air hargneux et frustré. Il récupéra son sourire en aperçevant le bâtard.

- Tu as déjà vidé tes premiers carquois? Tu es rapide, Keiro.

Le bushi se gratta l'arrière de la tête et lâcha ce qu'il avait fait pendant la dernière heure d'un air pas gêné le moins du monde, sous le regard stupéfait puis hilare de Hira.

- T'inquiètes, tonton Inuzuki va te guider jusqu'aux terrains d'entraînement, j'y vais aussi de toute façon.
- Pourquoi? Tu ne viens pas de t'exercer toute la journée?
- Disons que depuis on m'a donné une dose de frustration à extérioriser.

Keiro réprima à peine son éclat de rire, tentant sans succès de le camoufler en éclat de rire sous le regard mi-figue mi-raisin d'Inuzuki. Le lien était facile à faire entre la personne dans les mains de qui il l'avait laissé et son état actuel.

- C'est la fameuse Minami qui te donne du fil à retordre? Tes fameux "charmes virils" restent sans effet?
- Kyo me nargue déjà assez - bien qu'il aie été pire que moi il y a quelques mois, le maudit hypocrite - tu peux arrêter tout de suite.
- Bah, on ne peut gagner à tous les coups...
- Je dois te tenir la main pour que tu ne te perdes pas en remontant?
- Je voudrais pouvoir répondre avec sarcasme à ça, mais considérant comment j'ai passé la dernière heure j'opte pour un profil bas.

Hira lâcha un gloussement et attrapa un carquois avant de ressortir de la pièce, se dirigeant vers la porte de droite du couloir. Une vingtaine de secondes plus tard, les deux guerriers étaient à la lumière du soleil d'après-midi. Inzuki se dirigea vers une long terrain vague qui se terminait par une vingtaine de cibles à diverses distances.

- Alors, Keiro, montre moi ce que tu as dans le ventre au tir à l'arc, lâcha Hira d'un ton traînant.

Le bâtard sourit. Il avait toujours été un archer plus que décent, même si sa spécialité était le combat au corps à corps. Il détacha ses fourreaux de sa ceinture, déposant ses katanas à terre. Les armes ne pouvaient que le gêner dans son mouvement et n'aidaient pas à l'entraînement, autant les enlever. Il sortit son arc à double-courbure et encocha une flèche, visant la cible la plus proche. Prenant instinctivement en compte la poussée du vent, il décala légèrement son tir et laissa partir la flèche. Le projectile partit en sifflant et se ficha en plein dans la tête du mannequin de paille attaché à un poteau.

- Pas mal, mais même une recrue peut faire pareil sur la première cible. Vise la dernière, on va voir si tu peux refaire ça.
- Tsss, Hira, tu doutes de mon talent?
- Loin de moi cette idée, votre seigneurie, je vous demande simplement de m'éblouir par vos tirs sublimes...
- J'exaucerai ta demande, serviteur.

Encochant une autre flèche, Keiro visa le mannequin que lui avait désigné Hira, prenant son temps pour viser. Relâchant la flèche avec calme, il regarda le projectile filer et s'enfoncer dans la poitrine de la cible. Un très bon tir, pour une cible à cette distance. Il n'était pas si doué au tir à l'arc d'habitude, c'était une bonne journée.

- Bats donc ceci, mon petit Inuzuki...
- À vos ordres, votre seigneurie, lâcha le vétéran d'un ton exagérément servile.

Le vétéran au visage basané et couvert de cicatrices fixas on carquois sur son épaule de façon à pouvoir sortir les flèches de façon rapide et sans effort. Il sembla se concentrer un instant, puis murmura un mot. Il encocha alors une flèche à une rapidité stupéfiante et la laissa partir aussitôt, puis en encocha une autre, la laissant partir à son tour. Il encocha puis tira en tout une vingtaine de flèches, avec une rapidité et une grâce stupéfiante. Lorsqu'il eût terminé de tirer, un moment de silence plana alors que Keiro regardait les cibles qui avaient toutes une flèche dans la tête, placée avec un visé impeccable. Le tout en une trentaine de secondes. Un visé et une rapidité inhumains. Fouillant dans sa mémoire, Keiro se souvint avoir entendu de quelque chose de ce genre.

- C'est cela le "Shikai"?
-Ouaip. C'est cela la différence entre nous, Keiro: tu es un guerrier, un homme du corps à corps. Je suis un archer dans l'âme. Et le meilleur de notre régiment, accessoirement. Sauf peut-être le capitaine, mais je ne l'ai jamais vu tirer à l'arc. Mon problème, c'est le katana: je ne suis bon qu'en défensive. Mais bon, je n'ai qu'a m'arranger pour que personne ne réussisse jamais à m'approcher, ajouta-il avec un sourire carnassier.
- Alors j'ai une proposition à te faire Hira: apprends-moi à tirer à l'arc, je t'initierai aux subtilité du katana. Si on veut survivre à cette guerre, nous aurons besoin des deux compétences.
- Pourquoi pas... Tu as un bon talent de base, il te manque seulement de la technique et de la pratique, beaucoup de pratique.
- C'est comme cela que tu es devenu aussi bon?
- J'ai... j'ai eu mes propres motivations, comme je suis sur que tu as eu les tiennes pour devenir ce que tu es au katana. Alors, pour revenir à la technique...

Comprenant que Hira voulait changer de sujet, Keiro se concentra sur l'entraînement. Il travailla pendant tous l'après-midi avec le vétéran, se faisant apprendre quelques subtilités qui lui seraient utiles sur le champ de bataille, notamment sur la façon de tirer sa flèche pour qu'elle fasse le moins de bruit possible, ce qui serait pratique la nuit prochaine. Vers la fin de l'après-midi, il avait fait des progrès palpables et tirait déjà un peu mieux, même si ce n'était rien de spectaculaire comme la démonstration de force d'Inuzuki. Ils prirent une pause et allèrent chercher de l'eau au puits de l'autre côté de la cour.

- Alors, qu'est ce qu'elle t'as fait la briseuse de coeurs pour te frustrer autant?
- Pas grand-chose, c'est moi qui me suis mis à bégayer comme un âne bâté devant elle. Et bégayer devant Minami est comme boîter devant un prédateur, ca termine mal.
- Arh, elle ne peut pas être si pire que ça. Elle avait presque l'air sympathique.
- Je suis sur qu'elle peut en avoir l'air, et son corps damnerait un saint. Mais elle a un de ses esprits... Elle s'amuse de la frustration des hommes. Tu sais ce sentiment lorsqu'une femme te dis non?

Keiro réfléchit un moment.

- Non, à vrai dire cela ne m'est jamais arrivé que je me souvienne.

Hira éclata franchement de rire.

- Bon, tu n'es pas exactement une référence alors. En résumé, elle joue avec les autres comme un chat joue avec une souris.
- Bah, n'est-ce pas le cas de toute les jolies femmes? Il faut juste savoir jouer le jeu de la façon que ça nous arrange, lâcha le bâtard d'un ton amusé. On retourne à l'entraînement?
- Pour que je te démolisse encore? Avec plaisir.

Ils continuèrent l'entraînement intensif pendant un deux heures supplémentaires, travaillant la technique de façon presque obsessionelle: Hira n'était satisfait de rien de moins que la perfection. Lorsque le soleil se coucha, Inuzuki annonca en avoir assez fait pour la journée: il voulait être en forme pour la marche du lendemain. Mais avant de partir, il se retourna, d'un air un peu troublé.

- Keiro?
- Oui?
- Méfie-toi de Minami.
- Pourquoi?
- Un transfert aussi subit qui coincïde avec ton arrivée... C'est louche. Le capitaine ne prends que rarement les transferts, même temporaires...
- Et si le général tenait vraiment à ce que des ninjas nous supportent dans la mission, il aurait envoyé un escadron complet, je sais.
- C'est pas tout. Minami est une des ninjas les plus prometteuses de l'Empire, c'est connu dans toute l'armée. Ils n'auraient pas affecté quelqu'un de ce genre pour une mission si peu importante.
- T'inquiètes, Hira. je suis capable de m'occuper de moi-même. Et je m'y attendais un peu, je suis quand même parti neuf ans.
- Qu'as-tu fait pendant ces neufs ans, Keiro?
- Pas assez, lâcha le bâtard d'un ton amer.
- Bon je rentre, tu viens?
- Non je reste m'entraîner encore un peu.
- Pourquoi? On a fait beaucoup déjà.
- Je suis pas assez fort, Hira. Il y a des gens dans ce monde qui peuvent me bouffer pour leur petit déjeuner sans aucun effort. Et plus jamais je ne serai faible, fit le bushi avec une étincelle impitoyable dans les yeux.

Le vétéran hocha la tête et partit vers les baraquements. Keiro reprit son arc et se remit à l'entraînement à la lueur des torches, tirant coup après coup avec une patience inlassable. À chaque flèche qui partait, l'image de Haku lui revenait à l'esprit. Il tirait presque avec rage, lâchant des jurons à en faire rougir un marin lorsqu'il manquait sa cible, même d'un cheveu.
Tu as du te sacrifier pour moi parce que j'étais trop faible, mon frère. Mais maintenant plus jamais personne ne mourra à cause de mon incompétence. Plus jamais.
Il arrêta lorsque ses muscles n'étaient plus capables de fournir l'effort, lorsqu'il atteint sa limite. Ramassant son arc et sortant ses flèches de leur cible, il repartit vers les baraquements qui étaient à moins d'une minute de marche. Le septième, c'était celui que lui avait indiqué Hira. S'approchant du bâtiment il remarqua la fameuse Minami assise sur une pierre, en train d'aiguiser ses armes d'un air indéfinissable. Il prit la peine de l'étudier un moment. Il était vrai qu'elle était d'une beauté rare, il était compréhensible qu'elle trouble autant Hira. Il émanait d'elle la même chose qu'il émanait d'un prédateur, d'un animal qui ne vivait que pour la chasse. Il s'approcha d'un pas nonchalant, son visage redevenu un masque d'indifférence et de calme. Il lâcha quelque chose d'un ton calme, relaxé en passant à côté d'elle. Les mots étaient clairement distinguables.

- Mes compliments aux services de renseignement de l'Empire. Je ne suis de retour que depuis deux jours.

