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Sanshouuo Neutre
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Joined: 26 Nov 2007 Posts: 12
Classe: Rônin Race: Orochi Camp: Neutre Niveau: 3
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Posted: 29/11/2007 18:54:33 Post subject: Les rues, ruelles, venelles, places, et placettes |
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Le continent Ouest dégage un fumet très différent. Les gens semblent moins défiants, plus affables, moins chasseur que gibier. Ce n’est pas pour lui déplaire étant donné son état de faiblesse. Louvoyant parmi la foule de badauds, il fait profil bas. Mais sa tête est haut perchée et le grand gaillard ne manque pas d’attirer les regards. C’est un étranger, un Oroshi, un indésirable. Engoncé dans son manteau noir, la queue enroulée autour de sa taille, le visage plongé dans l’ombre de son couvre-chef, il se hâte de quitter la grand rue pour gagner une étroite ruelle.
Il débouche sur une placette où s’amusent deux enfants sous le regard bienveillant d’un septuagénaire. Il s’avance tranquillement et s’assit à côté du grand-père à l’air débonnaire, évitant ainsi de jeter sur lui son ombre écrasante. Après un temps, l’Épouvantail ouvre la bouche, demandant de sa voix glaireuse :
« Bonjour, je cherche le maître-affûteur, pourriez-vous m’indiquer le chemin ? »
Dégainant de quoi rouler une tige, il adresse un léger sourire au petit vieux. L’autre a du mal à quitter des yeux le spectacle juvénile qui se joue devant lui. Les yeux brillants, il répond :
« Ne sont-ils pas adorables ? »
Quand il daigne porter le regard sur son voisin, celui-ci sourit encore, l’expression figée. Le vieil homme ne lui rend pas tout de suite son sourire, surpris par l’individu qu’il découvre.
[color=invalid-color:b41786aa45]« Euh…vous disiez ? Le maître-affûteur, oui, descendez cette rue, sur votre gauche. »
L’étranger le remercie d’un coup de chapeau, recentrant son attention sur ses deux serres occupées à rouler le tabac.
« En effet, adorables. »
Cette voix, ce ton, ces tempes nues, le vieillard a les fesses qui le démangent. Se redressant à l’aide de sa canne, il lance :
[color=invalid-color:b41786aa45]« Allé les enfants, c’est l’heure de la sieste pour papi. » Sans se retourner, il ajoute : [color=invalid-color:b41786aa45]« Bonne journée monsieur. »
Sanshouuo relève la tête pour répondre mais l’autre est déjà loin. Finalement, les gens ne sont peut-être pas si différents qu’à l’Est, ici aussi son crâne pelé ne fait pas fureur, mais que voulez-vous, il ne va tout de même pas s’affubler d’une perruque pour plaire aux hommes.
Last edited by Sanshouuo on 06/04/2008 09:21:34; edited 7 times in total |
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Shala Administrateur
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Joined: 23 Jan 2007 Posts: 391
Classe: Majibushi Race: Oni
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Posted: 29/11/2007 18:57:37 Post subject: Les rues, ruelles, venelles, places, et placettes |
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[HRP: Je rappelle qu'il est strictement interdit de poster des sujets dans le rp sans autorisation...
Exceptionnellement je laisse ce sujet-ci, car en effet il n'y avait pas de sujet pour les ruelles et les quartiers résidentiels dans cette ville. Mais ça ne doit plus se reproduire.
Ce message HRP n'attend pas de réponse] _________________
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Sanshouuo Neutre
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Joined: 26 Nov 2007 Posts: 12
Classe: Rônin Race: Orochi Camp: Neutre Niveau: 3
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Posted: 01/12/2007 11:18:59 Post subject: Les rues, ruelles, venelles, places, et placettes |
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Une forte odeur de tabac vient titiller les narines de maître Huan. Devant lui se dresse un homme grand comme une tour, un sourire tranchant aux lèvres. Plissant les paupières, l’artisan s’assure qu’il fait face à un étranger. Très à l’aise, il prend la parole, le ton mesuré :
« Bonjour monsieur. » Désignant une solide planche d’un geste léger : « Montrez-moi. »
Sanshouuo sourit plus largement. Enfournant ses mains acérées dans les pans de son manteau, il se saisit de quatre lames qu’il livre au regard du maître-affûteur. Plus lentement, il dégaine un étrange sabre dentelé qu’il porte à la ceinture. Sans impressionné Huan, l’attirail de l’Épouvantail éveille sa curiosité. Exception faite de la double faucille, les autres armes lui sont totalement inconnues. Il va effleurer le fer du sabre mais retient sa main, levant les yeux sur son client. L’autre éjecte un trait de fumée à la commissure des lèvres.
