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Auberge de l'hirondelle bleue

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Samurai Fantasy Index du Forum -> RP - Continent de l'Est -> Empire Asahi -> Taiyou
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Shala
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MessagePosté le: 21/02/2007 16:18:04    Sujet du message: Auberge de l'hirondelle bleue Répondre en citant

Principale auberge des quartiers pauvres, elle accueille toute sorte de visiteurs. Elle fait également office de taverne, et est fort fréquentée par le "petit peuple". Cette auberge fait surtout office de centre de renseignement officieux, car il s'y raconte des tas de choses tous les jours. Celui qui séjourne là et prête une oreille attentive peut apprendre bien des choses...
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MessagePosté le: 21/02/2007 16:18:04    Sujet du message: Publicité

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Fubuki Hayate
Neutre

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MessagePosté le: 09/03/2007 18:33:42    Sujet du message: Auberge de l'hirondelle bleue Répondre en citant

-Saké...Saké saké saké...Aaaah c'est pas trop tôt patron!

Le tenancier de l'auberge venait de déposer une cruche accompagnée d'un petit bol devant le jeune homme assis en tailleur devant l'une de ses tables...Une vraie outre celui là, en combien de coupoles en était-il? Impossible à dire, mais vu ses yeux gonflés et sa mine absente un sacré flot d'alcool à du lui couler en travers du gosier celui-là, encore un saoulard de plus...Toutefois, quelques petits détails frappèrent le patron chez Fubuki Hayate, déjà sa tenue vestimentaire qui pourrait certes être considérée comme classique mais qui sortait un peu de l'ordinaire par rapport à l'habitant moyen de Taiyou, où avait-on vu que l'on portait des bas sous un kimono?! Enfin bref, deuxième détail, l'arme qu'il portait dans le dos, pour avoir vu un sacré paquet d'hommes d'armes défiler ici l'aubergiste commencait à en savoir un rayon niveau artillerie...Il avait longuement examiné l'arme que portait l'énergumène dans son dos en plus du katana et du pseudo nunchaku qu'il portait à la ceinture mais il n'était pas parvenu à donner de nom à cette lame dont on aurait dit qu'elle appartenait bien à un katana...Mais en plus long allons nous dire...Enfin, troisième particularité et non des moindres, l'ivrogne avait posé une affiche sur le table tandis qu'il aspirait amoureusement l'alcool dans sa coupelle, il y était écrit (avec quelques fautes d'orthographe): "Je peux faire tout ce que vous voulez, même des choses inavouables, du moment que vous payez assez".
C'était donc un vulgaire mercenaire, pas de quoi s'extasier, bien que sa facon de chercher des clients était un peu...Saugrenu, c'était le seul mot qui venait à l'esprit du patron en voyant cela:

-Dites voir mon vieux, vous pensez pas que vous devriez arrêter un peu la boisson pour ce soir? Vous allez avoir une sacré note...

L'imbibé releva lentement la tête:

-Uuuh heu tu mettra ca sur mon ardoise...

-Ne me dites pas que vous n'avez pas de quoi payer!

-C'est à dire que...Les affaires vont pas terrible en ce moment...

-Eh bien tu va finir à la plonge espèce d'outre à vinasse!

*Eh merde...Core gaffé...*

Hayate releva un peu plus la tête en maugréant contre les taverniers en embrassant la petite salle du regard, pourquoi cela finissait-il toujours ainsi? Pourquoi, faute de quelques piécettes ne pouvait-il pas écopper quelques verres tranquillement, enfin s il fallait compter sur la générosité des Asahiens...Il pouvait toujours aller courir nu sur le toit du palais impérial...
Le ninja -si il pouvait toujours être considéré comme tel- se détendit sur son banc en soupirant, c'était pas demain la veille qu'il allait manger un bon morceau si personne ne venait louer ses services, il en venait presque à regretter de ne pas avoir égorger cette jolie donzelle dans son sommeil des fois...Qu'est ce qu'il lui a pris de tomber amoureux de sa cible en même temps? Surtout que l'un de ses "camarades" avait dut finir le boulot à l'heure qu'il est...Les femmes...Toujours s'en méfier de ces choses là, peuvent êtres pire qu'un kappa quand elles s'y mettent...Enfin en même temps pourquoi cela tombait toujours sur lui? Ce n'aurait pas pu être à Panaku d'avoir à subir cela? Au moins Hayate était sur que celui-ci aurait aimer massacrer ses pairs par la suite...Bah l'assassinat ce n'est bon que quand ce paye bien, sinon mieux vaut se trouver une activitée honnête loin de la gente féminine et de ces brailleurs de Bushis de l'armée, entre autre, le mode taverne plus saké remplissait toutes ces conditions...Enfin, pour l'heure la question était: comment fausser compagnie au patron le surveillant du coin de l'oeil pour ne pas avoir à faire la plonge? Hum...Pas facile...Hayate était sur que même en utilisant sa technique de substitution il ne parviendrait pas à tromper le regard du quinquagénaire tellement celui-ci semblait percant, il allait falloir trouver autre chose...

-Rah mais arrêtez!

-Eh ben...Y en a qui se font pas chier ici, on peut même plus boire tranquille...

Oups...Deuxième gaffe, il avait pensé un peu trop fort pour le coup en voyant quatres imbéciles à l'air cave en train de peloter une serveuse passant vers eux...Aussitot tous les regards se tournèrent vers Hayate alors que 4 lames se tournaient vers sa tête...Eh merde...Il pouvait pas se la fermer quand il était plein ou quoi? Enfin, voyant la dite serveuse se diriger vers le tavernier en pleurant à moitié, craquant littéralement devant lui, l'esprit sournois de l'ex ninja impérial se réveilla en lui et se dit, que si il massacrait les quatres imbéciles qui le menacait, le patron pourrait éventuellement oublier sa note faramineuse...Bah...Qui ne tente rien n'a rien comme dirait l'autre...

-Hé tu te prend pour qui toi là-bas avec ton haleine qui pue le saké?!

-Moi? Tu as osé dire que le saké puait? Tu t'es pas reniflé sous les aisselles hein?! Par ce que là il y aurait de quoi faire une hécatombe si mon saké puait! Et depuis quand les idiots comme toi s'attardent sur les fesses d'une jeeeuuunnneee et inocente serveuse! T'as pas honte à ton âge?! Encore au mien ca passerait, mais tu vois j'ai ma dignité...

-Tu t'es pas vu espèce de microbe mal rasé!

-Hey! On insulte pas ma virilité comme ca!

Un coup s'abattit que l'emplacement où Hayate était assis quelques secondes plus tot, fendant le bois et projettant des éclats un peu partout dans la salle alors que ce dernier, souriant à moitié venait de se percher sur la table encerclée par les compagnons du "satyre de la taverne" , le Ninja soupira, encore ce qu'on appelle comunement un trouffion de base peloteur, pas de quoi s'extasier, ses mouvements étaient aussi fluide que ceux d'un manchot boiteux...Pfff...Même pas besoin de dégainer avec des abrutis pareils...Le sifflement d'une arme fendant l'air derrière lui parvint aux oreilles du jeune homme qui, usant de sa prodigieuse agilité acquérit au fil des années, se projetta vers l'arrière, saisissant par la même occasion la tête de son agresseur pour retomber sur le sol tout en entrainant ce dernier avec lui et écrasant son corps sur le parquet de l'auberge un mince filet de sang giclant de la tête de l'homme désormais à demi-groguis par le choc...Ses camarades n'apprécièrent cependant guère le geste du Ninja et s'élancèrent sur lui, tuant plus les mouches qu'autre chose, Hayate évitait leur coup, du moins autant que sa condition de ninja ivre le lui permettait, en roulant sur le sol ou au faisant quelques petits bonds sur les côtés et en arrière...Arrivé contre le mur cependant un problème se posait...Qui n'était aps vraiment un problème pour une personne comme lui, d'ailleurs peut-être que cela lui ferait un peu de pub pour son affaire, les trois individus chargèrent donc alors que le jeune homme prit appuis de ses pieds sur le mur pour se projetter par dessus ses agresseurs, raterrissant derrière eux il se saisit du fourreau de l'un dans son dos avant d'asséner de joyeux coups sur leurs tibias histoire de les mettre à terre, une fois les pseudos combattants tous à terre, Hayate décida à tirer son katana en pointant celui qui l'avait braqué plus tôt...