Puis il entra dans les baraquements, refermant la porte derrière lui.
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Minami
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MessagePosté le: 12/05/2007 09:04:06    Sujet du message: Centre de formation Répondre en citant

[hrp] Désolé pour l'attente et le RP merdique, mais bon >.> on a tous nos passes comme ça je crois.[/hrp]


Cela faisait longtemps… Trop longtemps… Elle attendait depuis… en fait elle n’avais pas compté mais avec son caractère impulsif et souvent impatient cinq minutes étaient déjà un fardeau, pas comme son frère qui pouvait attendre des heures durant qu’un événement précis arrive, rien d’autre qu’une perte de temps. Au moins, elle, elle prenait le temps de remettre en état ses armes. Ses kunais et shurikens étaient devenu plus tranchant que le diamant, son wakisashi plus vif et brillant que la lune de ces idiots de Shuo qui voyaient leur emblèmes vénéré dépassé en beauté par une arme des plus banale simplement en l’aiguisant soigneusement… Si c’était ça le secret du bonheur Shuo… Normal que tout le monde soit heureux avec des aussi petits but qui ne les mènes à rien d’autre que ce qu’ils sont présentement, des paysans. Elle allait entamer ses Katars quand – ô joie – Hira venait lui rendre une petite visite.

Lui faisant son sourire le plus accueillant – c’est à dire aussi traître et mystérieux que ce foutu Shingen et aussi invitant que le salut du soleil – Elle déposa ses armes à côté d’elle et se leva, signe qu’elle n’avais pas l’intention de le laisser partir sans s’amuser un peu avec son jouet favoris, mais à faire attention de ne pas le briser trop tôt. En fait, Minami aimait bien la persévérance d’Hira, c’était signe qu’il avait beau être faible à l’épée et nul avec les filles, ce n’était pas un faible d’esprit. Conclusion, un jouet de qualité, durable et garanti qu’il ne lâchera pas prise avant satisfaction, le genre de jouet que Minami peut accepter, sous certaines conditions, dans son lit pour une nuit, histoire de le récompenser pour son endurance et assouvir certains besoins humains qui sont présents aussi pour la ninja. Par contre, Hira avait du chemin à faire avant d’atteindre ce stade, la femme fatale avait encore tout son temps devant elle pour l’agacer.

- Tien tien! Mon cher Hira! Je suis contente, personne ne m’a dérangé pendant ma petite douche. Oh et aussi! J’ai pris le soin de me placer pas trop loin de toi dans le baraquement, avec tous ces hommes autour, j’ai besoin de quelqu’un en qui j’ai confiance pour s’assurer qu’aucun pervers ne profitera de mon sommeil!

- Écoute Minami… Je sais dans quoi tu traîne, je sais pourquoi tu me fais ça, mais arrête. Avec la mission de demain, je n’ai pas envi de jouer avec toi. Tu ne m’intéresse plus, tu…tu me dégoûtes même! Dit-il à la ninja sur un ton mi-agacé mi-effrayé.

Oh non! Son jouet commençait déjà à craquer! Enfin pas tant que ça, c’était évident qu’il disait ça pour tenter de se sauver de son emprise mais il n’avait pas du tout l’air convaincu de ce qu’il disait. Sur le fait qu’il sache dans quoi elle traînait, ça c’était sûre, beaucoup de monde, surtout dans les bars, le savent, ce n’est pas un secret, enfin, pour ce qui a trait à son occupation préféré. Pour ce qui est de ses missions, seuls les hauts placés en savent vraiment beaucoup. Plusieurs rumeurs circulent, certains gradés s’échappent et tout le monde entend une histoire totalement différente ce qui entraîne à une confusion générale et on a l’impression que Minami a trente-huit jumelles, dont une dizaine seulement ont le même nom. Hira devait savoir la vérité. La connaissant, il pouvait départager les histoires idiotes, sans aucune possibilité que ce soit elle et les inventions pure et simple. De plus, son capitaine s’entend bien avec sa capitaine à elle, des compagnons de beuverie en quelque sorte, elle ne savait pas le reste et elle s’en foutait. Pour en revenir à Hira, oui, il devait savoir dans quoi elle traînait. Elle par contre ne savait pas énormément de choses sur Hira dont elle se foutait royalement, mais elle avait appris qu’il était doué à l’arc, adepte du Shikai. Sans réellement l’impressionner, Minami l’admirait sur ce point car bien que difficile à battre au lancé de kunais ou shurikens, elle était totalement incompétente à l’arc qu’elle trouvait plus qu’utile. Mais bon, des archers de première classe on peut en trouver partout alors c’est pas ce genre d’exploit qui pourra suffire à la ninja. Pour le moment, il fallait réparer son jouet avant qu’il ne craque au point de casser.

- Mais voyons! Ne me dit pas que je te dégoûte avec ce jeu! Et moi qui te trouvais persévérant, tu me déçois beaucoup…

En disant cela, elle s’était approché de lui, avait posé sa main sur son torse et lui avait parlé à pas plus d’une dizaine de centimètres de l’oreille. En disant qu’il la décevait, elle se recula brusquement et se retourna, comme pour bouder. Victoire assuré avec le ton qu’Hira avait pris plus tôt, elle le sentit tendre désespérément les bras pour l’empêcher de s’éloigner puis s’arrêta en remarquant ce qu’il faisait. Il cédait encore au jeu de Minami. Agacé et frustré, il entra en trombe dans le baraquement. La ninja sourit. Voilà, aucune craque, il est comme neuf. Bien que du point de vue d’un autre elle aurait manqué son coup car il a résisté, elle savait maintenant pertinemment qu’il ne résistera jamais, peu importe ce qu’il dira ou fera car Minami lui avait volé son cœur et s’amusait à l’écraser de sa main pour le faire battre plus fort, jusqu’au jour où elle le dissèquera pour voir comment il est fait lorsque déchiré en deux.

Se rasseyent, Minami reprit ses Katars. Elle eut le temps d’en finir un et de commencer l’autre avant que Keiro finisse par se montrer. Elle le salua au loin alors qu’il approchait, accompagné d’un sourire totalement amical cette fois, pour l’intéresser à lui parler. Il lui parla, mais pas longtemps et certainement pas ce à quoi elle s’attendait. Elle donna un dernier coup de la pierre à aiguiser en entendant les félicitations pour le service de renseignement, gardant la position pendant qu’il mentionnait qu’il n’était ici que depuis deux jours. N’ayant pas détourné les yeux de son Katar depuis qu’elle les y avait remis après son sourire inhabituellement agréable, le bras tendu devant, figé, avec la pierre dans sa main. Keiro entra après cela et Minami repris son air normal et joueuse en continuant d’aiguiser son Katar.

*Ainsi, il se doute déjà que je puisse être là pour lui… Déjà, c’est évident qu’envoyer une seule ninja aussi subitement dans une unité coïncidant exactement avec son arrivé ne peut laisser place à grandes erreurs. À moi seule je suis aussi efficace en infiltration qu’une unité complète de ninjas et la mission sera simplement une attaque pour reprendre une ville, s’ils veulent des informations, ils feront comme d’habitude, ils en laisserons un ou deux plus haut gradés en vie et les amènerons à ma capitaine pour qu’elle les confient à un interrogateur. Oui, il avait tous les éléments pour savoir donc inutile de le lui cacher plus longtemps.*

Finissant un dernier glissement de pierre sur sa lame, Elle l’observa longuement à la lumière du soleil couchant. Dommage, elle ne pouvais pas les laisser aussi brillant, ça se repère trop facilement à la moindre lumière au mauvais moment au mauvais endroit. Elle plongea son wakisashi et ses katars dans la terre pour les noircires et les rangea. Elle entra finalement dans le baraquement, ne faisant pas attention à Hira pour le moment – qui dormait ou faisait semblant de dormir de toute façon – se concentrant sur sa mission. En passant à côté, elle s’arrêta à son niveau et lui parla sans le regarder.

- Ma capitaine s’occupe de la grande majorité des renseignements. Comme nos effectifs sont un peu partout dans l’empire, quelqu’un ayant eut vent de ton départ pour ici a fait passer le mot. Rien qui se fait en terre Asahi passe inaperçu, et je suis normalement la première informé par ma capitaine.

Minami dit la dernière phrase en tournant la tête vers lui, comme pour plus d’impact. À ce moment, ils voyaient la vrai Minami. Son visage était plus froid que la glace mais tout autant envoûtant. Son regard plus percent que les flèches de Hira et plus frappant que la technique à trois épées de Keiro. Son sourire démontrait un sérieux étrangement mêlé à une sorte de folie que ceux qui connaissent la réputation de la ninja peuvent identifier comme une infinie cruauté sadique. En gros, si Hira l’avait vu comme ça il aurait blêmit assez dramatiquement. Elle se situait pas trop loin de Keiro, trois lits plus au fond alors qu’Hira était juste à côté d’elle. Pour le moments, ils étaient les seuls arrivés mais ils ne devraient pas tarder. Elle se mit dos à Keiro et face à Hira qui lui était tourné de dos, volontairement ou pas. Elle se déshabilla sans gêne dans l’angle mort et de dos à Keiro pour enfiler des vêtement plus légers pour la nuit. Si un seul des membre de l’unité a envi de faire un coup à Minami dans une sorte de rituel d’initiation qui l’empêcherait de dormir en paix, elle le ferait amèrement regretter… quoi que le sang a un goût plutôt ferreux, et non amer…
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Kyoshiro Tageshi
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MessagePosté le: 08/11/2008 01:22:20    Sujet du message: Centre de formation Répondre en citant

Un peu après avoir défait ses affaires et mit de l’ordre dans sa nouvelle demeure, Kyoshiro se dirigea vers la porte menant aux Quartiers Riches. Après avoir franchit les portes séparant les deux quartiers, le bushi se dirigea directement vers le Centre de Formation, passage obligatoire pour tout soldat Asahi. Tout en marchant dans les rues, transportant toute ses armes sur lui, c'est-à-dire son naginata en pièces, dont la lame pouvait passer pour un petit katana, et son propre katana. Il réfléchissait tout en marchant, à la guerre que l’empire menait contre les traîtres du Conglomérat, qui avait affaiblit l’empire en plein temps de guerre, à la guerre aussi contre l’empire Shùo. Que se serait-il passé si le Conglomérat n’avait jamais vu le jour? Si l’empire l’avait emporté contre les Shùo dès le début de la guerre? Tout ces questions n’avaient pas d’intérêts, vu qu’elles appartenaient maintenant à un passé lointain. Dans le présent, la seule chose qui poussait Kyoshiro à venir dans le quartier était son désir de rejoindre les rangs de l’armée impériale, et de combattre aux noms de l’empereur, bien que l’actuel détenteur du titre soit assez original. Mais l’heure n’était pas à ses pensées sur l’empereur, mais à penser à le servir.

