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Shuyin Administrateur
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Joined: 23 Jan 2007 Posts: 674
Classe: Kurokousou Race: Kami
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Posted: 16/09/2007 17:05:15 Post subject: Fukurokuju |
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Située sur le flanc droit de la cascade du Fukitsu, cette belle résidence est à cheval entre le monde marin et terrestre. En effet, l’entrée se constitue d’une ouverture simple avec un parvis de marbre qui se jette entre les basses herbes du paysage, tandis qu’un balcon soutenu par des pilotis offre une vue sur l’éternel écoulement d’eau et permet la pèche pour ceux qui aiment ne rien faire de leur journée. Le tout est réunit par une infrastructure semblable au une pagode à un niveau, le tout décoré d’un blanc sidéral…
Ne résidant pas au sein de son groupe racial, Shuyin a prit possession de ce bâtiment qui était auparavant bien moins vivable et carrément infesté de Kappa. L’ayant réaménagé, il est même parvenu à construire un niveau supplémentaire dans lequel il couche. Bien que peu de couchettes se situent en bas, celle du haut est beaucoup plus luxueuse pour aller avec les goûts du Kami.
Plus loin, dans l'eau se trouve un torii d'où émane un Ki repoussant les mauvais esprits...
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Last edited by Shuyin on 30/04/2008 07:01:09; edited 2 times in total |
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Shuyin Administrateur
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Joined: 23 Jan 2007 Posts: 674
Classe: Kurokousou Race: Kami
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Posted: 20/09/2007 20:49:11 Post subject: Fukurokuju |
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...En somme la beauté est partout.
Ce n'est pas elle qui manque à nos yeux,
ce sont nos yeux qui manquent à l'apercevoir...
Sur cette une eau fuyante se reflétait le ciel bleu azur survolant la forêt Fukitsu, un ciel ayant été épargné par les sombres nuages ayant régné quelques temps plus tôt, plus loin…à Nishibi. Telle la douce neige de décembre, des feuilles venant des arbres qui bordaient le cours d’eau venaient se poser délicatement sur la surface aqueuse, décorant ainsi la masse d’eau mouvante d’une robe mouchetée de plusieurs points verts. A cela s’ajoutait les sons mélodieux venus des nombreux oiseaux, accompagnés du ressac de la cascade qui offrait un ton grave à cette ritournelle qu’est la vie…
Un soupir rêveur naquit au sein de cette symphonie naturelle…
- Ama-chan… Quelles sont les nouvelles de là haut ?
Appuyé sur son coude, le menton enfuit dans sa paume, le Kurokousou observait d’un regard absent et désintéressé le début de la cascade qui s ‘offrait à lui. Couché de tout son long, il effectuait de lents mouvements de sa main libre pour s’éventer comme le ferait les grandes dames de la cour…en y ajoutant plus de grâce ainsi qu’une meilleure position…
Voyant que la consultée mettait du temps à répondre, le Kami réitéra sa demande en y ajoutant une teinte de voix plus paresseuse et enfantine, avant de répéter une nouvelle fois en exagérant sur le côté joueur et taquin de la chose…sans succès. Il se contenta alors de cesser de s’éventer, avant de tourner grossièrement la tête vers celle qu’il tentait de joindre en vain…
- Ama-chan… ?
Le regard du nonchalant se posa sur la silhouette assise se tenant à quelques mètres derrière-lui, avant de se poser de nouveau sur l’étendue d’eau en face de lui. Il accompagna ce geste d’un mince sourire, avant de se remettre à se rafraîchir lentement avec son éventail, en reprenant son regard absent.
- Tu refuses toujours de me révéler quoi que cela soit… (Fit-il en fermant les yeux) Encore en colère… ?