« Ne craigniez rien, je l’ai trempé. »
Ramenant sa main sur son genou, le commerçant aborde délais et tarifs :
« Bien, revenez dans une semaine. Ca fera 75 pièces d’or, payable d’avance. »
Réajustant son chapeau, Sanshouuo impose et propose :
- Faites ça plus vite, faites ça en deux jours. 200 pièces pour vous. »
Maître Huan est talentueux mais fainéant, fort heureusement, la cupidité l’emporte sur tous ses vices.
« Dans deux jours, très bien. »
L’étranger paie ce qu’il doit et salut l’artisan, le sourire carnassier :
« À très bientôt, maître. »
L’autre exultant en soupesant la boursette :
« Oui, bonne fin de journée à vous. »
Sur le perron, l’épaule appuyée contre une poutre, Sanshouuo tire une grande bouffée et profite un instant du soleil qui réchauffe son sang glacé. La faim cogne à son estomac.
Last edited by Sanshouuo on 05/12/2007 11:41:03; edited 5 times in total |
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Sanshouuo Neutre
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Joined: 26 Nov 2007 Posts: 12
Classe: Rônin Race: Orochi Camp: Neutre Niveau: 3
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Posted: 04/12/2007 18:49:05 Post subject: Les rues, ruelles, venelles, places, et placettes |
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À l’auberge, la carte est copieuse. La peau du ventre bien tendue, Sanshouuo se redresse tant bien que mal, s’avançant jusqu’au bar aussi légèrement qu’une enclume dotée de jambes. On répond à sa demande par la négative :
« Désolé monsieur, je suis complet pour ce soir. »
Le grand lascar grince des dents et doit réprimer l’envie qui lui prend d’enfoncer la tête du type dans le comptoir. Il fut un temps où il était le chef d’un clan redouté, il fut un temps où les aubergistes avait toujours des chambres pour les Épouvantails, il fut un temps où il pouvait faucher trois vies en un mouvement… Le sourire crispé, il paie et sort. Dehors il fait doux, l’hivers peine à chasser l’automne cette année. Concernant la lune, elle s’apprête à bouter le soleil hors de l’horizon et il temps de trouver un casse-dos pour la nuit. S’éloignant de la ville pour gagner les champs, il jette son dévolu sur une grange. Très bon grimpeur, il atteint sans difficulté la lucarne et pénètre la propriété d’un fermier pingre et ventru. Il se laisse choir sur la paille et ferme les paupières, lâchant pour lui-même :
« Tu ne perds rien pour attendre, salopard. » |
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Sanshouuo Neutre
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Joined: 26 Nov 2007 Posts: 12
Classe: Rônin Race: Orochi Camp: Neutre Niveau: 3
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Posted: 06/12/2007 01:21:11 Post subject: Les rues, ruelles, venelles, places, et placettes |
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Il n’est pas réveillé par la fourche du pécore mais par le bruit sourd d’une marche cadencée. Passant son long cou à la lucarne, il découvre une armée aux portes de la ville. Cette vision martiale le renvoie un siècle plus tôt, quand il était capitaine de l’empire Asahi. Les uniformes qui défilent en contrebas, il les connaît bien, ce sont ceux des soldats de l’Ouest. Mais il a la mémoire des pachydermes et ces couleurs ne lui reviennent pas, ce ne sont pas celles de l’empire Shuò. Cela fait plusieurs décennies qu’il n’a pas croisé un militaire occidental, peut-être ont-ils réformé leur teinturier ? Non, l’étendard qu’il aperçoit conforte ses doutes, ce ne sont pas les troupes de l’impératrice.
Pour lui ça ne change rien, c’est aussi mauvais à prendre. Il est temps de prendre du champs, trouver un bon cheval et pousser dans les terres…mais pas sans armes. Maître Huan, l’affûteur, une visite anticipée s’impose.
Un détachement se rend au seuil de la maison du fermier. Après plusieurs tambourinades la porte s’ouvre. Sanshouuo ne parvient pas à entendre ce qui se dit mais le mode injonctif est perceptible. Escorté par trois soldats, le ventru amène sa loche jusqu’à la grange, tenant un canasson par la bride. Le locataire des combles cache sa grande carcasse.
« Allé, et fais vite, les chevaux vont crever de faim. »
Ôtant son chapeau, Sanshouuo rampe comme un crocodile en chasse, les yeux à fleur d’eau. Du haut de son promontoire il embrasse toute la scène : le paysan charge sa charrette de foin frais et les trois soldats l’attendent devant la grange aux portes grandes ouvertes. Le cheval est attelé et le cortège est prêt à s’acheminer jusqu’aux deux écuries de la ville. À cet instant tous les protagonistes lui tournent le dos. Agrippant son couvre-chef, il le visse sur sa tête et ondule telle une salamandre jusqu'à l’attelage.