-Vous avez autant de grâce qu'une vache ivre les mecs...Allez vous en, vite, j'ai soif, et quand j'ai soif je suis généralement énervé...Patron! Amenez moi une autre cruche! ces idiots ont brisé la mienne!

HS: Pas terrible, mais fallait bien une intro^^
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Keiro Hagane
Empire Asahi

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MessagePosté le: 10/03/2007 02:37:17    Sujet du message: Auberge de l'hirondelle bleue Répondre en citant

Après neuf longues années d'errance, il revenait finalement à Taiyou... Et strictement rien n'avait changé. Peut-être un peu plus de mendiants, mais ce n'était pas évident à remarquer et ne comptait pas vraiment: il y avait toujours eu des mendiants dans les grandes villes et il y en aurait toujours. Les choses iraient ainsi jusqu'a ce que quelqu'un s'attelle à les changer, mais ce genre de problême n'avait jamais attiré l'attention des Empereurs, ils préféraient améliorer l'économie en annexant et distribuant d'autres terres. Mais depuis que le Conglomérat avait pris Nibishi sous sa "protection" et ainsi pris contrôle du principal marché de l'Est, les choses allaient moins bien. L'Empereur allait peut-être devoir faire quelque chose. Keiro avait toujours été partisan de l'enrôlement immédiat de tout mendiant, vagabond ou sans emploi dans l'armée Asahi, mais ce point de vue, à ce qui lui avait expliqué son père il y avait près d'une décennie, était hué par tous les dignitaires non-militaires et les fonctionnaires, qui voulaient les utiliser comme main d'oeuvre forcée. Aucun des deux partis ne voulant céder, le précédent empereur avait laissé les choses telles qu'elles étaient. Bah, c'était le cas pour tant d,affaires dans un systême aussi compliqué que celui de l'Empire. Même si sous son père, les militaires avaient au beaucoup plus souvent raison que tort... Mais l'époque le demandait, avec les offensives constantes du Conglomérat.
Se promenant flegmatiquement dans les rues de la mégapole impériale, Keiro cherchait du regard les endroits que son père lui avait fait visiter alors qu'il avait encore dix-sept ans. Bien entendu, il y avait quelques choses de changées: à l'époque tout le monde était accroupi devant Teijiro Hagane, Fils du Soleil et Empereur de l'Est - sauf quelques hommes haut placés. Ca simplifiaitla vue, mais ca emcombrait les rues pour les visites. Le Centre d'Entraînement était toujours au même endroit, c'était où il allait aboutir tôt ou tard s'il voulait s'engager dans l'armée. Ce qui était son intention depuis quelques temps. Le temple Hinoiri n'avait pas changé non plus, centre religieux de la capitale tourné vers le Soleil. L'Empire avait toujours tenu les prêtres sous surveillance, se méfiant de ce qu'il ne pouvait pas contrôler. Une politique louable mais qui avait créé un certain ressentiment des ecclésiastiques aussitôt employé par le Conglomérat dont la politique religieuse était très ouverte. Maudits rebelles. Ils étaient plus intelligents qu'ils ne le laissaient paraître, les bâtards.

La balade se mit à raviver de plus en plus de vieux souvenirs en Keiro, et cela finit inévitablement par le ramener vers Haku... Maudits souvenirs, c'est lorsqu'on essaie de les enfouir et de les oublier qu'ils refont le plus souvent surface. Sentant son humeur mélacolique refaire surface, Keiro se décida à faire ce que fait au moins trois fois par semaine tout homme digne de ce nom: se soûler jusqu'a ce qu'il roule en-dessous de la table et que tout souvenir dérangeant aie été noyé dans une mer de saké conciliant. Côté argent, il pouvait se le permettre: sentant ses finances descendre dangereusement, il avait pillé un temple Shuo dans son voyage de retour. D'accord, ce n'était pas très éthique et honorable, mais les barbares adoraient le mauvais dieu - ces étranges prêtres Shuo préféraient la Lune au Soleil. Quoi qu'il en soit, il avait récupéré quelques babioles en argent et une bourse d'or sans même avoir à verser le sang - le gardien du lieu sacré était apparemment sourd comme un pot et ne s'était même pas éveillé quand Keiro avait fait tomber une statue millénaire de jade en entrant.
De son habituel pas nonchalant, le bushi entra dans l'auberge du quartier pauvre, qui avait toujours été son endroit préféré de la capitale. La quantité de saké de qualité discutable qu'on pouvait obtenir pour une faible somme étaient faramineuse, et le mauvais saké soûle aussi bien que le bon - une perle de sagesse qu'il avait récolté d'un prêtre abusant un peu de la bouteille. Le bâtard s'assit au comptoir et regarda d'un air amusé le manège d'un client qui buvait comme un trou et n'avait manifestement ni les moyens ni l'intention de payer. Puis il s'en désintéressa plus ou moins et se concentra sur quatre cruches déposées devant lui. Il était temps d'appliquer un processus soigneusement perfectionné pendant neuf ans dans toutes les tavernes qu'il trouvait. Trois minutes et vingt-sept secondes plus tard, il y avait devant lui trois cruches vides et une à demi-pleine - ou demi-vide, pour les pessimistes.
Rha, j'ai pas la forme aujourd'hui.
Commandant une autre cruche pour se consoler, il retourna son attention vers le client, en quête d'un divertissement gratuit - chose rare en ce bas monde. L'homme partit un rixe avec quatre autres individus qui pelotaient une servante - le droit sacré de tout client maculin qui a bu plus de trois verres. Mais à la grande surprise de Keiro, il s'en sortit très bien, humiliant même les gorilles en armes qui le menaçaient. Sa façon de se déplacer, l'agilité hors du commun... L'homme était un ninja, et un bon. Les choses devenaient intéressantes. L'homme dégaina finaleme nt sa katana, la pointant sur un des balourds.

-Vous avez autant de grâce qu'une vache ivre les mecs...Allez vous en, vite, j'ai soif, et quand j'ai soif je suis généralement énervé...Patron! Amenez moi une autre cruche! ces idiots ont brisé la mienne!

La réplique arracha un éclat de rire à Keiro, mais son visage souriant tourna rapidement à la graimce lorsqu'un cinquième homme, revenant apparemment des chiottes, arriva dans le dos du probablement-ninja avec un katana dégainé, s'apprêtant manifestement à étriper le jeune homem insolent qui narguait ses camarades. Le meurtre était puni dans l'Empire, mais personne ne se soucierait d'un cadavre de plus dans le cartier pauvre, les gardes ne passant qu'a la semaine - et encore, des fois ils oubliaient. Il n'aurait pas dérangé Keiro qu'un homme en tue un autre - Dieu sait qu'il avait lui-même commis son quota de meurtres, justifiés ou non - mais que cinq hommes s'occupent d'un et que cela se passe par le dos... C'était trop d'un coup et il n'avait pas encore atteint l'état où il ne pourrait pas se lever même s'il le voulait. Se levant avec une grâce presque féline née d'années d'entraînement et de perfectionnement dans le métier des armes, il se leva et dégaina un de ses propres katana dans le même mouvement, interceptant et bloquant la lame du cinquième homme, qui se tourna vers le bushi d'un air interloqué.

- Vous me dérangez, l'ami. C'est pitoyable de voir que des hommes comme toi osent porter un katana... Maintenant remballe tes affaires et pars avec tes amis si tu ne veux pas que ton sang orne le plancher. Je n'ai pas de patience pour les ordures aujourd'hui.