Comme auparavant, le questionnaire n’eut de réponse qu’un long silence incassable, un de plus sur le long tableau des réponses d’Amaterasu. Celle-ci se contenta de rester muette, l’œil visible fermé. Elle avait une longue pipe entre ses lèvres de laquelle s’échappait une faible fumée qui se propageait dans l’air en se dissipant peu à peu, disparaissant au rythme du calme ambiant régnant au Fukurokuju. L’ambiance était calme et posée, bien que le sujet que Shuyin semblait vouloir exposer semblait faire l’objet de tension chez la Kami. Aussi, était-ce peut-être pour cela qu’elle se contentait de fumer sans accorder la moindre attention à l’autre Kami…
- A moins qu’il s’agisse d’une marque de respect envers les autres... J’imagine qu’il n’a pas été facile de s’enfuir pour toi non plus….
Sachant ce qui allait se passer à la suite de cette remarque, Shuyin se remit à observer le macrocosme de son regard lunatique. Il était difficile de savoir s’il observait véritablement la nature ou s’il ne faisait que laisser ses yeux se promener. Après tout, les deux démarches convenaient à la découverte et ainsi à la dépense du temps…d’autant que durant les jours suivants son départ de Nishibi, il n’avait pu se retirer du lit qu’au début de cette journée-ci. Aussi, il s’agissait pour lui d’une manière de se réactualiser…
- Cet Oni aussi semblait être coriace…(Le Kurokousou fit un regard en biais vers le côté, un regard plein de malice) D’autant qu’il semblait avoir la même maîtrise à l’épée que les guerriers Kami… si pas mi…
- Impossible !
Telle une flèche précise, l’intervention de la femme aux cheveux rouges avait fait une tranche nette dans les dires du prêtre. Celui-ci fit un mince sourire, se réjouissant d‘avoir (comme à chaque fois) sortit Amaterasu de son mutisme par le biais de phrases malicieusement déviantes. Profitons de ce court instant et rare, il réitéra :
- Que dit-on de mon absence ?
Tirant une nouvelle fois sur son long paipu, la rousse tourna lentement sa tête vers le Kurokousou, avant d‘entrouvrir lentement sa lèvres. Ce dernier posa son éventail à ses côté, avant de se mettre correctement assis. Une brise légèrement vint accompagner ses gestes, rafraîchissant l’air ambiant.
- Plusieurs murmures…
Etonné, Shuyin se retourna à moitié afin de lancer un regard intrigué à celle qui fumait en toute tranquillité. Il remarqua qu’elle ne le regardait pas comme à son habitude, mais qu’elle regardait plus en direction de son Souseiji. Après avoir suivit le trajet de son regard, le Kurokousou sembla alors comprendre quelque chose. Il inspira faiblement, avant de laisser sa voix exprimer ce qu’il venait de interpréter.
- Me faire taire sans doute…
Un silence se fit, durant lequel Amaterasu enleva délicatement son paipu des lèvres. La jeune séduisante Kami n’ajouta rien à la constatation de Shuyin. C’était sa manière d’affirmer les choses les plus évidentes. Toutefois, elle ne s’attendait pas à la réponse que le Kami lui offrit.
- Qu’attends-tu, dans ce cas ?
Elle releva son visage.
- J’imagine qu’il t’on confié cette mission. Après tout, tu es la seule qui a eu le plus de contact avec moi. D’autant que, sans grande prétention, tu es de la caste guerrière.
- Guerrière ne signifie pas esclave.
- Mais ca peut signifier homme de main…
Un autre silence s’abattit entre eux…
- Enfin…femme de main…
Nouveau silence, suivit d’un regard simple d’Amaterasu en direction de Shuyin. Ce dernier posa sa paume à sa tempe droite, les yeux en courbes et le sourire benêt au visage.
- Bien que le terme « femme de griffe » est beaucoup plus approprié dans t…
En une fraction de seconde, les choses se bousculèrent et une chose extrêmement rapide partit de la Kami au prêtre. Quelques fractions de secondes plus tard, un bruit métallique fit son apparition, avant que quelques petits cliquetis de chaînes ne permettent de reconnaître la prothèse d’Amaterasu. Celle-ci, projetée droit vers le visage du Kurokousou avait rencontré l’un des Souseiji. L’éventail était tenu fermement par Shuyin, celui-ci regardant Amaterasu droit dans les yeux.