Il venait d’arriver devant l’impressionnant bâtiment en pierre qu’était le Centre de Formation, il fut immédiatement dirigé vers l’aile ou étaient situés les bureaux de recrutements. Un vieux soldat, portant l’uniforme des vétérans de l’empire, faisait avancer une file de jeunes hommes, qui n’était pas très longue, en effet il ne devait plus rester autant de jeunes recrues qu’auparavant. Il ne lui fallût pas plus de dix minutes de patience pour se trouver enfin devant le bureau, ou il donna immédiatement son nom, il avait déjà l’air d’un soldat.

-Tageshi, Kyoshiro. Quel est mon unité?

[À toi de jouer, Shala.]
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Sù-Tama
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MessagePosté le: 05/01/2009 21:21:51    Sujet du message: Centre de formation Répondre en citant

-Tageshi, Kyoshiro. Quel est mon unité?

D'une voix franche et sûr de lui, Kyoshiro s'était donc annoncé. C'était ici que commençait véritablement le destin de ce soldat plein d'ambition. Son objectif était clair, précis, il allait gravir les marches du pouvoir, coûte que coûte. Mais pour l'instant, c'était le moment présent qui importait, et rien d'autre. Là il était juste Tageshi Kyoshiro, soldat Asahi, le plus bas palier de la hiérarchie Asahi. Et il allait devoir agir comme tel. Dans une armée, avoir du charisme et une grande gueule ne suffisait pas. C'était avec des faits d'armes qu'on s'illustrait, et uniquement de cette manière. Le jeune soldat allait donc devoir prouver sa valeur, même si ça devrait lui prendre du temps...
Lorsqu'il s'adressa au vieux soldat chargé de la répartition des troupes, celui-ci avait encore les yeux posés sur ses registres. A l'entente du nom du soldat, le vieil homme sortit une nouvelle feuille de papier. Il trempa son pinceau dans l'encre, et nota le nom du jeune homme. Ce fut à cet instant qu'il leva la tête, et que leurs regards se croisèrent. Avec ou sans armure Asahi, on pouvait deviner que cet homme était un vétéran. Des traits tirés, signes d'une vie plus que remplie de faits marquants, des cheveux gris, tirés en arrière, de manière très soignée, voir stricte, une moustache épaisse mais taillée de manière rigoureuse, et une énorme balafre lui entravant l'oeil gauche, sans doute là depuis sa prime jeunesse. Bien que Kyoshiro ne se l'avouerait sans doute pas, l'intensité du regard du vétéran le transperça, l'intimidant presque. Mais le jeune homme ne montra pas le moindre signe de ce qu'il ressentait, et resta stoïque. Les prunelles du vieil homme quittèrent alors celles du jeune soldat, pour se fixer sur le chapeau de ce dernier. Un artifice des plus particuliers pour un soldat Asahi, qui n'avait d'ailleurs pas manqué d'attirer divers regards depuis l'arrivée de Kyoshiro dans le camp. Le vieil homme examina ensuite le reste du corps du soldat, le scrutant de la tête aux pieds. Il replongea alors son regard sur sa feuille, retrempant son pinceau dans l'encre. Il inscrivit quelques descriptions sommaires, tout en adressant la parole à Kyoshiro, pour la première fois:

- Je suis désolé, mais nous n'avons pas d'unité spécialisée dans les costumes folkloriques... Tu vas devoir être assigné à une unité ordinaire...

Suite à cette remarque, l'ensemble des personnes présentes se mirent à rire, certains de manière discrète, d'autres de manière beaucoup moins diplomate. Seul le vieil homme était resté sérieux, continuant ses descriptions sur papier, comme si ce qu'il avait dit n'avait pas pour but de faire rire. En jetant un oeil sur la feuille du vétéran, Kyoshiro pu remarquer avec surprise que certains détails qui n'étaient pas "devinables" (comme le poids et la taille exacte du jeune homme) étaient inscrits de manière très précise. Encore une preuve de l'expérience du vieil homme, dont le sens de l'observation était plus qu'impressionnant. Une fois la feuille remplie, le vétéran tamponna le bout de papier d'un cachet rouge sang, représentant l'emblème du camp. Il plia ensuite la feuille, qu'il donna à un de ses assistants. L'assistant en question partit en courant vers une autre zone du clan, en contournant le plus grand bâtiment. Le vieil homme attira une dernière fois l'attention de Kyoshiro, en lui disant ceci:

- Ton numéro est le 96. Entre dans la bâtiment central, une épreuve d'évaluation t'y attend. Ils vont voir si ton style est à la hauteur de ton look...

Kyoshiro se mit donc en route pour le bâtiment central. Le chemin n'était pas bien compliqué à suivre, des panneaux "épreuve d'évaluation" parsemant les divers couloirs et autres allées. Les panneaux le menèrent à une cour intérieure, d'une taille impressionnante. Plusieurs tatamis étaient disposés, sur lesquelles combattaient plusieurs soldats, sans armure, et avec des armes d'entraînement. Autour de chaque tatami, d'autres soldats étaient à genoux, alignés, attendant leur tour. S'avançant vers la table où se trouvaient les hommes qui indiquaient les emplacements, le jeune homme donna son numero. Il fut assigné à un des tatami en bordure de la cour. Les instructions étaient simples, s'aligner avec les autres soldats, enlever armes et armures et attendre son tour. Kyoshiro s'exécuta et vint s'aligner avec les autres soldats autour du tatami en question. Après avoir ôté armes et armure, le jeune homme observa les combats ayant lieu avant le sien. Les combats se déroulaient en trois rounds de une minute. Trois armes à disposition des soldats: Boken, Jo et Naginata d'entraînement en bambou. Les soldats choisissaient les armes dans l'ordre de leur choix, mais chaque round devaient se faire avec une arme différente. Si les deux hommes tenaient toujours debout à la fin des trois rounds, les juges décidaient de leur sort, en les assignant selon leurs capacités. Si par contre un des deux adversaires était mis KO, il se voyait refusé l'accès direct aux unités guerrières, et était assigné au camp, pour deux mois. La plupart avaient un niveau correct, d'autres se faisaient vite mettre en pièce, souvent à cause du manque d'armure, ou de vigilence. Il ne restait plus à Kyoshiro d'espérer que son futur adversaire n'allait pas lui mettre la patée...

- 83 et... 96!

C'était au tour de Kyoshiro. Son adversaire s'avança sur le tatami. Il avait un air déterminé et un physique robuste, on pouvait aisément deviner qu'il savait se battre. Après quelques étirements, il choisit un Jo pour commencer ce premier round. Une fois son arme choisie, il se tourna vers les juges, et les salua. Il se mit en position sur la marque prévue à cet effet sur le tatami. Il fit ensuite démonstration de son art, à l'aide de quelques kata, prouvant une fois encore que ce n'était pas un débutant. Restait à Kyoshiro le choix des armes, avant de saluer les juges et commencer le combat...


HRP: Voilà... Tu mettras en scène le premier round uniquement, je m'occuperai du deuxième (qui fera le troisième dépendra de la qualité de ton rp)
Ton adversaire est de niveau 3. Bien évidemment, interdiction de le mettre KO.
Pour condenser un peu ton rp, libre à toi de revenir sur les évènements cités plus tôt dans mon rp avec la vision des choses de ton personnage, ça pourrait être intéressant.
Bonne chance, et surtout prends ton temps pour poster un bon rp. Ce n'est pas une course contre la montre :P
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MessagePosté le: 07/01/2009 11:44:54    Sujet du message: Centre de formation Répondre en citant

Le vieillard, dont tout l’aspect montrait bien qu’il était un vétéran, était semble t’il très observateur, même si Kyoshiro n’avait pas aimé la blague sur son casque, il avait cependant ignoré les rires moqueurs dans son dos, après tout seul l’instant présent comptait, et il voulait plus que tout intégrer l’armée de l’empire. Il attendit que le vieillard remette la feuille pleine, tamponnée avec l’emblème du camp, à un de ses assistants, qui s’empressa de partir vers une autre zone du camp, en contournant le bâtiment principal. Le vieillard s’adressa une dernière fois à Kyoshiro avant que ce dernier ne s’en aille:

-Ton numéro est le 96. Entre dans le bâtiment central, une épreuve d'évaluation t'y attend. Ils vont voir si ton style est à la hauteur de ton look...

Son look, il s’en fichait pas mal de son look, seul son intégration dans les rangs de l’armée importait, et ce quel qu’en soit le prix. Il se dirigea le bâtiment central, ce qui était facile, vu que des panneaux parsemaient les divers couloirs, il arriva dans la cour intérieure du bâtiment, ou il vit plusieurs soldats combattre avec des armes d’entrainement sur des tatamis, un gardes l’assigna à un tatami en bordure de la cour, il s’assit, déposa ses armes et son armure, et attendit. Il semblait que le combat était divisé en trois rounds, chaque round se déroulant avec une arme différente, ces armes étaient: un Jo, un Bokken et un Naginata, tous en bambou. Il dut donc attendre qu’on tire son numéro, et espérer de ne pas avoir à faire avec un adversaire trop puissant. Enfin, on cita son numéro.

-83 et… 96!

C’était enfin sont tour. Son adversaire s’avança sur le tatami. Il avait un air déterminé et un physique robuste, qui laissait deviner qu’il savait se battre. Après quelques étirements, il choisit un Jo, pour commencer le premier round du combat. Une fois son arme choisie, il se tourna vers les juges, et les salua. Kyoshiro se leva enfin, et choisit un Bokken pour le premier round, il salua les juges, et se mit ensuite sur le tatami, en position de combat. Les juges jaugèrent les deux participants avant de faire sonner un petit gong en bronze:

-Combattez! dit l’un d’eux.

Il avait 60 secondes pour battre son adversaire, ou pour rester debout. Début du round, il fait face à son adversaire, en tenant son Bokken prêt à frapper, son adversaire, déterminé, lui porte un premier coup, qu’il esquive tout en portant lui-même un coup à le poitrine, sans son armure il était bien plus léger.

50 secondes.

Son adversaire lui assène un coup à l’épaule droite, il se retourne vers lui et attaque de nouveau avec son Bokken, il le frappe au genou droit.

40 secondes.

Il frappe à l’épaule gauche, mais ne peut éviter un coup dans le torse, il s’en remet cependant et frappe avec force le genou gauche, puis esquive un autre coup.

30 secondes.