Suspendu au châssis de la charrette, l’Épouvantail pénètre dans les murs de Shàng Xián sans être inquiété. Il reconnaît l’avenue principale dans laquelle ils sont engagés ; à cent mètres, cette fameuse venelle qui débouche sur une placette, non loin, l’atelier de Huan. Après une vérification à 360°, il lâche prise et se laisse distancer de quelques mètres avant de s’engouffrer dans l’étroite ruelle… |
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Sanshouuo Neutre
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Joined: 26 Nov 2007 Posts: 12
Classe: Rônin Race: Orochi Camp: Neutre Niveau: 3
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Posted: 07/12/2007 18:59:17 Post subject: Les rues, ruelles, venelles, places, et placettes |
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Sur la placette, personne ; dans la rue, personne ; chez maître Huan, personne. Cette traversée du désert est cependant de courte durée. Alors qu’il s’apprête à sortir de l’atelier, un peu plus lourd qu’en entrant, son œil droit capte deux silhouettes en approche.
« Hey ! »
Fermant la porte sans pouvoir la verrouiller, Sanshouuo attend les deux rigolos à l’intérieur. Ses doigts effilés s’agitent, jouant allegro sur un clavier invisible ; son sourire s’étire et ses dents semblent s’allonger.
Le soldat ne prend pas la peine de frapper. Il fait coulisser la cloison d’un centimètre et reçoit une pointe d’acier en plein cœur. Sanshouuo ouvre vivement, le Zhàn Shì suivant le mouvement de la porte-fenêtre à laquelle il est embroché. Comprenant que sont camarade vient de crever, l’autre empoigne la garde de son sabre. Mais l’Oroshi est déjà sur lui pour lui faire renifler son haleine mortifère. Un large poignard enfoncé dans les tripes, le deuxième soldat s’effondre et se répand aux pieds de l’Épouvantail.
La situation est critique, il récupère ses deux lames et décide de prendre de la hauteur. Avec une agilité reptilienne, il atteint un toit parmi les plus élevés de la ville. Accroupi, les yeux jetés à l’horizon, il se dit que la partie est mal engagée. |
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Seijuro Nakajima Neutre
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Joined: 09 Dec 2007 Posts: 8
Classe: Rônin Race: Humain Camp: Neutre Niveau: 4
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Posted: 09/12/2007 17:37:07 Post subject: Les rues, ruelles, venelles, places, et placettes |
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Courir, courir, toujours courir… S’il détestait par-dessus tout prendre la fuite, bien qu’il ait toujours été très doué dans ce domaine, Seijuro Nakajima préférait encore ce petit exercice très matinal à un dîner en tête à tête avec la petite quinzaine de soldats qui était à ses trousses. Mais que diable s’était-il donc passé? Il se rendait au port de bonheur quand cette troupe de soldats l’avait accosté.
« Qui êtes-vous et d’où venez-vous? », l’avait questionné un soldat qui semblait être le chef en sein du groupe.
N’ayant rien à cacher, Seijuro lui avait répondu honnêtement, car à ce moment les deux continents principaux n’étaient pas véritablement en guerre ; il était Seijuro Nakajima, Rônin originaire du continent Est. À l’annonce qu’il faisait face à un oriental, l’homme dégaina brusquement sa lame et me jaugea du regard avant de m’ordonner de le suivre. N’arrivant pas à concevoir que tout ceci n’était en fait qu’une charmante intention à prendre le thé, Seijuro décida qu’il valait mieux pour lui de prendre ses jambes à son cou et d’éviter d’affronter une quinzaine d’adversaires en solitaire.
Une flèche siffla à son oreille; Seijuro effectua une roulade, évitant ainsi une deuxième flèche, puis se redressa avant de recommencer à courir. Décidément, ces types-là ne plaisantaient pas du tout et il était préférable pour lui de ne pas se faire attraper. Arrivé à un carrefour, il tourna brusquement à droite pour se heurter contre toute une garnison de soldats parfaitement armés et manifestement d’humeur plutôt agressive. Ce qui était le plus contrariant n’était cependant pas leur agressivité mais plutôt le fait qu’ils étaient plus d’une centaine à être postés là. Seijuro soupira, d’adossa contre le mur d’une boutique et observa un moment tous les hommes armés qui l’entouraient.
« Peut-être peut-on s’arranger…? », balbutia-t-il.
Quelques hommes s’approchèrent, lames brandies, en guise de réponse. Seijuro, en désespoir de cause, dégaina à son tour et, jetant un regard de défiance à l’homme qui était le plus près de lui, ce petit chef qui l’avait abordé quelques minutes auparavant, le railla comme on raille un gars qui ne nous plait pas à la petite école. L’homme en question, définitivement pas très brillant, mordit à l’hameçon et s’élança stupidement vers le Rônin qui n’eut aucun mal à intercepter sa lame, à lui entailler sérieusement l’avant-bras d’un fin mouvement du poignet afin de lui faire perdre son arme, à l’agripper par le col pour ensuite l’utiliser comme bouclier et se protéger ainsi des flèche qu’on avait décochées dès que le sabre de son assaillant était tombé sur le sol. Le pauvre homme reçut ainsi une vingtaine de flèche dans le corps et Seijuro ne fut atteint qu’au bras gauche. Ces quelques précieuses secondes de gagnées grâce à l’étonnement qu’il avait suscité chez les gardes, Nakajima entra à l’intérieur de la boutique et entreprit de monter à l’étage supérieur pour, ainsi, atteindre les toits.