- Si je ne connaissais pas ton mauvais caractère, il y a longtemps que j’aurai rejoins l’autre monde…
- Tu l’aurais rejoins beaucoup plus vite si je n’avais pas pris l’habitude d’écouter tes imbécilités…
Tendue, la chaîne partait du kimono d’Amaterasu au Souseiji de Shuyin qu’il tenait fermement et d’une main. La scène perdura encore une minute supplémentaire, avant qu’Amaterasu ne fasse revenir sa griffe à lui, éjectant des mains l’arme du prêtre. Ce dernier regarda son éventai c hoir quelques mètres plus loin, avant d’émettre un soupir.
- A force de se conduire ainsi, on finira ensembles…
- Pourquoi t’intéresses-tu aux humains ?
- Quel joli détournement de propos… (Il fit un mince sourire) Peut-être parce que leurs coups ne me font pas de mal…
- …
- Je vois… (Il reprit alors son regard sérieux, réajustant ses nouvelles lunettes avant d’ajouter d’un ton plus franc) La curiosité est le propre du scientifique, non ? D’ailleurs…je te pose une question à mon tour : pourquoi avoir conservé le corps du Genma... ?
La Kami fit un mince sourire.
- N’est-ce pas une occasion pour toi de te remettre à ta passion ? Tu cherchais bien un Genma à étudier depuis tout ce temps.
- En effet, c’est une opportunité… Mais il y a une chose que je ne saisis pas : comment es-tu arriver à le conserver ? Normalement, il aurait déjà du s’évaporer…à moi que tu saches user du Zenshin Fuzui ?
Remettant son paipu en bouche, Amaterasu émit un léger soupir qui ne fit qu’augmenter la curiosité du Kurokousou. Cependant, la négation de sa tête lui coupa l’herbe sous pied.
- On ne peut pas tout avoir…
Dignement, malgré son petit handicap, Amaterasu se releva avant de souffler une dernière fois la fumée de son paipu. D’un geste, elle éteignit ce dernier à l’aide de son pouce, avant de le ranger au sein de son obi. D’un regard simple et indiffèrent de toutes autres émotions, elle regarda Shuyin qui faisait de même en attendant toujours sa réponse. Il se passa plusieurs secondes avant qu’elle ne décide enfin de prendre la parole…sans pourtant répondre aux questionnements de l’homme à lunettes. Après tout, les femmes Kami n’étaient pas aussi différentes des femmes humaines. Elles avaient leur jardin secret et aimait taquiner le sexe fort.
Du moins, dans le cas d’Amaterasu…il s’agissait plus d’un manque d’envie.
Mais subitement, une nouvelle envie lui vint tout à coup :
- Assez discuter… n’oublie pas que le temps joue contre nous.
- Ama-chan… tu as un don pour briser les continuités… (Shuyin se releva lui aussi, avant de ramasser son Souseiji manquant) Enfin, ce n’est pas grave. Je me suis reposé et dorénavant je suis prêt pour la suite.
- J’imagine qu’un seul ne te suffit pas.
- Tu as bien compris…
- Aaaaaaaahhaa...
Les trois globes oculaires kami se braquèrent vers l’origine de cette exclamation absurde…il n’eut pas de mal à le reconnaître : Susanoo venait de se réveiller… Ce dernier, la marche fainéante et manquant totalement de dignité, s’approcha assez prêt d’Amaterasu qui le considéra d’un regard pire que les flammes de l’enfer. Voyant cela, il se tourna vers Shuyin qui lui rendit un sourire étrange, avant de finalement s’asseoir au sol avant de bailler. Le Mohou leva alors son regard sur ses créateurs.
- Hola ! Pas question de partir sans moi ! (Il mit un doigt dans son oreille avant de récurer le trou) Nous faisons une équipe n’est-ce pas ? Et puis, je suis sensé être votre arme donc user de mon utilité !