Il frappe de nouveau le genou droit, mais son adversaire esquive, il doit user de toutes sa force pour le vaincre, il se souvient alors d’un combat qu’il à mené, autrefois, contre un bushi du Conglomérat. Ce bushi était comme son adversaire, expérimenté et déterminé, il ne l’avait pas vaincu mais blesser, alors voilà la solution : s’il ne pouvait pas mettre son adversaire KO, il devait rester debout.

Il revint à la réalité et esquiva un autre coup, il porta un terrible coup au niveau du ventre, qui fut paré par le Jo de son adversaire, qui retint l’arme de Kyoshiro contre la sienne.

20 secondes.

Il se regarde les yeux dans les yeux, tout d’eux sont déterminé à intégrez les rangs de l’armée, l’adversaire pour une raison connue de lui seul, et Kyoshiro pour assouvir son ambition et sa soif de pouvoir, il désire plus que tout commander un jour aux vastes armées de l’empire, les diriger là où son empereur le lui commanderait, détruire enfin le Conglomérat, puis mener se légions contre l’empire maudit de Shuò.

10 secondes.

Il se dégage de l’emprise de son adversaire, lui porte un nouveau coup au genou, il y met toute sa force et il affiche un mince sourire en voyant son adversaire afficher un petit rictus de douleur, il s’apprête à lui porter un coup final à la poitrine, dont le Jo est assez éloigné, quand tout à coup.

Le gong retentit, et les deux adversaires s’arrêtèrent en même temps, alors que le son était encore dans l’air.

-Bien, dire les juges, préparez-vous pour le round suivant.
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MessagePosté le: 11/01/2009 01:03:59    Sujet du message: Centre de formation Répondre en citant

HRP: Désolé Kyo, mais tu as malheureusement échoué le test. Explications à la fin du post.
J'ai fait parler ton personnage à trois reprises dans mon post, mais me suis contenté du strict minimum, pour ne pas altérer la personnalité qu'il devrait avoir :P
Pour le combat je l'ai fait agir selon ma vision du personnage, si ça ne te convient pas, tant pis, c'est une des conséquences du test :P



Lorsque le gong de la fin du premier round retentit, Kyoshiro se crispa. Un coup, il lui aurait manqué un seul coup pour mettre un terme à ce combat. Du moins c'était ce qu'il aimait à penser. Ce qui était fait était fait, il fallait penser à la suite. Pendant que notre homme se dirigeait déjà vers l'étal d'armes pour choisir celle qu'il allait utiliser au deuxième round, son adversaire profita des quelques secondes de répit pour vérifier l'état de ses jambes. Quelques rapides flexions, dont les premières furent difficile, surtout sur sa jambe droite, mais après quelques étirements et même quelques bons, il semblait toujours en état de combattre. La scène fit grimacer légèrement Kyoshiro, qui avait tout de même espéré que son travail sur les jambes portent mieux ses fruits. L'arme que ce dernier avait choisit pour ce round était le naginata en bambou. A sa grande surprise, son adversaire fit de même, ce qui allait être l'occasion pour les deux hommes de comparer leurs styles. Les deux adversaires prirent place au centre du tatami, attendant le départ des juges. Avant que le gong de départ retentissent, l'adversaire de Kyoshiro se permit une petite remarque...

- Intelligent le travail sur les jambes... Dommage que tu n'aies pas pris la bonne arme pour ça.

L'homme apparemment en confiance prit une position de combat, de même pour Kyoshiro. Le gong retentit enfin. Kyo voulut partir à l'assaut , mais après à peine deux pas, son adversaire dévia la lame de bambou et donna deux puissants coups secs dans les jambes, écartant celles-ci de part et d'autre et faisant chuter Kyoshiro d'une manière bien inconfortable. L'adversaire recula ensuite de quelques pas, reprenant sa position de départ, bien campé sur ses jambes...

- C'est le naginata que tu aurais dû utiliser pour me saboter les jambes... Maintenant c'est trop tard, tu ne me surprendras plus...

Pris par surprise par cette contre-offensive qu'il n'avait pas vu venir, Kyoshiro resta au sol durant quelques secondes. Il s'était fait piégé par son élan, que son adversaire semblait avoir parfaitement anticipé. Préférant ne pas y repenser, il finit par se relever, bien décidé à ne plus se faire avoir aussi facilement. Le temps pressait, plus de vingt secondes s'étaient déjà écoulées pour ce round. Cette fois-ci, ce fut l'adversaire qui partit à l'attaque. Il lança des coups sans trop d'élan, pour éviter de tomber dans le même piège qu'il avait lui-même tendu quelques instants plus tôt. Ses coups n'étaient pas particulièrement difficiles à parer, ce qui incita Kyoshiro à tenter une contre-offensive. Contre-offensive qui porta ses fruits, la lame de bambou heurta l'épaule de son adversaire. L'homme tira une grimace mais encaissa le coup, et en profita d'ailleurs pour pénétrer la garde de Kyoshiro! Un coup de bambou dans les côtes suivit d'un pivot, achevé par un nouveau coup fouetté dans les jambes, nouvelle chute pour Kyo. A nouveau, son adversaire recula, adoptant sa position de départ. En réanalysant la situation, Kyoshiro réalisa qu'il était à nouveau tombé dans un piège. Le coup encaissé à l'épaule par son adversaire était volontaire, et n'avait eu que pour but de lui permettre de pénétrer la garde du jeune homme. Et une fois encore, le bambou avait atteint ses jambes, qui commençaient à le faire souffrir. Le coup qu'il avait reçu aux côtes était lui aussi douloureux, mais supportable. Un regard à l'horloge des juges, plus que vingt-cinq secondes. Il fallait trouver un moyen de surpasser le yarijutsu de son adversaire, sinon ça allait mal tourner pour Kyoshiro. D'une impulsion, le jeune homme repassa à l'offensive. Faisant cette-fois bien attention à son élan, il lança quelques attaques facilement parées. Il vit soudain une ouverture vers les jambes de son adversaire, qu'il prit aussitôt, ou du moins c'était ce qu'il voulait faire croire. Alors que son adversaire était en train de changer d'appui pour esquiver le coup, Kyo pivota et se retrouva presque dans le dos de l'adversaire, qui ne pouvait rien faire dans sa position. Le jeune homme en profita et plaça un puissant coup dans les côtes suivit de deux autres coups, sur l'omoplate et l'arrière du crâne, ce qui fit chuter son adversaire au sol, légèrement sonné. Mais ce dernier resta vigilant, et évita de rester sur place, pour éviter une éventuel mauvais coup qui aurait signifié pour lui la fin du combat. Il exécuta donc une roulade, empêchant ainsi Kyo d'en finir une bonne fois pour toutes.

- Tu ne m'échapperas pas!

Kyoshiro ne voulant pas s'arrêter dans sa lancée, concentra son Ki. Il s'avança ensuite vers son adversaire, encore un genou à terre, et lança sa technique personnelle, la tornade de lames! Sentant bien que si il se faisait prendre dedans, il perdrait surement, et n'ayant pas le temps d'esquiver, l'adversaire concentra son Ki à son tour, et contra avec:

- Kan'tsuu!!!!

L'homme partit donc pour une attaque éclair. En tentant de passer à travers la tornade de Kyoshiro, les deux attaques s'annihilèrent. Les deux hommes furent projetés chacun en arrière, manquant presque de chuter hors du tatami. Lorsqu'ils se relevèrent, pas le temps de reprendre une position de combat, le gong de fin du deuxième round sonna. A l'entente du gong, les deux adversaires reposèrent un genou à terre, quais en même temps. Ce round avait été serré, et chacun aurait pu l'emporter. Leur style au naginata était équivalent, quoi qu'au départ Kyo s'était quand même fait dominer. Restait le troisième round, qui allait sans doute être le plus difficile pour le jeune homme. En effet, en ayant choisi ses deux armes de prédilection aux deux premiers rounds, il ne lui restait plus que le Jô, qu'il ne maîtrisait pas aussi bien que les armes précédentes. Quant à son adversaire, il lui restait le boken, reprenant ainsi la configuration inverse du premier round. La question était maintenant: est-ce une arme que cet homme maîtrise, ou pas? On allait bientôt le savoir...

- En place pour le dernier round...

Au deuxième round, Kyo n'était pas parvenu à toucher les jambes de son adversaire. Lui en revanche, lui avait bien rendu la pareille du premier round, les mettant donc à égalité à ce niveau là. Ils étaient donc tous deux plus ou moins dans le même état, avec un léger avantage à Kyo, qui était parvenu à toucher le crâne de son adversaire. En attendant le gong, les regards des deux hommes se fixèrent...

- J'espère pour toi que le Jô est l'arme que tu maîtrises le mieux... Parce que je te réserve le grand jeu avec le boken...

Kyoshiro avait donc sa réponse... Vu les talents de son adversaire sur les deux rounds précédents, il allait devoir être très prudent ce round-ci. Dès le retentissement du gong, l'homme au boken se lança à l'attaque. Il lança de puissants coups, que Kyo parvenait à parer mais dont le puissance le faisait reculer à chaque fois. Le style de son adversaire était rapide et agressif, accompagnant chacun de ses coups de puissants cris, intimidant presque certains soldats attendant au bord du tatami. Les coups amenèrent Kyo de plus en plus près du bord du tatami, l'incitant à réagir vite si il ne voulait pas se faire sortir. Considérant alors que la meilleure défense était l'attaque, Kyo se mit à imposer son physique. Il se lança à travers la garde de son adversaire, voulant y placer un coup direct de Jô dans son abdomen. Mais l'homme au boken se décala légèrement au moment de l'impact, faisant passer le bâton de bois à quelques centimètres de ses côtes. Pas déstabilisé pour autant, Kyo profita du fait qu'il était toujours dans la garde de son adversaire pour s'imposer d'avantage et lui coller un coup de boule. L'adversaire recula presque sonné, et para de justesse un nouveau coup de Jô de Kyo, décidément en confiance. Le jeune homme tenta alors un enchaînement de coups, mais la défense de son adversaire était parfaite. Ce dernier parvint même à pénétrer à son tour la garde de Kyo (le forçant à tenir son Jô d'une seule main), mais dans une position telle qu'il lui était impossible de frapper avec son boken. Il lança tout de même une attaque, à savoir une prise d'aikido, saisissant le bras armé du jeune homme et retournant son propre poids contre lui, pour le faire chuter sur le dos. Mais lors de la chute, Kyo parvint à empêcher l'impact avec le sol avec ses pieds, provoquant une vive douleur dans ses jambes, mais annihilant du coup l'offensive de son adversaire. Malheureusement, celui-ci tenait toujours le bras du jeune homme, et le maintenait dans une position vulnérable. Serrant alors les dents pour surpasser la douleur, Kyo parvint à changer son Jô de main et lança un coup de façon désespérée, forçant son adversaire à le lâcher. Kyo perdit ensuite l'équilibre, mais se releva directement, légèrement essoufflé. A la surprise générale, les soldats autour du tatami se mirent à applaudir, figeant presque les deux hommes sur place. Les soldats étaient enthousiastes, trouvant le combat franchement bon. Les deux adversaires se fixèrent à nouveau, esquissant chacun un léger sourire. Ils se replacèrent au centre du tatami, et après avoir laissé planer un blanc de quelques secondes, repartirent ensemble à l'assaut.
Chacun parait les coups de l'autre, s'échangeant des coups sans jamais parvenir à prendre le dessus. Le rythme était soutenu, et tous les soldats vibraient au rythme du combat. Après près de quinze secondes d'échange intense, les deux hommes prirent à nouveau une pause, ne se lâchant pas du regard.