- Putain, je t'ai rien fait! Décampe petit con!

Keiro poussa un soupir, écartant avec difficulté un accès chronique de flegme. De sa main valide, l'autre bloquant toujourd la lame du gorille qui ne bougeait pas d'un centimètre même s'il forcait comme un beau diable, il dégaina ses deux katanas restants, les mettant comme à son habitude dans sa bouhce et dans l'autre main.

- Alors t'utilises trois épées. Pff, c'est pas très impressionant...

- Il y a une grande différence entre utiliser trois épées et pratiquer le Santoryu, ordure.

L'homme désengagea sa lame et essaya de frapper le bushi. Sa lame fut écartée d'une parade méprisante alors que les deux autres fauchaient son mollet et son flanc, l'envooyant voler plus loin avec deux longues estafilades sur son côté droit. Il se releva aussitôt et chargea Keiro en hurlant. Le Bushi ferma ses yeux une fraction de seconde.
"Kan'tsuu"
Lorsqu'il les rouvrit, il était derrière le gorille qui s'effondra à terre une seconde plus tard, avec trois blessures profondes à la poitrine. Calmement, Keiro rengaina ses lames l'une après l'autre avant de se retourner vers le ninja pour voir où il en était. L'homme qu'il avait affronté n'était pas mort, mais il aurait besoin de soins d'ici une heure ou il mourrait de ses blessures.
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Fubuki Hayate
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MessagePosté le: 10/03/2007 11:23:24    Sujet du message: Auberge de l'hirondelle bleue Répondre en citant

-Ugh! Allz les gars on va pas se laisser faire par un ivrogne!

-Je te signale que t'es probablement plus imbibé que moi vieux pervers!

Un mouvement? Hum...Oui, ses sens altérés par l'alcool ne le trompaient pourtant pas, à défaut d'avoir le contact visuel avec leur cible, la plupart des ninjas avaient leur quatre autre sens un peu plus développés que la moyenne, afin de par exemple se réperer dans une obscurité totale, ou encore de pouvoir s'échapper lorsqu'ils étaient aveuglés par un quelconque artifice, Hayate se rapellait même avoir déjà cotoyé un ninja aveugle, cette personne lui avait même infligé une sacrée correction à l'époque, de ses poursuivant ce devait être un des seuls encore en vie...Quoiqu'il en soit, quelqu'un arrivait dans son dos, et vu la prestance de son pas il ne devait pas lui vouloir du bien, un kunai sortit alors rapidement de la manche du kimono d'Hayate pour venir se loger dans la main de celui ci, pret à se retourner pour égorger celui qui allait probablement l'agresser, au départ il avait décidé de garder ces idiots en vie, il voulait juste leur donner une bonne correction pour éventuellement ne pas avoir à payer sa note et éventuellement s'attirer les faveurs de la serveuse, eh oui...Ya pas que le saké dans la vie...Même si les femmes sont diaboliques...De toutes facons que pouvaient bien lui faire ces pochards?! Qu'ils étaient quatre ou cinq ne changeait guère la donne, ils restaienttout just bon à labourer un champ, et encore, Hayate ne saurait dire si son propre père qu'il n'a pas vu depuis treize ans les aurait embauché ceux là...Cependant le Kunai eut tot fait de faire le chemin inverse dans la manche du ninja, ni vu ni connu...Effectivement ses oreille lui firent part que quelqu'un d'autre s'était manifestement engagé dans la petite sauterie improvisée, bien, dans ce cas...Si ses arrières étaient assurés il allait pouvoir se concentrer sur les sort des trois abrutis en face de lui (le quatrième ayant été assomé un peu plus tot). Un coup horizontal vint fendre l'air en direction d'Hayate, manifestement leurs tibias s'étaient remis et l'alcool qu'ils avaient ingurgité leur faisait montrer d'impressionants élans de bravoure, ou de folie au choix...Enfin, la lame mal entretenue s'abbatit dans le vide, Hayate executa un court et rapide saut un arriere pour se retrouvers accroupis sur une table afin de s'élancer vers le plafond, s'y projettant vers le sol, y fusant telle une ombre fugace avant de se retrouver dans le dos des hommes, accroupis à nouveau...Sa présence leur ayant manifestement échappée un instant il en profita pour trancher d'un coup net et précis les tendons du plus proche au niveau des jambes avant de rouler par dessus son dos tandis que ce dernier s'écroulait lentement en tenant son membre...Hayate bloqua un coup mal ajusté avec son arme avant de profiter de l'élan offert par le dos de l'infirme pour venir accrocher ses jambes au niveau des épaules de l'auteur du coup précédent et se retrouver à cheval sur lui, d'un rude coup de reins il se projetta alors vers l'arrière entrainant le corps de son agresseur avec lui, se receptionnant avec ses mains sur le sol il lacha sa prise qui fut catapultée, brisant une table dans son élan...Plus qu'un, il ne restait plus qu'un seul imbécile l'empêchant de finir sa coupe tranquillement, le jeune homme se précipita sur lui, sabre en avant, mais feintant un coup vertical de bas en haut il reporta l'arme au fourreau avant de porter trois coups rapides et précis dans l'estomac de l'ivrogne avec le plat et la paume de ses mains avant de l'achever d'un coup de pied écrasant sur la tête...Voila qui était fait, si ils se relevaient après ca ils n'étaient pas humains, ou alors plus imbibés que Fubuki Hayate ne le pensait!

*Tsss...Comme si quatres pochards pouvaient rivaliser avec mon Ninjutsu...Chuis pas resté un an à me les geler à la montagne pour un verre d'eau tout de même...En plus ces abrutis m'ont attaqué en intérieur, là où je suis le plus fort...Désespérant...*

-Bon patron! Il vient ce saké! Tu veux avoir ma mort sur la conscience ou quoi?! Ca m'a asséché le gosier de corriger les manières des autres caves là...


Hayate revint s'assoir lourdement sur le banc d'en face à celui qu'il occupait plus tot, ce dernier ayant eu...Un petit accident et n'étant pas vraiment en état d'accueillir le poid du ninja, aussi il remit sur la table son affiche bourrée de faute d'orthographe en espérant que sa petite démonstration lui avait fait un peu de promotion et lui apporterait bien quelques gains...En parlant de gins le tavernier revint vers lui, le précieux liquide à la main...

-Bon l'ami, j'oublies ce qui s'est passé et tu oublies ma note, donnant donnant...

Le maître des boissons soupira:

-Très bien, je ne te facturerais pas ce que tu as consommé avant...MAIS T'IRA QUAND MEME FAIRE LA PLONGE POUR LES DEGATS QUE T'AS FAIT IMBECILE!

Tandis que l'aubergiste se retirait, Hayate prit une longue gorgée de saké avant de s'effondrer sur la table, pourquoi cela finissait toujours comme ceci? Bah il fallait se rendre à l'évidence: Il était poisseux, autant descendre ce qu'il lui restait comme saké, peut-être qu'il sera en trop piteux état pour faire la plonge et que le patron se contentera de le jeter dehors, d'un autre côté si il faisait cela, il ne pourra pas rester dormir sur sa table dans la taverne et devra aller se les peler dans la rue...Cruel dilemne, la boisson ou le sommeil...L'esprit du ninja tourna un moment ces idées dans tous les sens dans sa tête avant de finalement vider sa cruche d'un trait, au diable la nuit! L'alcool ca tient chaud! Le ninja sentit cependant une petite tape sur son épaule...Gné? Il tourna la tête lentement avant de se redresser brusquement sur son siège, de passer une main dans ses cheveux et de son mettre en mode viril avec regard pénétrant...Du moins tant que son état pouvait le lui permettre...

-Heu...Je voulais vous remercier...C'est toujours ennuyeux les ivrognes qui...

-En même temps il est difficile de résister à tes charmes...

-Vous me flattez...