Arrivé sur le toit de la boutique, qui pouvait être facilement atteint grâce à partir du grenier, Seijuro entreprit de sauter d’un édifice à l’autre. Dans sa course, il se débarrassa de la flèche, qui était venue se loger un peu au-dessus de son coude; la blessure n’était pas très grave et le sang ne coulait presque pas. Il regarda derrière lui et vit qu’on essayait de le suivre. Cependant, ces soldats semblaient avec quelques difficultés à réaliser des sauts d’un peu plus de deux mètres en longueur et cheminaient très lentement. Certains archers tentèrent de le suivre dans les rues mais n’arrivèrent pas à l’atteindre de leurs flèches. Bientôt, il fut hors de vue et momentanément à l’abri du danger. Il descendit du toit sur lequel il se trouvait à présent en se laissant glisser le long d’une poutre et observa les environs : il devait être dans les quartiers pauvre de la ville, à voir l’état des rues, et, pour l’instant tout du moins, il ne semblait pas y avoir de soldats dans les environs. Il pouvait reprendre son souffle.
Ayant bandé sa blessure et s’étant reposé un moment, Seijuro se dit qu’il était temps pour lui de recommencer à bouger. Mais avant de faire n’importe quoi, il devait avoir un plan. Le port devait être sous bonne garde et la fuite par voie maritimes devenait donc très difficile; les rues étaient infestées de patrouilles et les gardes interceptaient tout le monde et étaient à l’affût de tout détail suspect; les portes de la ville devaient elles-aussi être farouchement gardées. De sa cachette, Seijuro pouvait voir les hommes emmenés de force par les gardes ainsi que quelques femmes qui paraissaient particulièrement robustes; s’il tentait quoi que ce soit, il se mettrait à nouveau dans le pétrin. Mais que diable allait-il faire en cette galère? C’est alors que son regard; il venait d’avoir l’idée de génie qu’il cherchait désespérément. C’était une idée de fou, sans aucun doute, mais c’était justement pour cette raison qu’elle risquait de porter fruits. Abandonnant à contrecœur la longue cape blanche qui couvrait ses épaules, Nakajima s’élança en silence dans les ruelles. Ici, il n’y avait que quelques petits groupes de soldats en patrouille car l’étroitesse de ces petites voies désavantageait un trop grand nombre d’effectif. C’est ainsi que le Rônin tomba face à face avec un petit groupe de trois soldats qui, pris de surprise, s’élancèrent vers lui sans réfléchir.
Parant une série de coups d’estoc que lui porta un premier adversaire, Nakajima parvint à le repousser contre le mur mais au moment où il allait le mettre définitivement hors d’état de nuire, un garde à sa droite tenta de le couper en deux; d’élançant dans les airs avec grâce afin d’éviter une blessure mortelle, le Rônin vint se poser à bonne distance des hommes. Cependant, il était à présent à la portée du troisième homme qui n’hésita pas à engager le combat. Ce troisième soldat était beaucoup plus doué que les autres et savait clairement se servir de sa lame; si les deux autres hommes les rejoignaient, la situation pouvait devenir très dangereuse pour Seijuro et il le savait. Interceptant la lame de son adversaire et appliquant une certaine force afin de la maintenir sous son contrôle, Nakajima parvint à entrouvrir la garde du soldat et put ainsi pénétrer son cercle défensif; d’un geste vif, le Rônin désengagea les fers et frappa, avec le manche de son sabre, son adversaire sous le menton; ce dernier s’écroula comme une brique, une expression de surprise sur son visage. Seijuro se retourna vers les deux autres hommes, pétrifiés de peur et de colère, et s’élança vers eux; fouettant l’air devant lui avec sa lame, il ouvrit le ventre d’un de ses adversaire qui s’écroula à son tour; le dernier homme debout tenta de prendre la fuite mais reçu un caillou de la taille d’une tête de chat derrière la tête; malgré son casque, il tomba dans les pommes et s’écrasa sur le sol tel une feuille morte.