- Fini de rigoler... Place au véritable grand jeu...

Nouvelle attaque synchronisée, mais cette fois, l'homme au boken avait démarré une fraction de seconde plus tôt. Comme si tout se passait au ralenti, Kyo, vit la lame en bois du boken glisser le long de son Jô. Soudain, le boken décolla du Jô et percuta le bras du jeune homme. Sous l'impact, sa main droite lâcha le Jô, et avant qu'il ne puisse s'en remettre, vit le boken frapper lourdement le bâton de bois, qui partit complètement à l'opposé, laissant le pauvre Kyo sans défense.

- Kan'tsuu!

A nouveau, cette attaque éclair. Cette fois le jeune homme ne put rien faire, incapable de revenir en bonne position à temps. Le temps d'un souffle, l'adversaire de Kyo était dans son dos, avant qu'il ne ressente le puissant coup de boken qu'il lui avait infligé à l'estomac. Sous la force du coup, Kyo s'envola en arrière et fit presque deux tonneaux sur le tatami. Les soldats assistant à la scène retinrent tous leur souffle, ne s'attendant pas à une telle offensive. Kyo resta allongé quelques secondes, les yeux rivés vers le plafond. Il s'en voulait de s'être fait désarmer aussi facilement, et se retrouvait maintenant en fâcheuse situation. En effet, lorsqu'il roula sur son dos et commença à se relever, il cracha une gerbe de sang, signe qu'il avait sans doute des dégâts internes. Mais il n'était pas prêt à renoncer, loin de la. Il se releva malgré tout et essuya le sang le long de sa bouche. Il pointa ensuite son Jô en direction de son adversaire, et sur un ton provoquant, il lança:

- Amène-toi!

L'homme au boken se mit à sourire, et fonça en direction du jeune homme. Celui-ci courut à son tour, bien décidé à placer un coup décisif, comme lors d'une joute à cheval. Avec le plus de rapidité possible, Kyo lança un coup direct vers la poitrine de son adversaire, voulant profiter da l'allonge de son Jô. Mais malheureusement, son adversaire avait compris la trajectoire du coup, et anticipa en s'abaissant, glissant sur ses genoux. Il profita alors de sa glissade pour violemment frapper les jambes de Kyo avec son boken, faisant décoller le jeune homme dans un cri de douleur. Il se releva ensuite très vite, et bondit vers l'arrière, dans un pivot.

- Watasu... Coup finaaaal!!!!!

Le boken de l'adversaire se mit alors à luire de son Ki, chargeant ainsi la lame d'énergie. En achevant son pivot, il frappa les côtes et le dos d'un Kyo en plein vol, qui sous l'impact vola encore plus haut et partit en vrille. Il retomba lourdement sur le sol du tatami, se tenant immédiatement le dos dans un cri de douleur intense, figeant presque l'ensemble de la cour...
L'homme au boken resta à sa place, lançant un regard vers les juges. l'un d'eux s'avança vers Kyoshiro, et s'assura de son état. En tâtant son dos et ses côtes, il sentit que les dégâts étaient importants. Il se tourna vers tout le monde, et déclara:

- Ce combat est terminé, la victoire revient au numéro 83, Juichi Kurota!

En entendant le verdict, Kyo, toujours par terre, agrippa le kimono du juge.

- Nan! Je peux encore combattre!

- Non je suis désolé, tu as perdu.

Le jeune homme tenta de se relever, mais c'était peine perdue, le dernier coup de Kurota l'avait bel et bien mis hors d'état de nuire. Ce dernier s'avança d'ailleurs vers lui, le saluant avec respect.

- Tu as bien combattu, j'ai apprécié me battre contre toi. Je suis sûr qu'on se reverra sur les champs de bataille, tu as ta place dans cette armée...

Sur ces mots sincères, il quitta le tatami, pendant que des hommes apportaient un brancard pour Kyoshiro. Le jeune homme avait donc perdu, et donc raté son test. La logique voulait qu'il soit assigné au camp durant deux mois, avant de retenter le test. Mais avec l'enthousiasme qu'avait suscité le combat, peut-être que les juges en décideraient autrement.
Pour l'instant, la chose qui importait, c'était soigner ces blessures, qui semblaient assez sévères...


HRP: Alors, explications du pourquoi tu as échoué:
- Premièrement, tu t'es contenté de reproduire certains passages de mon rp pour remplir le tien, en les recopiant quasi mot pour mot. Je t'avais demandé de reprendre les évènements avec la vision de ton personnage, ça veut dire réinterprêter les faits, pas bêtement les recopier :P j'espère que tu comprends que ça ne se fait pas, et que ça plombe grandement la qualité du rp en question
- Deuxièmement, je t'ai demandé de ne pas mettre ton adversaire KO, et ça sous-entendait qu'il était de taille, et même plus. Ton ego n'a pas pu t'empêcher de faire comme si tu allais gagner juste avant le gong, gros mauvais point :P (l'ego c'est mauvais, très mauvais :P )
Voilà, ça ne fait que deux points qui t'ont fait rater le test, mais ce sont deux points très importants :P
J'espère que tu pourras en tirer des leçons, et qu'à l'avenir ça te permettra de faire des rp bien meilleurs ^^ (n'oublie surtout pas, le fait que ton perso soit arrogant et ambitieux ne le rend pas fort pour autant, c'est ce que tu as semblé oublier lors de ton post)
Mais bon il y avait qd même des bons points, comme la mise en scène en secondes du round, j'ai trouvé ça assez original (bref, tout n'est pas à jeter, loin de là ^^)
Cet échec n'est pas là pour te punir, j'espère que tu en es conscient. Ca doit au contraire to motiver pour t'améliorer, ce qui à mon avis devrait arriver assez vite, vu ta motivation pour le rp

A part ça, vu que moi (Shala) je dois m'absenter dans les jours qui viennent, Shuyin va prendre la suite de ce rp, en intervenant avec son propre personnage, et en t'annonçant dans son rp le résultat des juges (qui n'est pas aussi dramatique qu'on le pense, tu verras). C'est donc à son tour de poster, ensuite ce sera le tien...

Voilà, je crois que c'est tout. En espérant te voir t'améliorer pour parvenir à atteindre les ambitions de ton personnage ^^
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Shuyin
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MessagePosté le: 14/01/2009 20:37:13    Sujet du message: Centre de formation Répondre en citant

[HRP : *croise les bras de manière décontractée* : En effet, je prends la relève de Su-Tama avec mon personnage principal. Ceci dit, ce dernier est sous l'identité de Matsumoto Ryôjun, un médecin de famille du clan Asahi. aussi il t'es impossible de voir à travers cette mascarade, d'autan qu'il est tout aussi impossible pour ton perso de dire que c'est un kami ou autre. Au fond, pense simplement que c'est un médecin humain chaleureux mais compétent. Pour t'imaginer Ryojun, rdv à mon profil.]

Missive du 18 décembre, camp militaire d’Asahi basée à Taiyou

Cher confrère,

Comme vous le savez, l’empire travaille sans cesse à l’amélioration des capacités des hommes de ses rangs, une tâche difficile qui repose sur le renouvellement constant de la force militaire. Pour cela, il a été convenu que des recrutements se fassent à travers différents pôles des territoires de l’empire, le but étant de filtrer la population pour en ressortir les meilleurs éléments. Cependant, cette tâche est d’autant plus difficile que pour connaitre ces fameux éléments, il nous faut les tester…et qui dit violence, dit forcement des blessures.
Nous connaissons tous vos prouesses dans le domaine médical, surtout durant ces derniers mois qui ont d’ailleurs intéressé les cabinets plus haut placés de l’empire. Dès lors, j’ai reçu l’ordre de vous proposer de venir à Taiyou, dans notre camp afin de nous aider à soigner nos blesser qui plus est sont aussi touché par une soudaine épidémie. Rien de bien grave encore, mais vos talents nous permettraient d’éradiquer rapidement celle-ci afin que notre priorité se rapporte aux besoins de l’armée.
Loin l’idée de vous forcer la main, vous qui êtes le successeur d’une longue famille de médecins, j’avoue que votre présence ici apporterai une aide de choix. En se basant sur notre code et serment, nous ne pouvons refuser de laisser la maladie prendre le dessus…n’est-ce pas ?

Mon humble respect vous est adressé.
Byou Hansen, médecin en chef du camp








Cela faisait déjà quelques mois que la lettre avait été envoyée et que son destinataire s’était rendu à ce fameux camp militaire. Le soir même de son arrivée, il dû s’occuper de plusieurs blessés dont certains avaient même développé cette étrange maladie dont le médecin du camp avait parlé dans sa missive. Ayant vite fait de prendre connaissance des rapports médicaux de l’endroit, l’invité s’était même permit de réquisitionner un autre dojo afin d’en faire un cabinet improvisé. D’abord ressentit comme de l’arrogance auprès de certains, les avis changèrent bien vite lorsque les premières guérisons se firent de plus en plus récurrentes. Cela alla même a faire naitre une certaine jalousie de la part de Byou. Toutefois, s’il fallait reconnaitre une qualité à ce dernier, c’était son professionnalisme : et la jalousie fut bien vite dissipée pour se changer en un désir mutuel de faire avancer les choses.
Ce fut d’ailleurs du cabinet de ce dernier que le nouvel arrivant venait de sortir, refermant la porte coulissante en toile avant de se tourner vers la cour peuplée de quelques hommes. Un fin sourire aux lèvres, il resta immobile pendant plusieurs secondes, observant un peu dans le vide ce qui se passait face à ses yeux de noyer. Il n’y avait pas de vent aujourd’hui, seul des bruits d’affrontements et des ordres lancés à haute voix teintaient l’atmosphère. Voilà déjà un bon moment que le nouveau médecin logeait au sein du campement, pourtant, à le voir, il avait l’allure de quelqu’un qui appartenait quand même à un autre univers…

- Yare…yare…. (Il amena ses mains à l’avant de son obi, avant de les enfuir dans ses manches) Le gros des patients sont déjà couvert par les soins, ça me laisse du temps pour me distraire un peu…
- Pardonnez-moi, Ryôjun-sama.