-Aller dis moi ton nom plutot.

-Hsui

-Alors...Heu...Hsui-chan...Ca te dirait d'aller faire un tour après, je connais un coin super qui s'appelle Ho...

BAM!
C'est à peu près comme ceci que résonna le coup de poing rageur d'une serveuse en ayant marre des ivrognes lui faisant des avances sur le crâne d'Hayate avant que celui ci ne s'écroule à nouveau sur la table...Vraiment jour de poisse aujourd'hui, c'est qu'elle cognait fort la bougresse, elle lui avait bien démit une dent avec un coup comme ca! A croire que ses techniques secrètes de séduction n'était pas encore assez performantes...Ou alors étais-ce parce qu'il était mal rasé? On disait que la mode était aux glabres ces temps ci...Et puis, un ermittage ca aide pour le corps et l'esprit, mais pour les donzelles c'est pas franchement ce qu'il y a de mieux...Dans sa malchance la tête d'Hayate tourna par hasard vers celui qui avait interposé son arme entre lui et le copain des ivrognes qu'il n'avait apercut que très rapidement durant ses acrobaties diverses, vu son look et le peu de son style qu'il en avait vu, c'était un Bushi, pas mauvais certes, mais bon surement pas très finaud comme la plupart de ses pairs...En plus Bushi rimait avec Sushi...Encore un truc qu'il n'avait pas les moyens de se payer...Vraiment, il avait la poisse aujourd'hui...
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Keiro Hagane
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MessagePosté le: 13/03/2007 04:43:44    Sujet du message: Auberge de l'hirondelle bleue Répondre en citant

Regardant nonchalamment les acrobaties à haute vitesse du ninja, qui étaient combinées avec une lame à l'aspect assez coupant, Keiro étudia la situation pendant une ou deux secondes puis rengaina son dernier katana, se désintéressant de la situation. Le ninja était parfaitement capable de se défendre tout seul et s'appliqua à le démontrer en démolissant et estropiant ses adversaires sans aucune difficulté apparente. Se détournant de la scène qui devenait décidément un peu cliché, le Bushi commanda d'un ton feignant une autre cruche de sake. Se battre lui donnait soif, et boire lui donnait soif. à vrai dire, à peu près tout lui donnait soif. Une des premières choses qu'il avait apprises dans ses voyages est que le sake est universel et se retrouve partout. Et que les auberges ont tendance à se ressembler, même si ces maudits Shuo avaient une peur bleue des bonnes bagarres qui accompagnaient tout établissement digne de ce nom. C'était là une des différences majeures entre les Asahi et leurs voisins de l'Ouest: les hommes de l'Est avaient le combat dans le sang, alors que les Shuo avaient passé trop de générations comme fermiers pour apprécier un rixe sans aucun motif valable à sa juste valeur. Même ces lopettes du Conglomérat avaient plus de feu, même s'ils l'utilisaient pour trahir leur nation, leur empereur et plus de trois cent ans de traditions et d'honneur. La serveuse ébranlée qui avait été "secourue" par le chevalier errant improbable que faisait le ninja complètement bourré - bien qu'apparemment cela ne change pas grand-chose à ses capacités martiales - lui apporta la cruche de sake commandée un peu plus tôt. Keiro l'étudia un moment du coin du regard. Elle était plutôt mignonne, avec ses cheveux tressés et son visage d'ange. Elle avait aussi les courbes et formes aux bons endroits, ce qui n'était jamais négligeable et toujours agréable au regard. S'attardant sur la tresse, il reconnut la coiffure traditionnelle d'une région du Sud de l'Empire, près des terres du Conglomérat Makejidamashii, une région dans laquelle il avait passé quelques semaines au début de son voyage, il y avait neuf ans désormais... Avec un sourire en coin, il remercia la serveuse.

- Merci. À ce que je vois, les terres des Haryuk donnent toujours naissance à des aussi belles femmes...

La serveuse rougit légèrement et lui adressa un sourire chaleureux.

- Tu viens du coin aussi? Je suis née à Naoji.
- Non, je m'y suis juste arrêté pendant mes voyages, c'était trop magnifique pour que je ne puisse faire que passer. Ce visage angélique aurait-il un nom?
- Hsui, toi?
- On m'appelle Keiro, Kei pour les amis, fit le Bushi avec un sourire large auquel la dernière cruche avait considérablement contribué.

Un client cria pour avoir un peu de service et d'attention, interrompant la conversation.

- Je vais devoir y aller, à plus tard Kei, fit-elle d'un air d'excuse.

Décidément mignonne, la petite. Laissant son regard errer, il entama sa cruche, buvant directement au goulot. Le verre était un intermédiaire non nécessaire, comme il l'avait appris il y avait quelques années. Comme le récipient recommençait à descendre à un rythme alarmant, il décida de passer à l'action et attrappa deux autres bouteilles avec un air extasié. Se retournant, il assista à la courte interaction entre le ninja et Hsui, se retenant à peine d'éclater de rire devant les efforts de séduction de l'homme qui furent récompensés d'un poing rageur de la serveuse irritée. Le regard du ninja remonta par hasard vers le bushi, celui-ci remarquant une lueur d'intérêt bâtard dans les yeux de l'autre combattant. Ramassant ses deux bouteilles d'un geste fluide, il se leva du comptoir et marcha d'un pas légètement chancelant vers la table ou une affiche bourrée de faute clamait au monde l'état de mercenaire du ninja. Attrapant une chaise du coin du pied, Keiro s'assit - ou plutôt s'écrasa - paresseusement en face du ninja, lui faisant glisser une bouteille de sake dans sa direction sur la table cirée par l'usure des âges et ivrognes, bouteille que le ninja attrapa sans aucune difficulté apparente - il avait apparemment des réflexes imperméables à l'ébriété le bougre.

- Je m'appelle Keiro, plus ou moins content de te rencontrer, lâcha le Bushi d'un ton nonchalant.

Au même moment, un homme en armure de bushi délabrée et usée, au katana dont le fourreau montrait un usage régulier, s'arrêta à côté d'eux en parlant bruyamment avec son compagnon. Keiro ne peut s'empêcher d'entendre l'objet de la conversation.

- Et qu'est ce qu'il nous donne, l'Empire? Des taxes, des fonctionnaires et des soldats qui font tout ce qui leur chante! Une bande de connards qui n'ont aucune idée de ce qu'ils font et qui bousillent le pays! C'est tout juste s'ils n'étranglent pas les paysans pour le plaisir... On est finalement sorti de la guerre avec les Shuo et tout ce que ces imbéciles trouvent à faire c'est une autre guerre contre le Conglomérat! Au moins eux ils savent ce qu'ils font, ils respectent les prêtres et le peuple, pas comme les aristos d'ici. Je te dis, il faudrait qu'on se soulève et qu'on mette la tête de l'empereur sur la pique où elle devrait être depuis dix ans.

Une image, un souvenir revint fugitivement à l'esprit du bâtard impérial. Les nouvelles du suicide de son père. Les ronins qui ravageaient le village, tuant les hommes et emmenant les femmes et les enfants en esclavage lorsqu'ils ne les tuaient et violaient pas sur place. Le feu qui se répandait dans les maisons ancestrales. La lame dans la gorge de Haku. Les résultats du désordre, du chaos, de la faiblesse. Vingts ans de pratique et d'endoctrinement rendirent la chose aisée. Deux bruits: la lame qui coupe la chair, la tête qui tombe à terre dans un flot de sang. Le mouvement avait été d'une fluidité hallucinante et si vite qu'il était difficile à suivre. Des cris étouffées retentirent un peu partout dans la salle, venant surtout de femmes. La bras de Keiro était tendu dans un angle droit, immobile, son katana quelques centimètre au-dessus du corps décapité encore debout de l'homme, qui s'effondra une seconde plus tard. Aucun avertissement n'avait précédé l'attaque fulgurante et mortelle, qui était venu presque instinctivement au Bushi. De son visage avait disparu tout trace de nonchalance souriante, de paresse complaisante. Ses traits étaient figés dans une expression dure et froide comme l'hiver. Mais on ne lisait aucune haine dans ses yeux, aucune colère. Simplement une absence totale, absolue de pitié, de compassion ou de tolérance. Sous les regards horrifiés de l'assistance, le Bushi essuya calmement son arme sur les vêtements du cadavre: le sang faisait rouiller les katana mal entretenus et il prenait soin de ses outils de travail. Finalement, sa voix s'éleva, d'un calme à en donner froid dans le dos mêler au mépris le plus profond.