Amaterasu fit volte-face sans accorder aucune réplique, se dirigeant aussitôt vers la sortie en espérant être suivie par Shuyin. Ce dernier la regarda avec un certain amusement, avant de tourner son visage vers Susanoo qui le regardait tel un chien de compagnie implorant pitié. Le Kurokousou resta muet, avant de s’agenouiller et de poser une main à l’épaule du Mohou. Ce dernier afficha un large sourire, avant de voir les yeux arqués de Shuyin est es lèvres s’entrouvrir :
- Surveille bien le Genma de ma part, je te laisse ceci au cas où il tenterait de se défaire de sa paralysie…
Shuyin tendit un Ofudu où était écrite une formule à l’encre violette. Le Kurokousou se redressa avec un marge sourire, avant de rejoindre la rousse qui semblait en avoir assez d’attendre. Les deux Kamis se mirent alors en route…
Les regardant s’en aller, Susanoo baissa les épaules avant de se tourner vers les nombreux vases se trouvant à sa gauche.
- Pourquoi c’est toujours moi qui me colle le boulot le plus chiant… _________________
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Shuyin Administrateur
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Joined: 23 Jan 2007 Posts: 674
Classe: Kurokousou Race: Kami
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Posted: 21/11/2007 21:48:37 Post subject: Fukurokuju |
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Plusieurs heures plus tard...
Voyager est un luxe que peu de personnes peuvent se payer… D’autant qu’il est fort éprouvant d’entamer un voyage, que cela soit financièrement ou physiquement. Toutefois, trois êtres ne semblaient pas rencontrer ce genre de problème. Ou du moins, ils parvenaient à passer outre, tout effectuant de grandes distances. Malgré cela…ils ne pouvaient prétendre à la nature de dieux et voilà que l’appel de la fatigue les gagna de plus en plus. Mais cet appel ne faisait malheureusement pas l’unanimité et ce fut avec hésitation qu’une halte fut proposée au sein du groupe :
- Ama-chan…
La voix de Shuyin résonna sans avoir de réponse, mis à part le regard de Susanoo suivit de son désintérêt à la scène. N’ayant toujours pas de réponse après une bonne dizaine de secondes, le Kami aux habits bleus réitéra son appel tout en augmenta sa voix d’un cran.
- Ama-chan… !
Nouveau délaissement de la part de la concernée qui continua de courir les cheveux dans le vent. Les manches de son kimono flottaient derrière elle, lui donnant l’aspect d’un ange à tendance infernale, courant à vive allure sans montrer de grands signes de fatigue. Toutefois, l’apparition d’un rictus nerveux sur son visage à la suite d’une troisième tentative de Shuyin confirma que ce dernier devait l’agacer. Mais elle tenta de garder son calme…tenta…
- Dis-moi, Ama-chan. T’aurait-on aussi enlevé tes oreilles ?
Sentant le coup venir, Shuyin bassa la tête en évitant de recevoir un vilain coup de la griffe métallique de la Kami. Tout en dévalant des distances, le couple de Kamis se regarda. Shuyin affichait un sourire simplet comme à son habitude, comparé à Amaterasu qui ne montrait aucun signe de réjouissance…mais plus un visage teinté d’une légère haine. Malgré cela, le Kurokousou garda son visage niais voir l’exagéra d’avantage. Il tourna la tête vers l’avant, courant de moins en moins vite.
- Maintenant que j’ai toute ton attention…je pense que c’est le bon moment pour effectuer une courte pause. Tu ne tr…
- Cela nous ralentirai ! (Coupa la femme aux cheveux rouges) Tes multiples pauses nous ont fortement ralentit…
- C’est que j’ai besoin de récupérer… Cet Oni m’a forcé à usé de Keimô K…
- Cela m’est égal, tu as eu ton repos.