Conformément à son plan, Seijuro déshabilla le garde qui avait une physionomie la plus semblable à la sienne et enfila son uniforme. Il se sentait un peu à l’étroit, mais il survivrait à ce petit inconfort. Il disposa des corps, du cadavre et des deux hommes inconscients, et rejoint une rue principale où il se fondit parmi la centaine de garde qui y déambulait. S’il gardait un profil bas, peut-être pourrait-il s’échapper? Mais quelque chose le contrariait : l’Empire Shuò avait toujours été réputé comme était bienveillant envers sa population, Seijuro lui-même avait constaté la grande estime avec laquelle le peuple considérait l’Impératrice. Pourquoi s’attaquaient-ils ainsi à cette ville? En écoutant quelques conversations, Seijuro apprit qu’un certain Général Suprême Shen Long Wù était à l’origine de tous ces évènements. Enfin, ces soldats œuvraient en son nom et non en celui de l’Impératrice. Plus étrange encore, Hyôhakuja ne lui avait jamais parlé du grade de Général Suprême et pourtant l’armée était un de ses sujets de conversation de prédilection. Décidément, quelque chose ne tournait pas rond dans ce pays. Mais cela ne le concernait pas et Seijuro suivit un groupe de garde qui se dirigeait vers une des portes de la ville…
Last edited by Seijuro Nakajima on 14/12/2007 21:33:37; edited 1 time in total |
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Shala Administrateur
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Joined: 23 Jan 2007 Posts: 391
Classe: Majibushi Race: Oni
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Posted: 18/01/2008 18:11:51 Post subject: Les rues, ruelles, venelles, places, et placettes |
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[HRP: Avant toute chose, désolé pour l'attente occasionnée...]
Ce qui ressemblait au départ à une action brouillonne et confuse s'était finalement transformée en une prise de contrôle rapide et organisée de la ville. Les soldats du Général Suprême avaient le nombre et la rigueur militaire de leur côté, ce qui leur permit d'étouffer les éventuelles poches de résistance avant même qu'elles ne se forment. Tout avait été parfaitement paramétré, et en à peine deux heures, toute la ville semblait sous leur contrôle. Et oui, semblait, car rien n'était jamais joué à l'avance...
Seijuro était donc parvenu à s'infiltrer au sein d'une des nombreuses unités chargées d'envahir la ville. Cette unité était une des dernières à pénétrer la ville portuaire, et contrairement au précédentes, elle ne devait pas déloger les habitants de leur maison pour les emmener vers le camp, mais devait s'assurer que plus personne ne traîne dans les rues. L'unité étant trop nombreuse pour arpenter toutes les rues d'un seul bloc, elle se sépara en cinq groupes d'une vingtaine de soldats. Leur rayon d'action se vit bien évidemment agrandi, facilitant encore leur marche à travers les artères de la vile côtière. Sans un mot, Seijuro continua de suivre le groupe dans lequel il se trouvait. A chaque instant, il cherchait une ruelle ou il pourrait se faufiler, mais le problème était que vu sa position au sein du groupe, le moindre mouvement anormal se remarquerait aussitôt. L'idée de suivre le groupe de soldats le plus proche était au départ une bonne idée, mais pour ne pas se faire remarquer, le rônin avait été obligé de s'incruster au sein du groupe, sans quoi il risquait de voir ce même groupe se poser des questions à son sujet. En effet, aucun soldat ne se promenait seul, et en voir un se balader en solitaire aurait irrémédiablement attiré l'attention. Le voilà donc "piégé" au sein de cette unité, marchant au pas en balançant discrètement son regard de droite à gauche à la recherche d'un échappatoire.
La marche du groupe de Seijuro se déroula dans le calme durant une bonne dizaine de minutes, jusqu'à un évènement imprévu. Un énorme fracas se fit entendre, quelques dizaines de mètres en avant. Le soldat responsable du groupe fit signe à tout le monde de se diriger vers les lieux pour voir ce qu'il en était. Arrivés sur place, ils découvrirent ce qu'il en était. Deux individus, un homme, dans une tenue civile armé d'un bâton en bois noir laqué et une femme, elle aussi apparemment civile et ayant pour seules armes ses poings, venaient apparemment de dérouiller à eux seuls un groupe entier de soldats du Général Suprême, groupe faisant d'ailleurs partie de l'unité de départ avant la séparation en cinq groupes distincts. Seijuro, de même que les autres hommes de son "groupe", avaient du mal à en croire leurs yeux. Le bâton du jeune homme en civil était encore fumant de son Ki, tandis que la jeune fille genou à terre, siégeait à l'intérieur d'un espèce de fin cratère, dont le centre était son poing, encore enfoncé dans le sol. Tout autour d'eux gisaient les corps inconscients des soldats qu'ils avaient combattus, tous marqués de violents hématomes, malgré les pièces d'armure sous leurs uniformes. A cette vision, le responsable du groupe de Seijuro interpela les deux inconnus.
- Vous deux là, c'est vous qui êtes responsables de ce carnage?