- Tes paroles constituent un crime de haute trahison envers l'Empire Asahi. Puisse-tu pourrir à jamais là où le Soleil ne brille pas.

C'était une des pires malédictions que pouvait lancer un Asahi, priver un mort de la lumière du Soleil revenait à le condamner à errer sans repos à jamais, tourmenté et confus. C'était tout ce que lui consentirais Keiro comme oraison funèbre. Il se leva lentement et ramassa son sac de cuir usé. Le propriétaire de l'établissement, un quinquagénaire à l'oeil perçant, fixait d'un air ébahi le bandeau qu'il portait sur son bras gauche, le bandeau qui arborait l'aigle doré de la famille Hagane.

- Vous... Keiro... Vous êtes Keiro Hagane, le Bâtard Impérial! On vous disait mort il y a neuf ans, dans le sac d'Ansubishi...
- On semble s'être trompé.

La nonchalance était revenue sur le visage du Bushi qui jeta une babiole en argent ornée de gemmes au propriétaire, qui l'attrappa agilement, un éclair de cupidité dans les yeux.

- Voilà pour mon addition et le nettoyage. Prends ma bouteille, l'ordure m'a enlevé le goût de boire, ajouta-il au ninja. Il doutait d'avoir à demander deux fois.

Puis il partit du même pas paresseux duquel il était entré, crachant avec mépris sur le cadavre du traître en passant, laissant un silence de mort derrière lui. Il était à peu près temps d'aller s'enrôler, pensa-il en se dirigeant vers le Centre d'Entraînement.

HRP: bon, je manquais un peu d'inspi^^ au moins j'ai une sortie classe^^
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Fubuki Hayate
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MessagePosté le: 17/03/2007 12:32:47    Sujet du message: Auberge de l'hirondelle bleue Répondre en citant

Hayate regarda le merveilleux liquide qui venait s'offrir à lui de lui-même sans broncher lorsque le Bushi réduit à l'état de loque cadavérique un mec en armure miteuse, bah il pouvait en lattant autant qu'il en voulait le ninja s'en tapait royalement, en plus dans sa grande mansuétude ou plutot dans ce qui ressemblait fort à un départ pressé, le gai luron au sabre pantelant offrit généreusement ce qui lui restait du doux breuvage à Hayate qui ne se fit pas prié pour le boire aussi sec, bah c'était un brave type dans le fond si il laissait couler l'alcool à flot comme ca, d'ailleurs le ninja se dit qu'il avait été bête de ne pas lui demander son nom...Hum, l'autre homme qui s'est fait rétamé ne l'avait pas prononcé par hasard? Ca ressemblait à K...Katsudon? Non, faut arrêter de se focalsier sur la bouffe se dit le rebut, un truc qui commencait par Kei plutot...Avec un o à la fin si son esprit embrumé ne le trompait pas...Kei--r--o, ouais ca devait être un truc comme ca, et la deuxième partie de son patronime? Haga-quelque chose...Le ninja fit un effort de mémoire considérable en plissant els yeux afin de se souvenir des restes du nom de son bienfaiteur...Ah ca y était! Ha-ga-ne, Keiro Hagane, bon le prochain coup qu'il écumera les tavernes il y respensera...Un mec qui lache le saké comme ca, ca ne s'oublie pas...Enfin, cloturant ses élucubrations mentales, Hayate porta magnifiquement son dernier bol de saké à sa bouche et fit descendre à une vitesse montrant des années de pratique le doux liquide derrière le col sans en renverser, ce qui dans son état relevait de l'exploit...Puis, sa vision se troubla, il était temps de s'en aller vers de plus beaux horizons se dit il en sombrant dans un sommeil lourd d'alcoolique, il put toutefois entendre avec de tomber comme une masse:

-Eh merde...Il est trop plein pour faire la plonge...Foutez le dehors...

Au petit matin, enfin le soleil était déjà haut dans le ciel, Fubuki Hayate se réveilla comme une fleur en plein milieu de la rue, manifestement il avait dormi ici...Bof, ca lui change pas de sous les ponts ou de sur les marches d'un temple...Bref, le ninja nota toutefois qu'il empestait l'alcool, un brin de toilette était donc de mise, gérant sa gueule de bois du mieux qu'il le pouvait il se leva avant de se diriger vers ce qui ressemblait à une petite place où une fontaine d'eau claire coulait...Parfait...Devant le regard outré des passants, et plus particulièrement des dames, il se déshabilla sans facon avant de se retrouver complètement nu et de plonger dans l'eau glacée de la fontaine...A peine eut-il entamé ses ablutions qu'un garde à la mine mi-déconfite mi-colérique arriva à son niveau en grommelant:

-Hé vous là! Sortez tout de suite! Vous troublez l'ordre pub...

L'homme d'armes se stoppa net, fixant un point sur le torse de Hayate, plus précisement le tatouage qu'il portait et qui partait du bas de son dos pour venir mourir sur le bas de sa poitrine gauche représentant un démon et un dragon enlacés dans une mortelle étreinte...Après avoir remarqué ce tatouage donc, le garde salua Hayate avant de lui présenter platement ce qui ressemblait à des excuses...Auquelles le ninja se contenta de répondre d'un air détaché...

-Veuillez m'excuser seigneur, je ne savais pas qui vous étiez...

-Du calme, je ne suis pas non plus ce que tu crois vieux...Cela fait bien longtemps que je ne suis plus au service de l'empire...

-Alors vous êtes en fuite?! Si vos camarades vous retrouvent!

-Tain mais t'as quelque chose dans le falzar pour être si tendu que ca? Je risque rien pour le moment, ma présence est tolérée du moment que je n'interfère pas avec leurs affaires...

-Ah...Heu oui...Enfin ayez tout de même la décence de vous rhabiller, il y a des dames par ici...

-Bah c'est bon, pas de quoi s'extasier...Elles ont toutes déjà vu un homme nu...

Devant le garde qui ne répondit rien à cette dernière boutade, Hayate sortit tranquillement de l'eau, les esprits un peu plus clairs que la veille, il remit ses vêtements lentement tout en décrochant un baillement peu élégant, puis il refixa le fourreau de son No-Dachi dans son dos auquel il fixa parallèlement celui de son autre katana, il était temps de trouver du boulot maintenant, dormir dans la rue c'était vraiment pas terrible, de plus son estomac commencait à crier famine bien que le ninja soit capable de rester plusieurs jours sans manger ni dormir...Il s'adressa à nouveau au garde:

Ah, au fait l'ami, rend moi service tu veux...Dis à tes supérieurs que si ils ont un travail que mes chers ex camarades ne veulent pas faire je serais enchanté de m'en occuper...Contre rémunération adéquate bien sur...

Sur ces mots, Hayate se contenta d'un bref salut, avant d'enfouir les mains dans les manches de son kimono pour aller cheminer à travers les rues dans l'espoir de trouver un quelconque boulot...

HJ: Atroce, mais j'ai rien à dire, rien à faire XD
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Jin Ikari
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MessagePosté le: 19/05/2008 01:30:38    Sujet du message: Auberge de l'hirondelle bleue Répondre en citant

Un chapeau de paille sur la tête, un Katana glissé seul dans son Obi. Le jeune homme entra dans l'Auberge de l'hirondelle bleue presque déserte. Le petit peuple était encore en pleine journée de travail en ce milieu d'après midi.
Avec les gestes précis qui trahissaient les Bushi aussi sûrement que leurs armes, il s'installa devant une des tables vides qui parsemaient la salle. Il posa son sabre à coté de lui et fit un signe discret à l'aubergiste.