- Mmm…
Le prêtre afficha une moue songeuse, continuant de courir même s’il l’a sentait que la fatigue était bel et bien en train de le gagner. A leur gauche se tenait Susanoo qui courait lui aussi à vive allure tout en ayant une caisse cylindrique en bois d’un mètre cinquante de haut. Autours de la caisse était disposé plusieurs Ofudu ainsi qu’un cordage torsadé, sans doute un emballage précieux que Shuyin regardait du coin de l’œil quelques fois.
Elargissant son éternel sourire hautain, le Mohou regarda vers son maître qui était toujours pensif.
- T’as jamais été bon en ce qui concerne le sport…
- Tout comme tu n’as jamais pu résister plus d’une minute face à moi… (Un changement de regard se fit dans les yeux de Shuyin qui se braquèrent droit vers Susanoo) Veux –tu que je te le rappelle… ?
Dès lors, le Mohou détourna son regard en ravalant sa fierté. De son côté, Shuyin tourna son visage vers Amaterasu qui le regarda de son œil unique avant de laisser échapper un soupir. Elle ralentit alors avant de commencer petit à petit à courir à une allure normale puis s’arrêter. Susanoo et Shuyin firent de même, avant que le Mohou ne jette la caisse à terre sous le regard, devenu démoniaque, de Shuyin.
- Imbécile ! (Il frappa le crâne de Susanoo avec un Souseiji) C’est du matériel très important qui est dans ce hêsuhako !
- Ce kêzako ?
Retenant son soupir, Shuyin se précipita auprès de la caisse en examinant si aucune faille ne s’y trouvait. Le constat fait, sous le regard absent d’Amaterasu, il décida enfin de s’asseoir pour récupérer, tout en ayant la fameuse caisse à sa portée. Quelques mètres derrière lui, Susanoo se coucha dans l’herbe présente avant de regarder le dos du prêtre :
- Ora ! Ora ! Yin-yin… Dis, pourquoi garder ce truc ? On aurait pu le laisser au Fukurokuju ?
- Non. Ceci est l’une des pièces du puzzle. Je vois que tu ne comprends pas son importance…
- …mouais…dans ce cas, explique.
- Nous n’avons pas le temps ! (Coupa sèchement Amaterasu en se relevant) Nous nous sommes assez reposé…
- Euh… (le visage de Shuyin devint soudainement blanc) Ama-chan…
- Pas de « chan » qui tiennent. Susanoo, prends le hêsuhako avec plus de prudence cette fois-ci…
Face à la voix autoritaire de la kami à la rousse chevelure, le Mohou s’exécuta en plaçant la caisse à son dos. De son côté, Shuyin s’étira calmement, avant de bailler pour enfin regarder vers la direction qu’ils allaient prendre. Ses iris semblèrent se promener derrière les deux verres qui lui servaient de lunettes, comme s’il « tâtait » e chemin restant.
S’étant déjà préparée, Amaterasu regarda Shuyin, une longue brise vint souffler ses cheveux et ses vêtements. Les arbres aux alentours bougèrent lentement, dans une valse laconique rappelant les algues en eau lointaine. Un décor nécessaire à une situation d’angoisse…
- Ils ne sont pas de l’Oozora… mais c’est tout comme…
- Rien n’est pareil à l’Oozora ici bas.
- Je n’en suis pas aussi sûr.
Quelques secondes de calme, avant que les deux Kamis ne se tournent vers Susanoo qui les regarda avec un air benêt. Les trois iris kamis se firent perçants :
- Il faudra être prudent. Le vent de mon échec a surement soufflé sur les terres de Taiyou…
- Sans doute. J’ai déjà préparé notre relai, allons-y maintenant !
Sans attendre, la femme au katana se retourna avant de se remettre à courir a vive allure, suivie de Shuyin et Susanoo. Tous les trois s’enfoncèrent dans la dernière partie de la forêt du Fukitsu…direction la ville du soleil.
[Hj : veuillez excusez ce Rp médiocre.] _________________
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