La jeune fille désincrusta son poing du sol pavé avant de se relever, et de regarder son compagnon. Les deux combattants fixèrent ensuite le soldat à l'unisson. Le jeune homme prit la parole:
- A votre avis? Vous pensez qu'ils se sont fait ça tout seul?
- Vous allez regretter votre geste! Au nom du général Suprême, nous allons vous châtier!
- Général Suprême hein? Je ne sais pas ce que vous avez en tête exactement, mais tout ça ressemble fortement à une trahison envers notre impératrice...M'est d'avis qu'au final, ceux qui vont regretter, ce sera vous...
- Ecrasez-les!
Après un cri guerrier primaire, les soldats partir à l'unisson à l'assaut des deux jeunes gens. Tous, sauf Seijuro, bien évidemment. Pris un peu au dépourvu, le rônin se demandait comment il devait réagir. Allait-il partir à l'assaut lui aussi, histoire de continuer son "infiltration"? Si ces deux personnes avaient vraiment mis hors d'état de nuire le groupe précédent, il y avait de grandes chances que cette option soit très risquée. Il pouvait aussi mettre fin à sa couverture, et aider ces deux personnes à vaincre les soldats. Après tout, vu son déguisement, il avait l'effet de surprise de son côté. Ou encore, il pouvait peut-être en profiter pour faire ce qu'il avait l'intention de faire depuis le début, à savoir s'échapper, en profitant du chaos du combat pour fausser compagnie à tout ce beau monde. Il n'avait pas beaucoup de temps devant lui, il devait prendre une décision en vitesse...
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De son côté, Sanshouuo avait décidé d'emprunter la voie "auxiliaire", à savoir celle des toits. Il chercha tout d'abord un toit bien en hauteur, afin d'avoir une vue d'ensemble de la ville, lui permettant ainsi de localiser les différentes issues et autres lieux intéressants qui s'offraient à lui. ce qu'il constata surtout, c'était que les artères de la ville étaient gangrénées de rouge, ou plus précisément de bordeaux. Les soldats étaient partout, et surveillaient tout ce qui était à la portée de leur regard, ne laissant presque rien échapper à leur vigilence. A cette vision, l'épouvantail pesta intérieurement, se disant qu'il devrait déjà être loin de tout ça, en train de parcourir ce continent inconnu, à la reconquête de ses capacités perdues. Seulement voilà, il ne pouvait pas quitter la ville sans ses armes, et avait été obligé de revenir les chercher chez le vieux Huan. Si il avait su dans quel pétrin ça allait le mettre, peut être y aurait-il réfléchi à deux fois. Mais bon, personne n'aurait pu prévoir qu'une armée entière viendrait foutre le bordel ainsi.
Pas le temps de se lamenter, objectif du moment, trouver un cheval, et s'arracher de là. L'orochi aperçut un canasson prêt à l'emploi pas loin de sa position. L'atteindre ne semblait pas bien compliqué, c'était repartir avec qui représentait un soucis. En effet, la sortie la plus proche était assez éloignée, et y parvenir avec tous ces soldats sur le chemin allait s'avérer délicat. Il y avait aussi une autre option: rejoindre la sortie de la ville par les toits, sans cheval donc, et une fois dehors, marcher, jusqu'à trouver une monture sauvage ou au pire, un petit village. Sanshouuo devait donc faire un choix. Il considéra les deux possibilités durant une bonne minute, tiraillé entre la voie facile mais usante de la fuite à pied, et la voie difficile que représentait la prise du cheval sévèrement gardé. Mais avant qu'il ne puisse prendre une décision, le sifflement d'un objet approchant rapidement mit ses sens en alerte. Par réflexe, l'épouvantail fit un saut en arrière, évitant un projectile assez particulier. Il s'agissait d'un ensemble de trois cordages, au bout desquels se trouvaient trois petites griffes. Cet objet servait donc à blesser, mais en même temps à capturer. Pas le temps de se demander d'où ça provenait, que le même sifflement se fit à nouveau entendre. Jouant à nouveau de ses réflèxes, Sanshouuo exécuta un nouveau bond, mais pas assez rapide cette fois. Le projectile le blessa au niveau des jambes et s'enroula autour de celles-ci, l'empêchant ainsi de se déplacer et d'atterrir correctement, s'étalant de tout son long sur les tuiles usées du toit où il se trouvait. Plus embêté par le fait que cet objet de malheur avait attaché ses jambes ensemble que le fait qu'il était blessé par les griffes de celui-ci, l'épouvantail s'énerva tout seul.
- Ca ne sert à rien de t'agiter comme ça, une fois que je t'ai pris pour proie, s'en est fini pour toi...
Un homme masqué fit son apparition. Ses vêtements avaient une coupe discrète, mais arboraient les mêmes couleurs que les soldats du Général Suprême. Plusieurs grappins et autres objets dans le genre de ceux qu'il avait lancé ornaient sa taille et son torse; aucune autre arme apparente par contre. Vu son look et son style, il était évident que ce n'était pas un soldat ordinaire. Il s'agissait en fait d'un Shaonin, ces guerriers étranges n'existant que sur ce continent.