- Du thé vert, une soupe Miso, un bol de riz et ce qui reste en beignet de seiche.
Dit-il sans autre forme de prélude en déposant une poignée de pièces sur la table. Il y avait de quoi payer tout juste la commande de Jin avec deux beignets si le tenancier était accommodant sur ses prix, mais c'était tout ce que le porte-sabre avait pu ramasser ces deux derniers jours.
Malgré son calme apparent, pour ne pas dire son apathie un peu crispée, il était à deux doigt de mettre un coup de sabre au chien étendu dans un coin qui rongeait un os avec encore quelques miettes de viande mangeable.
Deux jours sans manger … Il était prêt à tuer pour un simple bol de riz.

A peine le dernier Bol fut-il sur al table que le samouraï déshonoré Se jeta dessus. En un clin d'œil, le contenu des bols disparu, ainsi que la moitié du premier beignet. Le reste du repas disparus en à peine moins de temps.

- Dit donc mec, t'a du culot de porter ce Katana comme si de rien n'était. On se prend pour un samouraï ?
Jin leva les yeux de son verre de thé pour observer le mec qui le toisait. Un daisho à la ceinture, des cheveux longs coiffés en un chignon haut, un air supérieur sur le visage, des vêtements de qualité, l'archétype du Samouraï rendu arrogant par son statut.
Le vagabond préféra rester silencieux.

- Hey! C'est à toi que je parle. T'est muet ou quoi, dit il en faisant tomber le chapeau de paille de Jin d'un revers de la main. T'est bien arrogant pour un sale …
Personne ne su jamais de quoi il allait traiter Jin. La lame au dos constellée d'entailles du vagabond jaillit de son fourreau et trancha la main du samouraï du milieu du petit doigt au poignet.
Le manchot fit un pas en arrière et hurla. Il n'avait aucun talent pour le combat. C'était le type même de petit branleur arrogant que Jin ne pouvais pas supporter.
Le Guerrier bondit sur ses pieds et acheva le blesser d'un large coup de taille à la gorge.

Le bushi donna un coup dans le vide pour retirer le sang de sa lame. Derrière le corps agonisant du Samouraï se tenait deux autres guerriers armés de sabre. Evidement ils étaient plusieurs …
Il resserra son étreinte sur son sabre. L'un des deux tremblait et l'autre aurait eu moins d'ouverture dans sa garde désarmé. En temps normal, Jin aurait essayé de limiter les pertes. Il aurait aussi évité de dépenser trop d'énergie pour des peccadilles dans sa situation, mais l'arrogance du jeune samouraï qui gisait au sol l'avait rendu Ivre de sang.
La lame du sabre de Mis à vibrer très légèrement, comme si la Rage de son porteur suintait dans l'acier.

Le guerrier le plus proche eu le reflexe de parer le coup, mais pas assez d'expérience pour le dévier ni assez de force pour le contenir. Il se cassa le nez contre le dos de sa propre lame. Le second attaqua d'estoc. Jin esquiva le coup qui entailla néanmoins légèrement sa hanche gauche. Il saisit le Katana du Bushi sans expérience et la retourna contre la poitrine de son porteur d'une torsion de poignet. Ce dernier s'empala dessus emporté dans son élan. Le dernier survivant mourut d'un coup tranchant dans l'abdomen alors qu'il se tenait le visage.

La puanteur des entrailles commençait à se répandre dans la salle, se mêlant à celle du sang. Ce n'est qu'a ce moment que Jin se calma enfin. Il soupira légèrement déçu. Il en avait assez de ne jamais tomber sur les gens talentueux. C'était déprimant, il allait finir par penser qu'il n'y avait plus de samouraï talentueux dans tout l'empire a force de tomber sur les taches.
Il essuya son sabre sur un bout de tissus déjà ensanglanté qu'il sortit de la manche de son kimono et le rengaina avant de le replacer dans son obi.

Il leva son regard des corps et observa les témoins de la scène. A ce moment seulement il prit conscience qu'il avait été touché. La blessure n'était que superficielle, mais s'en voulait d'avoir perdu le contrôle comme un débutant. De plus il avait saisis une lame à mains nue, il avait eu de la chance que les Bushi d'opérette aient des lames de seconde zone, avec un affutage anecdotique à la base du tranchant. Dans le cas contraire il aurait pu dire adieux à ses doigts.
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Shuyin
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MessagePosté le: 24/05/2008 13:35:13    Sujet du message: Auberge de l'hirondelle bleue Répondre en citant

[HJ : Je m'ennuyais un peu alors j'ai décidé de t'embêter un peu ^^ ps: n'oublie pas que j'ai l'allure d'un humain et donc, on ne peut savoir que je suis kami]

Voilà donc l’ambiance régnant dans ce coin de l’empire… A première vue, pas d’énormes changements…

En ce début de soirée quasi identique à tant d’autres, Shuyin, dont la mine semblait joyeuse, passa près d’un couple de vieillards dont le regard de la femme ne cessait d’observer son torse avec insistance avant que son mari ne l’écarte des pensées tendancieuses qu’elle émettait déjà. Leur ayant tourné le dos, le kurokouso se plut à entendre un début de dispute de la part des veilles personnes, avant de continuer son chemin à travers cet endroit qu’il trouva étrangement bien calme. Derrière ses lunettes, son regard ne cessait de passer de droite à gauche, s’arrêtant quelques fois afin que sa main ne s’agite et qu’un sourire ne se dessine sur son visage en accompagnant un « bonjour » des plus joués. Cette situation se reproduisit plusieurs fois, déclenchant toujours un rire intérieur au jeune homme, se moquant de la crédulité humaine…
Car, malgré son apparence humaine, Shuyin n’était d’autre qu’un kami : l’une des deux races les plus anciennes à avoir vu le jour, mais aussi deux terrifiantes lignées à la fois manipulatrices mais encore inconnues du monde actuel. Car même si l’un d’eux se ballait tranquillement dans les rues des quartiers pauvres, il savait qu’il devait à tout prix cacher sa nature…surtout depuis les incidents de Nishibi ayant amené l’apparition des Gemnas. Il n’était non plus question de se montrer à nouveau à cette Hibiki, la fille du shogun dont il semblait tant être intéressé il y a encore quelques jours de cela. En y repensant, la manœuvre de l’homme aux lunettes aurait pu parfaitement fonctionner si seulement quelques obstacles ne s’étaient pas dressés face à lui. D’ailleurs, la simple évocation de Nishibi lui fit revivre les événements, et principalement ce début de combat contre cet oni… Shala…

- Oui ?

Les yeux asymétriquement ouverts, Shuyin leva son regard vers la personne qui venait de lui adresser la parole. Ne la voyant encore que très grossièrement, il prit d’abord soin de s’approcher d’elle avant de remarquer, avec un début de regret, que la personne en question négligeait l’hygiène dentaire depuis plusieurs mois.
Un éventail vint furtivement se glisser entre eux.

- Donc, pour vous ca sera… ?

Nouvelle question, la cinquième sans réponse. Le regard juste au dessus du voile tendu de son éventail, Shuyin regardait cet homme étrange qui semblait lier les caractères humains et bovins avec une telle perfection qu’il commençait déjà à se demander s’il n’allait pas en faire le sujet de ses prochaines études. Toutefois, cette ambition disparue bien vite lorsqu’il remarqua la hausse du caractère bovin en un début d’énervement qui pourrait s’avérer bien dangereux.
Gardant son éventail devant son nez, le kami afficha des yeux en « U » inversés bien qu’il luttait pour ne pas avoir les globes révulsés.