Tournant à peine son visage vers l’origine de la voix, le médecin prit aussitôt un visage calme. Face à lui se trouvait une jeune femme habillé d’un kimono court dont le Obi démontrait qu’elle avait bon goût sans pour autant être excentrique.

- Qu’y a-t’il…Sasako ? (Elle s’inclina par respect) Où en sont les onguents ?
- Ils seront prêts dans les heures qui suivent, ainsi que le nouveau traitement que vous avez mis au point. J’avais l’intention de vous le dire plus tôt, mais vous étiez en pleine entrevue avec…
- Tu as très bien fait Sasako, comme toujours. Tu peux prendre ta journée.

Après s’être incliné une deuxième fois, elle fit volte-face au thérapeute qui entama lui aussi son départ dans la direction opposé. Mais à peine avait-il fait deux pas qu’il s’arrêta, avant de prendre la parole de manière à ce que son assistante l’entende :

- Oh… Permet-moi de te demander si tu as du temps supplémentaire à m’accorder, Sasako.
- Je vous écoute.
- A vrai dire, je commence à trouver le temps long et j’aimerai me reposer pendant un court moment en allant voir les recrutements. Serais-tu partante à l’idée de m’accompagner.
- Ce genre de divertissement n’est pas de ce que j’aurai aimé faire avec…
- Rassures-toi… (Sasako sursauta, sentant le souffle du médecin dans sa nuque. La surprise se lisait sur son visage, elle se demandait comment ce dernier avait pu se placer derrière elle en à peine deux secondes et sans faire aucun bruit) L’observation de telles scènes peut nous permettre de mieux préparer les soins pour les blessures qui en résultent.
- Ryôjun… (Elle souffla lentement) sama…
- Allons-y…

Quelques minutes plus tard, Ryôjun et Sasako pénétrèrent dans le dojo où ils se retrouvèrent face à l’un des nombreux combats de test qu’organisaient les recruteurs. A peine rentrés qu’on leur fit de la place dans le premier rang, au plaisir de Ryôjun qui le rendit par un sourire amical. S’assoyant à sa gauche, Sasako leva son regard vers les deux combattants qui s’affrontaient, remarquant leur différence de taille, observant surtout celui qui semblait être le plus costaud. Ryôjun, de son côté, observait le plus petit des deux avant qu’un voisin ne s’approche de lui :

- Voici maître Matsumoto Ryôjun, cet homme là-bas se nomme Juichi Kurota…tandis que celui-ci se nomme Tageshi Kyoshiro. (Entre-temps, le médecin observa chaque chose dont le voisin lui expliquait) Ils en sont au troisième round et si Kyoshiro avait une certaine avance au départ, il semblerait que la situation se renverse… (A peine la phrase achevée qu’ils virent Kurota user d’un Kan’tsuu qui ne manqua pas de surprendre Ryôjun) Comme vous le voyez, le combattant Kurota n’hésite pas à user d’un répertoire de technique élaborée. Ceci dit, Kyoshiro à lui aussi démontrer certaines capacités… (Posant son regard sur le voisin, ce dernier observa pendant un court moment le duel, avant de reprendre pendant que le regard du docteur revenait sur la zone de combat) A mon humble avis, je pense que..

Watasu….Coup finaaaaaal !!!!!

Ryôjun et son voisin virent alors le fameux Kurota user d’une autre de ces technique, assénant un puissant coup qui n’échappa pas à faire grimacer plus d’un dans la foule. De son regard, Ryôjun observa le corps de Kyoshiro rompre avec la pesanteur, avant que ce dernier ne tombe lourdement au sol.

- Itaï… Sasako, nous allons avoir du boulot…

Ryôjun fut un des premiers à se lever, suivit de Sasako et d’autres personnes. Pendant ce temps, un des juges annonça l’issu du combat pendant que le vaincu tentait de se relever, en vain. Après le salut de son adversaire, Kyoshiro remarqua que deux hommes s’étaient placé à ses côtés avant qu’un troisième suivit d’une femme n’apparaissent. S’agenouillant, pendant que les deux premiers hommes le placèrent délicatement dans la civière, Ryôjun posa son regard brun dans les yeux du blessés, affichant un regarde amical…pas forcément de ceux qu’aimerais voir Kyoshiro en cet instant :

- Allons, allons, admettre sa défaite est déjà une victoire en soi. Puis si vous continuez, vous risquez de ne plus avoir de défaites… (Ryôjun plaça son index et majeur au niveau de la clavicule et appuya sèchement, ce qui fit tomber le blessé dans l’inconscience) ni de victoire non plus. Conduisez-le à mon baraquement : je vais m’occuper de ces blessures.

Acquiesçant d’un signe de tête, les infirmiers partirent aussitôt, pendant que le médecin se relevait tout en dirigeant son regard vers ce Kurota. Celui-ci le remarqua, le salua aussitôt l’ayant reconnu avant de voir que le docteur lui adressa la parole.

- Beau combat du moins de ce que j’en ai vu. Ce fut une simple mais bonne maitrise du Ki.
- Je vous remercie, docteur. Je peux dire de même avec ce que vous venez de faire.
- Hahaha (Il rentra ses mains dans ses manches, avant de se diriger vers la sortie) Ce n’est que peu de choses…peu de choses…

Dès lors il quitta l’établissement, marchant sereinement sur les pas de ses brancardiers. Son prochain diagnostic risquant d’être intéressant….

Trois jours, s’étaient écoulés depuis la chute de Kyoshiro. Pendant ce temps, Sasako était restée à son chevet, veillant à ce que le traitement que lui avait indiqué son supérieur se passe dans les meilleures conditions. Ce dernier n’avait d’ailleurs pas manqué à rendre visite à son patient, lui appliquant les thérapies adéquates en vue d’une guérison qui se voulu incroyablement rapide. Au terme du quatrième jour, le jeune Kyoshiro semblait ne plus ressentir de douleurs, comme si ces os s’étaient étrangement ressoudés assez rapidement. Malgré cela, Matsumoto ne lui avait pas encore permit de sortir, le cloitrant dans cette pièce où il aimait parfois prendre le thé assis sur un fin tapis.
D’ailleurs, ce fut sur ce dernier qu’il s’adressa à son patient sans pour autant se tourner vers lui, observant les portes de toiles coulissantes, en ce moment là entrouvertes, qui en permettaient l’entrée.

- Ô vous Seigneur… masque de chair et d'os, toute création, battements d’ailes…. Ô vous qui portez le nom des hommes, vérité et tempérance…

Il but une fine gorgée, avant de tourner son regard vers son patient :

- Au-dessus du Pur Mur des Rêves, déchainez mais pas plus que le nécessaire, la furie de vos griffes… (Le médecin se tenait à présent aux côté du patient) Connaissez-vous ce poème? (Il se mit à rire calmement mais sincèrement) Vous le connaissez probablement…il est dit que les grands guerriers le connaissent de manière innée.

L’homme de médecine passa à quelques vérifications de routine, laissant le temps à Kyoshiro de réagir et de le laisser s’exprimer sur tout ce qu’il aurait voulu dire durant sa convalescence. Ryôjun ne semblait pas pressé, malgré que d’autres patients l’attendent surement. D’ailleurs, on frappa à la porte, avant d’entrer avec son autorisation.

- Matsumoto Ryôjun-sama, veuillez nous excuser mais nous aimerions nous entretenir avec le patient Tageshi Kyoshiro.
- Faites, messieurs…

S’inclinant par respect, l’un des deux hommes nouvellement apparus s’avança vers Kyoshiro qui était dorénavant entouré de quatre personnes. Curieux bien qu’il semblait connaitre la raison de cette venue, le docteur se contenta de se mettre en retrait en continuant son thé, écoutant la suite :

- Tageshi Kyoshiro, après avoir évalué votre combat les juges ont décidé ceci comme résultante de leurs observations : Malgré votre défaite ainsi que plusieurs mauvais choix de tactique, nous avons décelé en vous une volonté rare qui mérite d’être cultivée. Nous vous proposons alors ceci.
- Waku-waku…
- Soit vous restez deux mois ici, au sein du camp pour retentez votre enrôlement. Cette procédure étant celle de base, appliquée à tous perdants des éliminatoires. (Ryôjun regarda subtilement le visage du concerné, guettant ses expressions) Soit il vous est possible de rejoindre une unité moins gradée que celle de base, la base de l’infanterie. Votre réponse est attendue dans les plus brefs délais. Merci et prompt rétablissement.

Sur ces mots, les trois hommes s’en allèrent en s’excusant une nouvelle fois auprès de Ryôjun qui leur sourit. Puis lorsque la porte coulissante fut refermée, ce même homme se tourna vers Kyoshiro tout en étant adossé à l’un des murs de la pièce. Le bout de son index posé devant ses lèvres courbées.

- Murs d'acier sableux près d'une pagode de prêtres vêtus de brulantes lames d'acier. (Il ferma les yeux) Tenez-vous droit, silencieux jusqu'à la fin. (Il finit par regarder fièrement Kyoshiro) Remerciez mes traitements qui vous ont remis assez vite sur pieds, vous n’étiez pas fort en état. Toutefois, comment vous sentez-vous… ?

Il coupa un petit rire :

- Bien sûr, je pense qu’avant d’accepter quoique ce soit vous devriez y réfléchir. J’ai observé votre combat et notez plusieurs lacunes. (Il regarda vers le haut) Mais l’on ne m’a pas demandé de vous corriger…enfin, à peu de chose près…


[HRP : Voilà, je commence calmement. Petits conseils : j'aimerai que cette fois-ci, lorsque l'on te demande de revoir certains passage dans la peau de ton perso, que tu ne te contente pas de réécrire simplement ce qui a été mit. Développe ça, place y ce que pensais ton perso à ce moment là où décris même une action qu'il aurait fait durant ce temps-là. A plusieurs fois Ryôjun interagit avec ton personnage, j'ai laissé des moments afin que ton perso puisse aussi réagir et ne sois pas oublié dans l'action. D'ailleurs, la fin est une ouverture directe. Bonne rédaction]
_________________


Dernière édition par Shuyin le 27/03/2010 13:43:51; édité 7 fois
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Kyoshiro Tageshi
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MessagePosté le: 22/01/2009 15:23:01    Sujet du message: Centre de formation Répondre en citant

«Qu’est-ce qui se passe? Je suis inconscient, mais, comment… Ce n’est pas l’autre, ce, comment déjà? Kurota, Juichi Kurota. Mais que c’est-il passé, à la fin? Bon, je vais résumer toute la situation depuis le début, et ensuite je verrai quoi faire.»

