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Auberge du dragon d'eau

 
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Shala
Administrateur

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Joined: 23 Jan 2007
Posts: 391
Classe: Majibushi
Race: Oni

PostPosted: 21/02/2007 15:30:07    Post subject: Auberge du dragon d'eau Reply with quote

Petite auberge comme on en trouve beaucoup sur ce continent, c'est la seule de tout Nisshoku.
Elle accueille tous les visiteurs civils, mais se refuse à prendre des soldats, qui ont leur campements un peu plus loin.
C'est un passage obligatoire pour tout voyageur qui passe dans le coin...
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Shuyin
Administrateur

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Joined: 23 Jan 2007
Posts: 674
Classe: Kurokousou
Race: Kami

PostPosted: 12/03/2007 22:30:48    Post subject: Auberge du dragon d'eau Reply with quote

"Qu’obtenons-nous en mélangeant le bleu et le jaune… ?"

Le matin était déjà loin et les prémices d’une journée radieusement ensoleillée se faisaient déjà ressentir. Il devait être aux alentours de la mi-journée passée car le vent frais matinal s’était légèrement enrichit de chaleur… du moins, d’un peu de tiédeur réconfortante, éloignant les risques d’averses ou de coups de froids inattendus.
Inspirait l’air avec entrain, un homme observait le ciel avec un sourire aux lèvres, tel un passionné des étoiles. Les iris, d’un brun de noyer, voyageaient lentement de droite à gauche, suivant les douces courbes des nuages si libres et dépendants d’eux-mêmes. Une telle errance autonome représentait beaucoup pour l’observateur aux yeux bruns, ce dernier avait une telle passion dans le regard qu’on aurait pût croire que ses yeux perlaient. Lentement ses lèvres s’entrouvrirent, béats d’une contemplation extrême. Mais alors qu’un son allait sortir de sa gorge, un autre vint soudainement chambouler l’ordre des choses :

- Le ciel est beau, hein ?

Tout aussi lentement, le questionné tourna son regard vers le nouvel arrivant, un homme adulte, habillé d’un kimono verdâtre dont l’état en disait long sur son long séjour à la rue. De plus, la barbe mal rasée et les cheveux hirsutes n’arrangeaient rien à la situation. A cela, l’homme aux yeux bruns répondit d’un simple sourire, avant de se remettre à observer le ciel au grand dam du second.

- … Vous venez d’où ?

Une nouvelle question arriva aux oreilles de l’observateur qui se tourna encore plus lentement vers son interlocuteur. Ce dernier semblait avoir été légèrement vexé du silence qui lui avait offert, cela se voyait à ses poings serrés…mais aussi à ses yeux, ses iris…
Cela eut pour effet de faire sourire le silencieux, qui se retourna encore une fois vers les nuages qu’il semblait tant affectionner.

Il eût un très long nomment de calme où même le vent se retenait de passer et de déranger le spectacle. Toujours les yeux tournés vers le firmament, l’homme aux yeux bruns affichait un regard d’enfant. Tandis que l’autre, le regard devenant de plus en plus meurtrier, se retenait d’empoigner l’individu qu’il avait face à lui. D’ailleurs, il céda à sa colère et s’avança vers l’homme, prêt à la cogner. Mais c’est alors qu’il remarqua que ce dernier avait sortit un éventail de nulle part, s’était baissé et avait commencé à écrire sur la terre. Alors que la colère coulait dans ses veines, l’homme au kimono vert s’approcha lentement de celui qui écrivait, tentant de lire ce qu’il inscrivait sur cette terre dont ils foulaient la surface sans gène. Après quelques secondes de tracés et de courbes, l’homme à l’éventail se redressa avant de faire disparaître son éventail. Il se tourna vers l’homme aux habits verts et posa sa main sur son épaule avant de lui dire à l’oreille et d‘une voix clame et douce :

- Aime le ciel comme s’il s’agissait de ta propre maison…

Puis, se redressant aussi lentement qu’il s’était approché, il se mit à se diriger droit en avant, ne prêtant aucun attention à l’homme qui se retourna, le regard ahuri. L’homme se dirigea alors dans le sens inverse au chemin menant au détroit.