- Un tonkatsu…et un namazake…fera…l’affaire…

Le plat commandé, Shuyin baissa son regard vers la source de cette fameuse odeur qui n’était d’autre que des quenottes aussi rongées que les coques de vielles chaloupes abandonnées. Jamais le kami n’aurait cru qu’un humain puisse concurrencer un Gemna en matière de dentition…dorénavant, il en avait eu la preuve après plusieurs siècles d’existence…

Heureusement (ou malheureusement), le service était assez rapide et il ne fallut que quelques minutes pour qu’on lui apporte son plat accompagné d’un pichet de sec de qualité moyenne. Aussitôt, Shuyin posa sa monnaie sans trop calculer si le paiement ne dépassait pas, juste histoire de ne pas avoir à supporter une troisième fois le souffle du serveur. Il en vint même à regretter les belles et tendres serveuses de Nishibi…
Mais il allait devoir s’y faire, car un retour à Nishibi était à proscrire tant qu’il ne s’était pas encore fait oublié. Après une fine gorgée de saké, le kami attrapa une portion de porc avant de l’avaler tout en laissant ses yeux clos.

Qu’il était bon de profiter d’un bon repas agrémenté d’une délicieuse boisson fermentée…
- Dit donc mec, (Shuyin avala une seconde portion) t'a du culot de porter ce Katana comme si de rien n'était. On se prend pour un samouraï ?

N’y prêtant pas attention, le kami continua son entreprise tout en réfléchissant à ce prince qu’il avait en tête depuis plusieurs jours. Ce dernier, seul, pourrait attirer son attention parmi tant de sujets. D’ailleurs, l’idée de passer ses mains sur le corps de ce guerrier aux cheveux blancs suffit pour lui faire faire un large sourire des plus vicieux…
Mais un simple samouraï baignant dans son orgueil ne suffirait pas à détourner le regard de Shuyin d’une portion de porc baignant dans son jus…

- Hey! C'est à toi que je parle. T'est muet ou quoi !? (Les sourcils de Shuyin se plissèrent légèrement, lui qui ne supportait pas de manger dans le bruit. Cependant, il ne fit toujours rien, se demandant qui était la simple de tant de bêtises) T'est bien arrogant pour un sale …

Visiblement, le provocateur fut coupé dans son élan, surement par ce fameux « sale » dont il parlait… Décidément, l’auberge semblait manquer d’hygiène, pensa Shuyin en dévorant une quatrième portion qu’il avait baignée, au préalable, de sauce au soja. Attrapa un autre morceau, le kami s’apprêta à l’ingurgite calmement lorsque des bruits de lutte commencèrent avant qu’un jaillissement de sang ne l’interpelle. Un jet vermeille s’étala sur le long de la table où il se trouvait…
Après quelques échanges et divers coups les uns plus tranchants que les autres, l’attaqué se révéla être le vainqueur. Celui-ci, avec une certaine sérénité, éjecta le sang de sa lame d’un coup bref et semblait déçu de cette attaque tournée contre lui. Après tout, il venait de maîtriser plusieurs hommes d’une main désintéressé…au grand malheur de celui qui mangeait près de lui…
Alors qu’il venait de remettre son obi, la voix lente de Shuyin lui parvint aux oreilles, une voix ne venant pas de la table où il était il y a encore quelques secondes :

- A croire que je vais être poursuivit par la mauvaise odeur…(Le Kami s’éventait le visage afin de ne pas avoir à subir l’odeur des entrailles des défunts. Il tourna son regard vers le vagabond) Bien que petite, une telle blessure dans ce lieu pourri peut vite se changer en une bonne infection… J'ose imaginer les maux qui suivront s'il n'y a aps d'assistance directes...

Un bref coup d’œil à la blessure, suivit d’un regard vers cette table devenue rouge et parsemée de bouts gastriques, le Kami replia son éventail malgré lui avant d’afficher son sourire niais. S'il n'avait pas eu le bon réflèxe de s'éloigner juste avant l'arrivée du sang, il en aurait été recouvert... :

- Quel gâchis…ce bon saké. (Il réajusta ses lunettes) Vous qui semblez avoir plus de dignité que ces samourai… Que dîtes-vous pour un partage de saké. La compagnie d’un médecin peut aider… Quoique je n'aime pas beaucoup ces regards...

Bien que les connaissances en anatomie du kami n’étaient pas nécessaire pour soigner cette simple blessure, Jin devait avouer qu’il venait de priver à un homme un bon repas…

Et d’ôter la vie d’autres hommes…mais cela importait peu sur l’estomac du kurokouso…
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Jin Ikari
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MessagePosté le: 24/05/2008 17:44:09    Sujet du message: Auberge de l'hirondelle bleue Répondre en citant

Jin se tourna lentement vers l'homme qui lui avait adressé la parole. Il était habillé étrangement mais le vagabond ne lisait aucune agressivité dans son regard. Le dos de sa main glissa de la poignée de son Katana.

" Toutes mes excuses d'avoir perturbé votre repas (Il s'inclina légèrement) et merci de votre sollicitude. Ca devrait aller, j'ai bien survécu jusqu'ici mais je ne vais pas vous ennuyer avec mes cicatrices."

L'un des cadavres gémit en gargouillant. Le samurai éventré n'avait pas encore trouvé la mort. Par expérience, Jin savait qu'une blessure à l'estomac tuait lentement. Il s'accroupit prés du mourant et le retourna sur le dos. L'homme au visage couvert de sang se tenait l'estomac dans une tentative futile de contenir sa blessure. Le vagabond dégainât le Wakisashi de l'éventré et le planta a la base de son cou d'un geste vif, transparence a la fois ses artères, sa trachée et sa colonne vertébrale.

Jin se releva lentement après avoir fermé les yeux du cadavre. Son visage était froid comme un bloc de marbre.

" Un bon saké ne serait pas de refus par contre. "

Le jeune porte sabre se dirigea vers un table relativement propre et s'installa. Il léchait sa blessure a la main pour la cautériser.
Il senblait aveugle à l'agitation qu'il venait de provoquer.
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Shuyin
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MessagePosté le: 24/05/2008 23:11:00    Sujet du message: Auberge de l'hirondelle bleue Répondre en citant

- Un bon saké ne serait pas de refus par contre.

Shuyin ne manqua pas de voir le visage sérieux de son interlocuteur, lui redonnant un visage étonnement contrasté par un sourire des plus honnêtes. Cela lui rappela le passé, ses longues journées passées dans les déambulatoires du Mont Oozora en compagnie d’aristocrates aussi riches qu’imbu de leur personne. Bien sûr, les situations était différentes ici…mais l’on retrouvait toujours la même chose...
…cette puanteur.

Tournant le dos à la dernière victime, le kami sourit à la mise à mort qui venait d’être faite. S’il est vrai que l’on mourrait beaucoup plus rapidement lors d’une rupture de la carotide, il était aussi vrai que cela entraînait d’intense douleur et allait à l’encontre d’une exécution respectable faite entre samurais. Mais après tout, ce Jin n’avait pas du tout l’air d’être encore l’un d’eux…d’autant que ses victimes ne méritaient pas tant de respect.
Jetant un dernier coup d’œil aux corps défunts dont les taverniers commençaient déjà à jeter dehors pour nettoyer, le kami remarqua qu’aucun d’eux ne semblaient posséder de lames dignes de ce nom. A croire que le bushido des humains n’était pas aussi développé qu’ils le vantent…

- Deux sakés froids

La commande faite, Shuyin s’installa à côté de Jin, sans pour autant se tourner vers lui. Il n’avait pas l’habitude de se trouver dans au comptoir et préférait les places tranquilles telle qu’une table sur le coin où encore une chambre. Mais depuis sa rencontre avec le vagabond, il en avait comprit que l’on ne pouvait trouver un lieu tranquille qu’à ces côtés.
Cela se confirma avec la venue du serveur qui évita de s’approcher d’avantage, au grand soulagement de Shuyin dont l’éventail était déjà au rendez-vous. Il soupira, prenant son sakazuki sur lesquelles il posa ses lèvres pour avaler le bon saké. Avant de tourner son attention sur le porteur de katana :

- Il est rare de trouver un bon saké dans ce genre d’endroit… (Shuyin sembla d’abord se parler à lui-même) Cela illustre bien le fait que l’on trouve les plus belles fleurs au dessus du plus dégoûtant fumier…

Une nouvelle gorgée, Shuyin resservit Jin par politesse, avant d’ajouter avec une voix des plus simples et sans considérations pour les regards que lui jetaient (à Jin plus qu’à lui) la clientèle de la taverne dont la moitié avait déserté…offrant plus d’air. D’ailleurs, voilà que quelques taverniers, don une femme aux courbes généreuses, venaient nettoyer les dégâts du bushi. Ce fut la table où Shuyin s’été trouvé qui fut la première à être nettoyée.