Il avait terminé, le gong avait sonné, il avait donc pris un naginata en bambou pour le second round. Son adversaire lui fait plusieurs flexions de jambes, surement pour en vérifier l’état, ce qui laissa apparaître une légère grimace sur les traits de Kyoshiro, ses attaques n’avaient pas porté les fruits qu’il espérait. Son adversaire choisit la même arme que lui, un Naginata, ils se remirent en position, et ils attendirent le début du combat, son adversaire le félicita avant qu’ils ne commencent, pour son idée d’attaquer ses jambes.

Lors du deuxième round, il fut d’abord mis au sol par son adversaire, mais il se releva rapidement, et comme le temps pressait, il décida plutôt de se défendre, afin de ne pas se laisser emporter par son élan. Le combat fut rude, c’est tout ce dont il se rappelait, sa mémoire devait avoir quelques ratés. Il se souvenait qu’il avait subit de sérieux coups lors du deuxième round, et que c’est au troisième qu’il avait été mis K.O. Il se souvint que l’un des juges s’était approché, après lui avoir tâtées les côtes et le dos, les deux derniers points que son adversaire avait touchés, et qui le faisait souffrir, il déclara:

-Ce combat est terminé, la victoire revient au numéro 83, Juichi Kurota!

Malgré la supplication de Kyoshiro, rien ni fit, il tenta de se relever mais la douleur était bien trop grande, et il se laissa tomber au sol. Il vit Kurota s’approcher de lui, le saluer avec respect, et luio dire:

-Tu as bien combattu, j'ai apprécié me battre contre toi. Je suis sûr qu'on se reverra sur les champs de bataille, tu as ta place dans cette armée...

Voilà au moins un peu de réconfort pour Kyoshiro, le fait d’être respecté d’un adversaire plus fort que lui ne lui étais jamais arrivé, il faut dire aussi qu’il avait rencontré peu d’adversaire à sa taille, vu qu’il s’en prenait toujours à des innocents non-combattants. Il le vit quitter le tatami, laissant passer des hommes portant un brancard, surement pour lui. Le pire dans toute l’histoire, c’est que malgré ses efforts, Kyoshiro serait assigné pendant deux mis à un camp, mais avec un peu de chances le juges en décideraient autrement, c’était à espérer s’il voulait rejoindre l’armée…

Il remarqua alors que deux hommes étaient à ses côtés, surement les brancardiers, puis il vit un autre homme arriver, suivit d’une femme. L’homme, affichant un regard amical, s’agenouilla devant la civière, sur laquelle les deux brancardiers allongeaient doucement Kyoshiro. L’homme posa ses deux yeux bruns sur Kyoshiro, affichant un regard amical… ce qui n’était pas tout à fait ce que Kyoshiro aurait voulut voir en cet instant, l’homme lui adressa alors la parole:

-Allons, allons, admettre sa défaite est déjà une victoire en soi. Puis si vous continuez, vous risquez de ne plus avoir de défaites…

Kyoshiro sentit alors une pression au niveau de sa clavicule, et c’est à ce moment qu’il sombra dans l’inconscience.

«Bon, maintenant qu’on sait ce qui est arrivé, enfin…disons plutôt qu’on connaît les grandes lignes, on va un peu méditer là-dessus. Je dois tirer une leçon de tout ça, mais laquelle? Je suis nul. Non. Je dois m’améliorer? Oui. Il faut absolument que je m’améliore, si je veux un jour atteindre mon but, je dois m’améliorer, et m’entrainer, ainsi je pourrais atteindre mon ultime but, et c’est l’envie d’atteindre ce but qui nourrira mes forces…»

Trois jour passèrent ainsi, la femme, qui devait être l’assistante de l’homme, passa tout ce temps au chevet de Kyoshiro, qui ne cessait de repenser à sa défaite. Il vit aussi l’homme en question, qui s’avéra être comme il l’avait pensé, un médecin, et un bon médecin. Il ne maquait pas la moindre occasion de rendre visite à son patient, lui appliquant des thérapies pour favoriser la guérison, qui s’avéra très rapide. Alors que passait le quatrième jour, les os de Kyoshiro semblaient s’êtres tous ressoudés, il en avait bien eu besoin après ce qu’il avait subit lors du test. Mais malgré cela, le médecin, qui devait s’appeler Matsumoto Ryôjun, d’après ce que Kyoshiro avait entendu, l’obligeait encore à rester cloîtrer dans la pièce, ou il venait boire du thé sur un tapis fin. Justement, en ce quatrième, ou cinquième, jour, il était là, observant la porte en toile coulissante, entrouverte, de la chambre. Ce fut depuis le tapis qu’il s’adressa à Kyoshiro, sans même se tourner ver lui:

-Ô vous Seigneur… masque de chair et d'os, toute création, battements d’ailes…. Ô vous qui portez le nom des hommes, vérité et tempérance…

Il avait, semble-t-il, plusieurs Haïkus en tête. Les Haïkus étaient une des choses que Kyoshiro connaissait très mal, comme bien d’autre chose n’ayant aucun rapport avec le combat.

«Évidemment, c’était pas avec ce crétin de Tageshi que j’aurais appris ce genre de truc. Il ne pensait qu’au combat, cette imbécile, et de plus les autres membres de la troupe n’étaient pas des références en la matière.»

Il vit le médecin prendre une gorgée de thé, avant qu’il ne tourne enfin son regard vers lui:

-Au-dessus du Pur Mur des Rêves, déchainez mais pas plus que le nécessaire, la furie de vos griffes… Il s’adresse à Kyoshiro, qui est à côté de lui. Connaissez-vous ce haïku ? Il rit calmement. Vous le connaissez probablement…il est dit que les grands guerriers le connaissent de manière innée.

C’était un compliment, ou pas? Du point de vue de Kyoshiro, c’en était bien un, mais malgré son orgueil, Kyoshiro n’était pas sensible aux compliments, enfin, presque insensible était le mot plus juste. À ce moment on frappa à la porte, puis trois hommes entrèrent, une fois que Ryôjun eut donné son autorisation. Les trois hommes un fois entré s’excusèrent devant Ryôjun avant de s’adresser à Kyoshiro:

-Tageshi Kyoshiro, après avoir évalué votre combat les juges ont décidé ceci comme résultante de leurs observations : Malgré votre défaite ainsi que plusieurs mauvais choix de tactique, nous avons décelé en vous une volonté rare qui mérite d’être cultivée. Nous vous proposons alors ceci…

Il entendit Ryôjun dire quelque chose, qu’il ne comprit pas, avant que l’homme ne poursuive:

-Soit vous restez deux mois ici, au sein du camp pour retentez votre enrôlement. Cette procédure étant celle de base, appliquée à tous perdants des éliminatoires. (Kyoshiro parût surpris, il ne s’attendait pas du tout à çà). Soit il vous est possible de rejoindre une unité moins gradée que celle de base, la base de l’infanterie. Votre réponse est attendue dans les plus brefs délais. Merci et prompt rétablissement.

Sur ces mots, et après s’être encore excusez auprès de Ryôjun, les trois hommes s’en vont, puis, lorsque la porte fut refermée, Matsumoto se tourna vers Kyoshiro, tout en s’adossant au mur de la pièce, il dit, en posa le bout de son index sur ses lèvres courbés:

-Bien sûr, je pense qu’avant d’accepter quoiqu’il se soit vous devriez y réfléchir. J’ai observé votre combat et notez plusieurs lacunes. (Il regarda vers le haut) Mais l’on ne m’a pas demandé de vous corriger…enfin, à peu de chose près…

Kyoshiro réfléchit un moment avant de prendre sa décision, allait-il ou pas s’engager dans l’armée, ou allait-il retenter le test dans deux mois? La question était grave, un véritable dilemme, devait-il prendre la voie de la facilité, qui l’amènerait plus vite dans les rangs de l’armée qu’il respectait tant, ou bien devait-il prendre la voie normale, et attendre deux mois avant d’avoir une chance de repasser le test? Non, finalement, il allait prendre l’unique chance qui lui était donné, et puis de toute façon, le proverbe dit bien: «C’est en forgeant qu’on devient forgeron». Lui ce serait en combattant qu’il deviendrait un soldat, et il combattrait avant tout pour atteindre un jour son rêve: devenir Commandant, ou général de l’armée des Asahi. Il se leva, et s’adressa à son médecin, tout en s’inclinant:

-Matsumoto Ryôjun, merci de m’avoir soigné. Maintenant, je crois que je vais accepter l’offre de ces trois hommes et rejoindre l’armée.

Il se lève et quitte la pièce, en passant il frôle la femme, dont il ignore le nom, et rejoint les trois hommes dans le bâtiment principal.

-Messieurs, j’accepte votre proposition de rejoindre une unité de fantassin dans l’armée de notre glorieux empire, quel est cette unité?
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L'empire est là, il était là avant le Conglomérat. Il lui survivra.
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Shuyin
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MessagePosté le: 23/01/2009 00:19:36    Sujet du message: Centre de formation Répondre en citant

[HRP : Mmm soka...
Je t'avoue que je m'attendais quand-même à une petite amélioration par rapport à ton rp précédent, mais je constate que tu réécris toujours ce que la personne avant toi à écrit et dans les lignes. C'est bien beau de changer quelques petites choses, mais dans tout ce que j'avais placé tu as gardé le même fil conducteur. En gros, tu as juste reraconté ce que j'avais mis en y plaçant un dialogue un peu shizophrène de ton perso : je te conseille vivement de lire d'autres rp, d'ailleurs c'est quasi une obligation...
 => Au final, je n'aurai su de ton perso qu'une chose : Il veut se battre.
 c'ets dommage, j'aurai voulu que tu l'étoffe.

Je répondrais à mon retour, j'invite mon père à checker les Rp suivant son dernier message pour donner son avis dans ce poste-ci

Messieurs...]