C’est ainsi que fut vu Shuyin, le rêveur lunaire…
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Shiranui Mai
Empire Asahi

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Joined: 08 Dec 2007
Posts: 6
Classe: Ninja
Race: Humain
Camp: Empire Asahi
Grade: Soldat Asahi
Niveau: 3

PostPosted: 14/12/2007 04:21:48    Post subject: Auberge du dragon d'eau Reply with quote

C’était le petit matin, le soleil n’avait encore donné son premier éclat de lumière, que Mai se réveilla en sursaut et avec des sueurs froide. La respiration rapide, les yeux grands ouverts, la jeune femme venait tout simplement de faire un mauvais rêve. Elle en eu portant la chair de poule, elle avait confondue son rêve pour la réalité. Quand elle remarqua qu’il s’agissait d’un cauchemar, elle soupira de soulagement et s’allongea a nouveau sur son lit de soie. Elle fixa le plafond, incapable de se rendormir, elle pensait a rien, ou plutôt, elle essayait de ce rappeler se qu’elle avait fait la nuit dernière. Hélas, la mémoire lui jouait des tours. Elle se massa les yeux avec les doigts car elle avait des maux de tête assez imposant, mais elle avait vu pire.Ensuite, alors que le sommeil semblait revenir, dans un mouvement de bras, elle sentit comme un autre corps à coté d’elle. Son regard changea en un clin d’œil. Elle ne regarda pourtant pas de qui il s’agissait, elle préféra tâter de la main pour s’assurer que c’était bien vivant. Ses doigts se baladaient alors sur ce qui avait l’air d’être le visage d’un homme, à en jugé par la pilosité. Tout à coup, une main robuste et rapeuse, vint attraper sa main partie en reconnaissance. Une voix d’homme, a moitié endormie se fit entendre.


- Ça va chérie ? bien dormie ?

Mai, dans un réflexe d’incompréhension, donna un grand coup de coude en plein visage de l’inconnu et sauta du lit pour se mettre contre la fenêtre. Elle avait prit une pause de combat, malgré le fait qu’elle ne possédait pas d’armes sur elle. Le coup avait fait hurlé de mal l’homme, mais il n’était pas assez violant pour le neutralisé. L’étranger répliqua à Mai par la parole.

- Non mais t’es malade ! Tu veux me défiguré ou quoi là ?

Mai, toujours un peu perdue, lui demanda, avec une voix un peu tendue.

- T’es qui toi, que fais-tu ici avec moi dans mon lit ?

L’homme ne semblait pas vraiment comprendre ce que voulait dire Mai, il la regardait avec un air d’incompréhension tout en se frottant l’endroit visé par le coude de la jeune femme.

- Tu es devenue amnésique durant la nuit ? C’est vrai que je suis un coup d’enfer mais je ne pensais pas te faire perdre la tête. Dit-il avec un ton amusé

Par contre, Mai n’avait pas envie de rire, elle ne se rappelait vraiment de rien, surtout pas de cet homme. Elle ne l’avait même jamais vu.

- Haaaaa ! Ce n’est pas vrai ! Enfin, avec tout l’alcool que tu t’es enfilée, ça ne m’étonne pas. Bon ma poulette, on a passé la nuit ensemble, hier tu as fait la fête à la taverne du dragon bleu et tu m’as plus ou moins allumé. Après je t’ai gentiment ramenée ici puis les choses sont allées plus loin !

Mai, qui gardait sa pause de combat, essayait de se remémorer les passages dans sa tête. Elle arrivait à ce rappeler de certaines choses, comme une danse sur une table, des bouteilles de saké vides et d’autres petite choses dans le genre, mais elle ne se rappelait pas d’être rentrer avec un homme. Elle pensa alors qu’il avait profité d’elle, ce qui la mit en colère et lança des mots pas convenables à l’inconnu.

- Crétin, tu raconte des salades, jamais je t’aurais invité a passer la nuit ici, tu va t’en ramasser une tu vas voir ! Imbécile !

Elle commençait à serrer les poings, que l’homme l’interrompu pour s’expliquer.

- Attend, je te jure que ça s’est passer comme ça ! Tu avais trop bu, tu ma sauté dessus, je suis innocent ! Ah aussi, tu es nue !

Les dernières paroles de l’étranger déclanchèrent une grimage de la part de Mai. Son visage devint rouge comme une tomate et par réflexe, elle attrapa la première chose qui lui tomba sous la main, en occurrence a se moment là, ce fut les rideaux. Elle arracha le tissu pour le placer devant elle et ainsi coupé la vue de ses parties intimes a l’homme. Elle avait le visage énervé, contrairement à lui, qui était a première vu amusé par la situation. Il continua d’ailleurs à jouer avec Mai.