- Alors mon grand, on pensait être à l'abri des méchants soldats sur les toits? Grosse erreur...
Ce type paraissait bien prétentieux, ce qui ne fit qu'agacer d'avantage l'orochi. Peu importe la décision que Sanshouuo avait prise par rapport au cheval, il devait d'abord se débarasser de ce type. Il devait aussi et surtout se débarrasser de cette chose qui lui entravait les jambes, afin de pouvoir se déplacer à nouveau librement. Les cordages de l'objet, bien que serrés, ne semblaient pas particulièrement résistants. La force brute n'en viendrait peut être pas à bout, mais une bonne lame le pourrait sans problèmes. La blessure causée par les griffes suintait légèrement. Elle n'était pas profonde, et l'épouvantail pouvait oublier son picotement sans trop de difficultés. Donc, malgré les apparences, il n'était pas en si mauvaise posture que ça. Il restait juste à savoir si ce Shaonin était vraiment fort, ou si sa réussite du moment n'était qu'un coup de chance...
[HRP: Seijuro, si tu as des questions, ma boîte à mp est là pour ça ^^
Sanshouuo: Ton adversaire est de niveau 5, c'est donc un Shaonin. il n'a pas de familier, mais utilise l'art des grappins. Réfère-toi aux techniques shaonin pour te faire une idée de ses capacités. Tu es libre d'orchestrer ton combat comme tu l'entends, mais interdiction de l'achever, j'interviendrai une fois après toi pour clôturer le combat ou le continuer selon la façon dont tu auras fait ton post. Si tu as des questions, mp ^^
Bref, ordre de passage: Seijuro - Sanshouuo (ou inversément, du moment que vous êtes d'accord entre vous) puis moi.] _________________
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Seijuro Nakajima Neutre
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Joined: 09 Dec 2007 Posts: 8
Classe: Rônin Race: Humain Camp: Neutre Niveau: 4
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Posted: 22/01/2008 18:29:30 Post subject: [color=#ff6600] |
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Avouons franchement que, pour notre petit Seijuro, cette journée ne s’était pas très bien commencée; en vérité, elle s’était clairement mal commencée. Et, malheureusement, la situation ne semblait pas vouloir s’améliorer. Voler l’uniforme d’un soldat semblait pourtant une si bonne idée, seulement quelques minutes auparavant! Le voilà qui se trouvait à présent dans une situation fort délicate dont, il le savait, il ne se sortirait pas sans quelques bleus ou quelques bosses, dans le meilleur des cas. Mais aussi que diable allait-il faire, mais que diable allait-il faire en cette galère? Ces deux personnes étaient très courageuses, ça il devait leur concéder. Seulement, n’étaient-ils pas un peu trop téméraires? Après tout, quelle chance pouvaient-ils bien avoir face à tous ces soldats sillonnant les rues? S’ils triomphaient ici, d’autres viendraient; peut-être parviendraient-ils à vaincre le groupe suivant, celui qui viendrait après et même encore beaucoup d’autres mais, à la toute fin, la force du nombre l’emporterait. Leur défaite était inévitable, c’était évident. Hasard ou destinée? Quel kami pervers pouvait bien être à l’origine de ce retournement de situation?
Enfin, le temps n’était pas aux grands questionnements existentiels et Seijuro ne pouvait aucunement se permettre de ruminer contre la fatalité; s’il devait agir, il devait le faire sans plus tarder car le chef du groupe de soldats venait d’ordonner l’assaut. Ces deux jeunes guerriers étaient incontestablement de redoutables adversaires et étaient clairement en mesure de vaincre un grand nombre de ces soldats. S’il choisissait de les affronter aux côtés des soldats afin de préserver sa couverture, il allait devoir se battre sérieusement et révélerait immanquablement son imposture de par son seul style de combat. Victorieux, il aurait tout de même à nouveau ces enquiquineurs à ses trousses. En choisissant d’aider ce couple de combattants, il pouvait gagner deux alliés et, pensa Seijuro, il est toujours plus séduisant d’affronter une armée à trois qu’à un seul. En l’espace d’un instant, sa décision était prise : il dégaina, s’élança à la suite des autres soldats puis les rattrapa sans difficulté; notre Rônin fouetta l’air devant lui d’un habile coup de sabre, tranchant profondément les chairs de l’homme qui se trouvait alors devant lui. Ce dernier s’effondra lourdement, dans l’incompréhension. Certes, frapper un homme ainsi par derrière n’était pas très honorable. Seulement, un combat à vingt contre deux ne l’était pas non-plus.
« Que fais-tu, traître!? », s’écria le responsable de cette petite unité, ayant assisté à toute la scène à une distance lui garantissant une certaine sécurité.