EDIT de Shala: pas grand chose de plus à ajouter...
Shuyin t'a laissé plein d'ouvertures pour rendre ton rp intéressant, et tu n'en a pas profité. de plus, tu ne sembles toujours pas assimiler le concept de "revisiter un post avec la vision de ton personnage", ce qui est quand même un point assez essentiel pour faire des rp corrects...
et comble de tout, je t'ai vu sur le chat crier à tout va que tu allais sans doute rester au camp pour que ton perso s'améliore (ce qui était une bonne chose) mais comme par hasard, au moment de poster, tu as choisi l'autre solution... je te rappelle juste que tu as donc choisi d'entrer dans une unité d'importance MINEURE (c'était bel et bien précisé) et que donc ton premier champ de bataille risque de te sembler bien au dessous de tes espérances... enfin bon, tu as fait ton choix, tant pis pour toi...

dernière chose, j'ai eu le malheur de lire sur le chat que tu ne lisais jamais ou rarement les rp en entier... énorme erreur, qui n'est pas tombée dans l'oreille d'un sourd... sache que si je constate à nouveau des incohérences ou des questions idiotes dans le chat (qui ne se poseraient pas si tu lisais tout correctement) il y aura des sanctions...

voilà, je crois que c tout, et c'est malheureusement déjà beaucoup...




 
 Bon le Rp :



 

Rapport de l’étiologie, camp militaire d’Asahi basé à Taiyou

L’épidémie qui s’est établit dans ce camp semble être due plus à un manque de soin que par contamination extérieure. L’analyse de la maigre faune entourant le camp le prouve, d’autant qu’il y a fort à parier que la nature de cette maladie ne peut toucher que les hommes. En attendant, la mise au point d’un remède efficace, l’hygiène et la séparation des cellules de patients et celle des recrues est à prescrire.

Matsumoto Ryôjun







Posant son pinceau à côté de son message, il tamponna celui-ci à l’aide d’un cachet à la cire avant qu’un homme en face de lui ne le prenne. Il remercia ce dernier d’un simplement mouvement de tête, le regardant lui tourner le dos pour sortir de cette pièce qui n’était d’autre que son cabinet improvisé. Pendant ce temps, la sobre mais ravissante Sasako s’avança vers son supérieur qui lui jeta un regard curieux. Elle tenait des documents qu’elle posa sur la table basse en face de Ryôjun, ce dernier posa ses yeux sur les premières lettres et comprit du coup de quoi il allait s’agir : des pronostics…

- Si vous avez le temps, j’aimerai vous parler de ce Tageshi…

Les yeux en amandes, Ryôjun tourna son regard vers la jeune femme qui s’étonna d’un tel visage soudain.

- Serais-tu tombée am…
- Avec tout le respect que je vous dois, n’insultez plus ma personne. (Le médecin laissa échapper un petit rire) J’aimerai plutôt vous féliciter pour la guérison rapide que vous avez faite à ce jeune entêté qui vient de rejoindre une faction de bas ordre.
- Héhé… (Il déplaça les documents sur le côté, ne voulant pas les lire dans l’instant) Si seulement ce que tu me dis était vraiment vrai ma chère Sasako…
- Comment ça ? Ses fractures et blessures ont été guéries pourtant. Il est comme neuf.
- Il comprendra le contraire lorsque ses tissus osseux vont lâcher. (Posant une main sur la table, le médecin se releva calmement avant d’ajouter avec une innocence étrange) Une promenade ?

Encore stoïque des dires de l’homme de médecine, elle resta sans réponse pendant quelques secondes…le temps qui lui fallut pour se rappeler qu’elle n’avait plus de temps libre à lui consacrer et que de nouvelles directives données par Hansen l’attendaient. Mais à peine voulait-elle prévenir Ryôjun que ce dernier se trouvait déjà à l’extérieur, étant passé par le paravent. De là, l’homme se tourna vers elle en fermant les yeux :

- Cela ne fais rien…je marcherai seul. (il commença à s’en aller, passant au sein de quelques hommes en exercice) En tout cas c’est dommage, vous devrez marcher plus souvent : histoire de conserver cette belle courbure qu’ont vos fessiers…

La remarque ne manqua pas d’arrêter les quelques hommes présents qui se tournèrent en cœur vers Ryôjun, avant de converger leur regard vers Sasako. Celle-ci, d’abord perplexe, se retourna avant de disparaitre de la vue des hommes en passant par une porte non loin.
Comme si de rien était, Ryôjun continuait sa marche paisible à travers les quelques baraquement du camp. Les mains à l’intérieur de ses vêtements, il contrastait avec la majorité des personnes qu’il rencontrait de part l’air paisible et serein qu’il dégageait. Bien sûr il n’était pas ici pour les mêmes raisons, mais même Byou Hansen ne pouvait rivaliser avec la sérénité naturelle de Matsumoto Ryôjun. D’ailleurs, certains osaient même dire que ce dernier était plus talentueux en matière de soins que le premier...chose que Hansen défendait avec véhémence tandis que son confrère préférait démentir en optant sur la sagesse de son hôte. Toutefois, s’il est vrai que la prouesse médicale de Ryôjun était grande : celui-ci ne s’en était jamais vanté au point même de comparer à des pharmaciens de routes. Après tout, comme il le disait quelques fois, lui-même ne fais que bouger et n’apparait pas toujours au même endroit…
Les paupières toujours délicatement closes, l’homme de thérapies se remit à penser aux événements s’étant déroulé quelques temps auparavant :

-Matsumoto Ryôjun, merci de m’avoir soigné. Maintenant, je crois que je vais accepter l’offre de ces trois hommes et rejoindre l’armée.
- Nyu ?

Sans plus attendre, tel un enfant à qui on avait fait la surprise d’un gros gâteau, Kyoshiro s’était dirigé vers les hommes du camp, les rattrapant alors que ceux-ci discutaient entre-eux sur des sujets qui ne devaient guère être différents de ceux longtemps exploités par ce genre d’hommes : les femmes. Il eut un blanc lors de l’arrivé du jeune homme, comme si ce dernier les dérangeait dans une affaire de hautes instances…

-Messieurs, j’accepte votre proposition de rejoindre une unité de fantassin dans l’armée de notre glorieux empire, quel est cette unité?

Aussitôt, Ryôjun orienta son regard sur le côté, ayant entendu des rires multiples qui venaient sans doute de la part des hommes de camps que Kyoshiro était allé quérir. De son côté, Sasako s’était contenté de soupirer, visiblement elle s’attendait à ce genre de réaction de la part de son supérieur.
Du côté de Tageshi, les hommes de mains s’étaient arrêtés de rire à son plus grand plaisir. L’un d’eux, le visage encore marqué par le rire, tenta de donner une réponse à la demande du jeune homme mais fut aussitôt épaulé par son confrère qui avait reprit son sérieux :

- Si c’est bien ce que tu veux… (Il sortit un rouleau qu’il marqua d’un train à l’aide d’une barrette de fusain) Tu as beaucoup d’entrain…il t’en faudra beaucoup….
- En effet, car il ne s’agit pas de l’infanterie, comme tu le crois, que tu vas rejoindre. Selon les commentaires de nos supérieurs, ils ne te jugent pas assez mature pour cela. Tu vas donc être affilié à une charge qui te permettra d’arriver au seuil de maturité dont ils faisaient allusion…

L’homme s’était remit à rire, avant d’être bousculé par son suivant qui acheva l’explication à Kyoshiro, tentant d’être le plus compatissant et sérieux possible :

- Ta tâche sera, n’empêche, assez importante. Tu devras t’occuper de la logistique : l’équipement des fantassins de notre glorieux empire. Tu seras l’un des responsable du bon entretien de celui-ci : tu devras faire en sorte que chaque homme à obtenu son équipement avant chaque exercice. Mais rassures-toi, tu auras d’autres jeunes des quartiers environnants pour t’aider dans cette tâche.
(Il resta muet quelque temps, avant d’ajouter sans trop le vouloir) Leurs mères nous les ont « prêtés » afin de leur apprendre le savoir-vivre. A vrai dire, il est rare de trouver de l’effectif dans cette section, étant donné que les nouvelles recrues sont généralement affiliées plus haut.

Cela dit, il se retourna pour entamer un départ, suivit de son confrère qui prit néanmoins le temps d’ajouter des informations complémentaires…celles que son ami avait oublié de mentionner :

- Il semble que tu sois en pleine possession de tes moyens, c’est extraordinaire. Nous demanderons au chef de t’ajouter au service dès demain : vu ton enthousiasme ce n’es que le meilleur cadeau qu’on puisse t’offrir. D’ici là, je te conseille d’adopter une tenue vestimentaire moins lourde : cela t’aidera dans les prochains et nombreux déplacements et autres corvées à effectuer. D’ici là, éloigne-toi de la maladie jeune soldat ! Et que cet amour pour l’empire qui est nôtre soit ta force ! Nous attendrons demain à 6h du matin, près du premier baraquement près de là où tu as passé ton test

La page des informations achevée, les hommes du camp s’en allèrent en laissant Kyoshiro tourné vers son désir d’entrer dans l’armée. Peu de temps après, marchant tranquillement jusqu’à sa hauteur, Ryôjun posa sa main sur l’épaule de l’adolescent en regardant en direction des hommes de mains qui venaient de quitter le bâtiment :

- Toile noire et blanche ! Les 22 points ! Les 66 couronnes et ceintures ! Empreintes …foudre distante … grand sommet …terre entourée… cache dans la nuit… la mer de nuages remplit le grand cercle et vole à travers les cieux… (Il enleva sa main de Kyoshiro, avant d’empreinte le même chemin que celui prit par les hommes) Haiku ou phrases fictives pleine de fierté ou d’orgueil…quelle est la différence…

Il s’arrêta à quelque mètre, ajoutant avant de s’en aller :

- Avec cette chaleur, beaucoup d’homme transpirerons demain. Je pense que je prendrais une citronnelle bien fraiche, n’oubliez pas de vous hydrater…bien que je doute que vous n’ayez ni le temps et ni l’envie après les effluves qui vous attends. (Il lui présenta un regard souriant) Bonne journée sinon.


De retour au présent, Ryôjun avait quitté les alentours du camp pour se diriger vers la bordure d’un petit étang. Tranquillement, il se baissa de l’eau, contemplant le reflet des nuages, celui de son visage gai…mais aussi une ombre féminine qui le fit sourire…

- Ce n’est pas dans tes habitudes d’arriver en retard… (Il se retourna et découvrit le visage de celle à qui il parlait, prenant un visage au regard bien malicieux) Ama-chan…Marchons.
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MessagePosté le: 27/05/2018 03:11:37    Sujet du message: Centre de formation

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