- Super, mais maintenant tu montre tes fesses aux voisins d’en face !

Mai, a nouveau en panique, poussa un petit hurlement et se jeta dans le lit pour se cacher définitivement sous les draps. Son mal de tête persistait toujours mais cela ne la préoccupait plus vraiment. Elle était plutôt préoccupée par cet énergumène qui était maintenant tout près d’elle. D’ailleurs, il ne fallut vraiment pas longtemps pour qu’il profite à nouveau de la situation, et tente de placé ses mains sur le corps immaculé, si on peu dire, de Mai. Cependant, c’était là, une très mauvaise idée. A peine il effleura la douce peau de la jeune femme, qu’un poing fermement serré s’écrasa en plein de son visage, le faisant tomber dans les pomme du au fait que sa tête heurta le sol. Mai pouvait alors être tranquille pendant un certain temps. Elle en profita pour notamment, s’habillée, puis aussi de mettre en ridicule cet « abruti », comme elle le disait si souvent. Elle l’attacha au lit dans une tenue, que l’on pouvait dire, très légère, voir carrément nu. Après ce grand exploit de cruauté, elle sortie de la chambre et se dirigea vers l’accueil de l’auberge. Là-bas, la réceptionniste lui souhaita bonne journée puis lui demanda qui allait réglé l’addition. Mai, encore en colère, répondit que l’homme qui l’avait accompagnait se chargeait de cela. Ensuite, Mai sortie a l’extérieur pour continuer sa route dans cette matinée glaciale.
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Shuyin
Administrateur

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Joined: 23 Jan 2007
Posts: 674
Classe: Kurokousou
Race: Kami

PostPosted: 06/02/2008 11:56:51    Post subject: Auberge du dragon d'eau Reply with quote


Difficulté
Pluie
Neige
Voile
Lien
But




(Je n'arrive pas à croire que nous ayons enfin trouver assez de matériel....)

Les yeux baignés d'obscurités, l'âme aussi noir que le jais, deux êtres habillés de blanc observaient ce qui semblait être un corps.

(Il suffit d'être au bon endroit et au bon moment...)

Debout, l'un à côté de l'autre, les deux êtres à l'allure fantomatique définissait deux crochets dressés dans la pénombre d'une chambre vaste et close. Pour ne pas la noyer complètement dans le noir, quelques sortes de lanternes avaient été placées ici et là...sans pour autant éclairer l'entièreté des murs. D'ailleurs, il aurait fallut une grande quantité de sources de lumières pour éclairer la totalité du lieu...mais cela se serait avérer fort extravagant et gênant. En effet, à en juger par le côté lugubre de la pièce, rendre la pièce gaie n'était pas recherché. De toute façon, les deux êtres présents semblaient se moquer totalement du décor les entourant, et partageaient même la teinte générale de celui-ci dans leur regards froids et attentifs...

(Si j'avais su que tu étais parti pour en chercher, je t'aurai accompagné. On aurait pu en avoir en réserve.)

(Je ne pense pas que cela aurait été une bonne idée. Sans vouloir t'offenser...tu n'as pas, ce que peux appeler, la main douce...)

(...)

(D'autant qu'il me fallait conserver l'entièreté des sujets et leur parfaite condition. Et pour ce faire, un simple parchemin de riz, de l'encre de seiche et une formule bien répétée suffisent.)

Il eut un échange de regard, avant que les deux visions ne s'abattent à nouveau sur le corps en face d'eux. ce dernier, encore indéfinissable, reposait sous un linceul blanc qui ne laissait entrevoir que sa silhouette. Avec la carrure, on aurait pu croire qu'il s'agissait d'un être du sexe masculin...mais quel sorte d'être ? D'ailleurs, rien n'indiquait que l'on se trouvait dans un monde existant...
Des toiles peintes un peu partout, recouverts de caractères calligraphiques et d'une beauté rare. on aurait pu chercher le nom des auteur de ces belles images pendant longtemps car il n'y en avait pas...tout comme la facture était encore étrangère de tous ateliers...
Telle une musique d'ambiance, de fin gazouillis faisant penser à de l'eau en ébullition "décoraient" phonétiquement la pièce. A quelques endroits se trouvaient d'étranges tubes géants contenant des choses à première vue morte ou dans un coma profond. d'ailleurs, certaines d'entre elles possédaient une sorte d'ofodu sur le sommet de le front et semblaient être conservés grâces au Ki contenu dans le papier... Ainsi, la pièce semblait être une sorte de laboratoire mêlant science et ésotérisme. Un tel laboratoire n'aurait pu voir le jour que dans un seul lieu...à labris de tous...là où vivent des êtres dont le nom fut longtemps mal associé :


(Notre Mont ne rayonne plus de sa lumière d'antan, bientôt il faudra penser à mettre à jour nos inquiétudes...)