Les autres soldats s’arrêtèrent brusquement, se retournant vers leur chef et écarquillant les yeux devant cette scène inattendue : un de leurs compagnons gisait sur le sol, baignant dans son sang, tandis qu’un d’entre eux se tenait là, un sabre à la main; cette arme, qui n’était pas comme les leurs mais qu’aucun n’avait remarquée, était souillée et dégoulinante. Un d’entre eux, ami du mort, fondit immédiatement sur le traître qui fit de même, tous deux prêts à frapper; lorsque les deux duellistes arrivèrent côte à côte, chacun rabattit sa lame puis continua à courir durant un moment avant de s’arrêter; quelques secondes s’écoulèrent en silence, les deux bretteurs demeurant immobiles. Seijuro fit un pas vers l’avant et, au même moment, son adversaire s’effondra dans un bruit sourd. D’un geste nonchalant, il se débarrassa du casque dont il s’était coiffé : ses longs cheveux noirs lui tombèrent sur les épaules; le casque tomba sur le sol.
« Sans vous deux, j’étais sorti d’ici incognito. J’ose espérer qu’un peu d’entraide ne sera pas pour vous déplaire? », lança Seijuro à l’intention des deux jeunes gens qui semblaient tout aussi surpris que les gardes. |
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Sanshouuo Neutre
 Offline
Joined: 26 Nov 2007 Posts: 12
Classe: Rônin Race: Orochi Camp: Neutre Niveau: 3
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Posted: 05/02/2008 17:38:54 Post subject: Les rues, ruelles, venelles, places, et placettes |
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Un drôle d’oiseau s’invite sur son toit. Sanshouuo se fait surprendre et se retrouve en mauvaise posture. L’autre le défi crânement du menton. Une moue rieuse se forme sur les lèvres de l’Oroshi. Dégainant ses faucilles, il tranche la corde qui entrave ses jambes et se redresse de toute sa hauteur. Sans préambule, il fond sur son adversaire, tirant une lame farouchement dentelée de son manteau.
« Crève ! »
Sa charge n’a pas l’effet escompté, le shaonin a du répondant. D’un bond il esquive le ronin et lance son second grappin à l’assaut du dard adverse. Sanshouuo suit des yeux son lardoire qui s’échappe dans les airs. Enfournant ses faucilles dans ce puit sans fond figuré par son manteau, il dit calmement :
« Rapide, et adroit avec ça. Voyons voir, peux-tu me désarmer deux fois ? »
Le ricaneur lui laissera l’initiative, il le sait. Alors il prend son temps pour dégainer cette drôle de lame large. Haussant les sourcils comme pour dire « roulement de tambours, tapis rouge ! », il brandit son fer et se propulse vers son adversaire, une cascade de tuile précédent sa course.
Le grappin s’enroule une nouvelle fois autour de sa lame et celle-ci s’envole à la suite de l’autre. Le piège est bien rôdé, l’autre ignore que cette arme sert de fourreau à une seconde. En jouant de son grappin, le shaonin a libéré une lame plus courte mais tout aussi mortelle que Sanshouuo s’empresse de lui plonger dans les tripes.
Mais l’oiseau écarlate a deux mains et la moins adroite des deux s’est montrée assez vive pour dégainer un poignard à l’instant où Sanshouuo pénétrait les chairs de son adversaire. Dans le flanc, les douleurs tambourinent toujours très violemment.
Le grand gaillard tombe sur le cul, lâchant un râle de ras-le-bol. Face à lui, le shaonin, genoux à terre, agrippant la garde de cette lame bâtarde qui déchire ses viscères. Dévisageant son agresseur avec amusement, l’Épouvantail lui adresse ses regrets :
« Tu m’aurais rencontré plus jeune, à l’est, nous aurions moins souffert. Pardon de t’infliger une mort si lente. »
Baissant la tête en riant, son chapeau couvre d’ombre son visage. Il bascule doucement en avant et entreprend de se redresser. |
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Sù-Tama Esprit Fourbe/MJ
 Offline
Joined: 22 Apr 2008 Posts: 7
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Posted: 10/05/2008 19:20:20 Post subject: Les rues, ruelles, venelles, places, et placettes |
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[Je suis désolé de ne pas vous avoir fait avancer, mais je me retrouve dans une impasse avec vous, je ne parviens pas à vous faire avancer de manière plausible. Je vous propose donc, si vous êtes encore actifs, d'improviser vous-même une suite à vos rp, en restant le plus plausible possible. Seule restriction, interdiction de vous diriger vers le camp militaire de la ville.
Encore désolé pour cette veine attente, mais j'ai beau creuser, je ne parviens pas à vous pondre quelque chose de correct (j'ai un blocage que je n'explique pas :s ). Je préfère donc vous laisser le champ libre...] |
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