- Enfin, vous semblez bien peu commun parmi tant d’hommes que j’ai pu voir manier le sabre… (Les iris du kurokouso se braquèrent vers le kimono rouge de Jin, observant son torse) Vous n’avez pas non plus de blason, j’imagine que vous êtes un simple samurai. (Il but une nouvelle gorgée) Bien que vous n’en ayez pas la faiblesse…

Le kami posa son petit bol, avant de se tourner vers ce fameux Jin aux cheveux ébouriffés. Il daigna enfin se présenter :

- Mon nom est Matsumoto Ryôjun, je suis un médecin itinérant et habitué des tavernes…on va dire celles qui sont un peu moins mal fréquentées qu’ici… Et vous êtes ?

Il attendit la réponse de son interlocuteur, s’étant présenté à lui sous un nom bien particulier.
Mais après tout, est-ce que Shuyin était véritablement son prénom… ?
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Dernière édition par Shuyin le 27/05/2008 07:04:58; édité 1 fois
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Jin Ikari
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MessagePosté le: 25/05/2008 00:46:28    Sujet du message: Auberge de l'hirondelle bleue Répondre en citant

Jin écoutait attentivement son interlocuteur tout en savourant son Saké. Après quelque gorgées il trempa son doigt dans son verre pour appliquer l'alcool sur ses blessures. Il sourcilla à peine sous la brulure du liquide. L'alcool de riz marquait les cicatrices à cause du sucre, mais au moins il n'aurait pas d'infection.

Il répondit au médecin posément, en pesant ses mots, comme à son habitude

"Je ne le suis plus. J'ai perdu mon blason en même temps que mon honneur. J'étais de la famille Ikari, elle est célèbre mais a peu de membres. C'est pour ça que vous trouvez ma technique déroutante."

Il reprit une gorgée de saké en écoutant Shuyin se présenter sous une fausse identité. Matsumoto Ryôjun … Il avait déjà entendu se nom mais il ne savait plus en quelles occasions…
Comme l'exigeait la politesse, il se présenta à son tour.

" Ikari Jin, Vagabond et Porte-lame."

Pensif, il méditait sur ce qu'avait dit le Kami. Jin le prenait pour un simple médecin, aussi il fut étonner de constater qu'il considérait les Samouraï comme faibles. En général, les gens du peuple éprouvaient du respect pour la caste de guerrier, même quand ces derniers ne le méritaient pas …
Il ravala ses doutes et avala son verre se saké d'un coup. Il posa son verre sur la table avec un sourire ironique. Techniquement il aurait du passer ces dernières années à s'entrainer pour prendre la relève du Dojo familial, et au lieux de ça il avait vagabonder sur les routes, apprenant à survivre, à tenir l'alcool et à se battre avec un Katana fait pour un autre.
Il se demandait si paradoxalement il n'était pas devenu plus fort en vivant ce cette façon.


Dernière édition par Jin Ikari le 25/05/2008 01:32:47; édité 1 fois
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MessagePosté le: 25/05/2008 18:44:23    Sujet du message: Auberge de l'hirondelle bleue Répondre en citant

- Ikari…vous qui paraissez si sombre...

Shuyin reprit une gorgée, les yeux fermés en ayant prit un air pensif. C’était la première fois qu’il avait entendu le nom « Ikari », d’autant qu’il ne s’attendait pas à ce que ce nom soit relié à une célèbre famille. Ne fouillant pas plus dans son esprit pour y retrouver la trace d’un quelconque Ikari, le kami but une deuxième gorgée pour enfin se tourner vers l’intérieur du comptoir. Il se mit alors à observer les différents tonneaux de saké, dont certains semblaient déjà être vides depuis longtemps
Lui vint alors le souvenir d’un homme qui but tellement de saké que sa panse en éclata…

- Du saké sur une plaie… (Shuyin ferma les yeux) à votre place, je n’userai pas beaucoup de ce traitement…

Le kami amena sa main à l’intérieure de sa manche opposée, avant d’y retirer une petite fiole qu’il déposa à côté du bol de Jin. Ce dernier peut y voir un kanji dont la signification le dépassait. Pendant ce temps, Ryojun prit ses lunettes avant de les nettoyer tout en gardant les yeux fermés. Il entrouvrit les lèvres et laissa passer une voix qui se voulait chaleureuse.

- Le namazake est un type de saké qui se boit frais et est de saveur pimentée comme tu l’as pu le remarquer… Toutefois, (Il expira sur ses verres avant de les nettoyer à nouveau) le fait qu’il soit pasteurisé qu’une seul fois avant le service laisse parfois de mauvaise surprises. N''oubliez aps que ce breuvage ets fait de levure....

Le kami remit ses verres, avant de rire légèrement sans vraiment montrer sa science. Il termina par poser son menton dans sa paume, regardant Jin du coin de l’œil :

- Bien sûr, cela ne va pas entrainer de gangrène ni quoi que cela soit… mais j’imagine qu’il vous serait désagréable d’avoir une mauvaise réaction de la peau… (Il attendit quelques secondes, avant de prendre son éventail pour s’éventer tout en regardant Jin dans les yeux) Prenez ceci, c’est un baume antiseptique fait de plantes médicinales….voir prenez le en temps que réserve, j’ai comme l’impression que vous devez surement être la proie de beaucoup d’autres samurais de ce genre là…

Après un bref coup d’œil vers le reste de la taverne, le kurokouso remarqua qu’il ne restait presque plus aucune trace du combat passé, mis à part une faible odeur putride à savoir la bouche non lointaine du serveur.
S’éventant toujours, le médecin afficha un mince sourire à Jin avant de sortir quelques pièces de son hakama. Les posant à tables, le kami émit alors un soupire :

- J’ai beau n’être ici que depuis peu, je suis déjà déçu de l’image que donne l’empire à ses sujets. L’autre jour, des samurais sont entrés dans mon cabinet et ont abattu l’un de mes patients… D’ailleurs….beaucoup de mes patients sont des victimes de l’arrogance des effectifs de l’empire, à croire qu’ils se croient tout permis.

Il se tût, ouvrant les yeux à moitié en laissant planer une petite colère retenue.

- Comprenez mon aversion pour cet empire, bien que je sois d’une longue lignée de médecins de ce même empire… (Il remplit un nouveau bol) J’imagine que vous ne devez pas porter l’empire dans votre cœur vu votre statut. Un samurai sans blason ne sert que peu l’état où il réside…

Puis sans crier gare, le Kami se releva avant de s'inclliner devant Jin sans lui laisser de réponse. Un visage souriant mais simple se fit sur son visage, avant qu'il n'ajoute en s'éventant :

- Par contre veuillez m'excuser, le souvenir d'une commande prochaine m'est revenu et je dois vous quitter. En espérant que votre soirée se passe sans encombre, n'oubliez pas le baume...

Et sur cela, le médecin s'en alla...
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MessagePosté le: 27/05/2018 03:12:50    Sujet du message: Auberge de l'hirondelle bleue

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