(Les hautes instances, n'est-ce pas...? Tu comptes toujours.. ?)

(Non, l'extérieur qui semble bien plus intéressante...)

Dans l'ombre générale du lieu, une sourire blanc mais machiavéliques s'empara du visage de l'une des silhouettes.

(Il est temps de rêver.....)






Le pas rapide, les vêtements volant au vent, un homme habillé d'un hakama bleu fendait l'air en effectuant de multiples sauts que l'on aurait pu associer à ceux d'un shinobi. Mais contrairement aux apparences (bien que son habit ne puisse être celui d'un homme de l'ombre) l'homme était en fait un prêtre. Ce dernier, jetant un regard vers la rue se trouvant en contrebas, arrêta sa course éfreinée et se stabilisa sur le toit d'une maison. Il laissa un vent frais soulever une nouvelle fois son étrange ensemble bleu, avant de souffler lui aussi.
Torse nu, l'homme avait une sorte de gros cordon entrelacé qui retenait ce qui semblait être une sorte de caisse de bois cylindrique munie d'espèce de symboles. L'ayant transporté sur son dos pendant un long moment, il décida de le détacher avant de le poser à sa gauche en prenant bien soin de ne pas l'abîmer. A ces yeux, on pouvait voir qu'il portait un large intérêt à la chose contenue dans ce coffre... ses yeux pétillaient d'une certaine lumière derrière ses deux verres reflétant les premiers rayons de ce matin froid...

- Quelle froide matinée...

Haut dans le ciel, de clairs nuages annonçaient un début début de matinée qui s'annonçait pluvieux. Le visage tournée vers le haut, Shuyin admirait les dessins que forment les nuages avec une certaine insouciance. Profitant de la moindre seconde qui passe pour saisir l'instant, il finit par s'assoir à côté du hêsohako en posa une main délicate sur l'un des symboles peints à l'encre.

- Bientôt, il faudra que je remplace les kanjis usés... La pluie risque de tout gâcher...

Il amena sa main gauche à sa manche droite, avant d'y retirer un pinceau enroulé dans du papier, accompagné d'une sorte de cartouche d'encre de couleur noire. Après un rapide coup d'œil de ses outils, il déroula avec attention le papier avant de tremper le bout de son pinceau dans l'encre sombre. Avec garce et rapidité, il exécuta plusieurs mouvements en dessinant de multiples caractères sur sa feuille de papier qu'il enroula avant d'effectuer un sceau à l'aide de ses doigts. Le papier fut maintenu entre ses deux paumes durant quelques secondes, avant que le kurokousou ne le plaque sur le tonneau. Dès lors, le papier fut comme "collé" sur le tonneau grâce au Ki que le prêtre venait de lui injecter, ce dernier rangea son matériel avant de se relever. Une nouvelle brise vint le rafraîchir, lui qui était déjà assez peu habillé, lui rappelant qu'il ne se trouvait plus dans le climat de la zone entourant sa demeure personnelle...


- J'ai besoin de repos...(Il remit sa caisse sur son dos, prenant soin de bien attacher les cordages) J'ai besoin de bon saké !

A peine avait il penché sa tête vers les ruelles qu'il remarqua la présence de ce qu'il vit comme une femme aux bons goûts vestimentaires...ou du moins, munie de vêtements qui la mettait bien en valeur. La silhouette généreuse...celle-ci était habillé d'un ensemble rouge qui l'associait plus à une shinobi qu'un autre genre de guerrier. d'ailleurs, la manière dont son Ki circulait en elle confirma cette idée.
Suivant sa progression, l'homme aux cheveux en bataille prit soin de noter plusieurs détails en observant attentivement son corps comme un sujet de recherches. Détail par détail, il remarqua que la jeune femme avait un léger rictus de colère sur son beau visage. D'ailleurs, le fait qu'elle ressorte d'une auberge avec un tel visage ne pouvait que laisser penser à plusieurs choses qui ne firent qu'intéresser le Kami. Avec attention, ce dernier fit quelques bonds silencieux avant de disparaître quelques toits plus loin, le sourire sur ses lèvres un peu humides d'une langue passée quelques secondes plus tôt.
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